LETTRE OUVERTE
A MONSIEUR DRISS BENALI PRESIDENT DE LA COMMISSION DE L’AVANCE SUR RECETTES
Deux millions de dirhams pour aller au Marché du Film à Cannes,
et pas un seul mètre de pellicule au laboratoire du CCM !
Monsieur le Président,
La copie de mon film Regarde le roi dans la lune ou L’année des mille et une lunes, que vous et votre honorable commission visionnerez, le 06 juin prochain, dans le cadre de l’octroi de la dernière tranche de « L’avance sur recettes », est une copie sous-titrée uniquement en langue française. Cette copie n’a pu être sous-titrée également en langue arabe car la machine de sous-titrage est subitement tombée en panne, juste après avoir gravé les sous-titres en langue française. C’était le 13 janvier dernier 2012, 24 heures après l’ouverture du 13ème Festival National du Film où mon film Regarde le roi dans la lune ou L’année des mille et une lunes, a été présenté, mercredi 18 janvier 2012, amputé de ses sous-titres en arabe, sous-titres nécessaires pour la compréhension du film par les spectateurs qui n’ont pas d’atome crochu avec la langue française.
Aussi, depuis le mois de février, jusqu’au 29 mai 2012, je n’ai cessé de demander, aussi bien oralement que par écrits adressés au chef du laboratoire du Complexe Cinématographique Marocain et au directeur général du CCM, que le laboratoire tire la copie n°1 de mon film : Regarde le roi dans la lune ou L’année des mille et une lunes, dans le but de vous donner à visionner une copie définitivement étalonnée et sous-titrée en français et arabe pour que tous les membres de la Commission puissent se sentir à l’aise en regardant le film, dont plusieurs scènes sont interprétées par des acteurs qui parlent la langue française.
Malheureusement, le très sympathique chef du laboratoire et de l’auditorium du Complexe Cinématographique Marocain ne pouvait donner la moindre suite favorable à ma demande, combien de fois renouvelée. La cause en est que le laboratoire du Complexe Cinématographique Marocain ne possède pas un seul mètre de pellicule pour le tirage des copies.
Oui, monsieur le président de la Commission du Fonds d’aide, le laboratoire du Complexe Cinématographique Marocain n’a pas de pellicule pour tirer une seule copie. Par contre, il peut se mettre à fonctionner si j’achète la pellicule, moi-même, et l’apporte aux techniciens du Complexe Cinématographique Marocain pour me tirer la copie de mon film. Mascarade ou sabotage ? Seul le puissant patron du Centre Cinématographique Marocain possède la réponse.
Car c’est vraiment révoltant, scandaleux, voire dégoutant, de voir le directeur général du Centre Cinématographique Marocain, à qui le ministère des Finances a accordé deux millions de dirhams, s’envoler pour la foire internationale du Marché du Film du festival de Cannes, sans avoir honte de laisser le laboratoire du CCM sans pellicule.
Deux millions de dirhams qui partiront en fumée pendant les dix jours que dure ce marché aux navets. Et c’est depuis 2006 que le patron du CCM, accompagné de cinéastes et de journalistes, va au marché du film de Cannes qui se tient dans l’immense sous-sol du Palais du Festival de Cannes, là où le Maroc loue son kiosque de 14 mètres carrés pour faire connaître les films marocains, pour faire de la pub aux studios de Ouarzazate (qui appartiennent à des privés), et l’apologie des garanties et des facilités que le Maroc peut donner et apporter aux producteurs qui voudront venir tourner leurs films au Maroc.
Deux millions de dirhams pour aller à cannes, et pas un sou pour faire fonctionner le laboratoire du CCM dont le bâtiment circulaire est représenté dans le catalogue édité à l’occasion de ce pèlerinage annuel au marché du film de Cannes.
Et c’est dans le même catalogue qu’on voit sur une photo, Hamid Bayzou, installé devant sa machine pour étalonnage argentique, une machine qui ne fonctionnera plus, car Hamid Bayzou, dès le mois de juillet 2011, tomba gravement malade, pour rendre l’âme le 11 mai 2012. Quelle cynisme de la part des concepteurs de ce catalogue de publier sa photo, pour faire la réclame à la station d’étalonnage qui ne fonctionnera plus, parce que Hamid Bayzou n’est plus.
Grotesque catalogue qui vante, sans vergogne, les qualités des techniciens du laboratoire et la perfection des copies tirées par le laboratoire, un laboratoire qui ne possède pas un seul mètre de pellicule, et dont les dix techniciens se tournent quotidiennement les pouces pendant les 99% du temps qu’ils doivent passer à compter les mouches dans ce laboratoire désert et qui rappelle par son aspect vétuste et délabré, l’aile d’un hôpital abandonné.
Voilà pourquoi 90% des films dits marocains sont tirés et sonorisés et kinescopés dans des laboratoires français, belges italiens et espagnols. Quelle honte pour notre pays qui donne plusieurs millions de dirhams à des cinéastes qui abandonnent le laboratoire et l’auditorium de leur pays le Maroc, pour aller dépenser ces millions à Paris, Bruxelles ou Rome. Sans doute le jeu des ristournes y est pour quelque chose.
Comme je l’ai dit en 1990, dans une émission de la télévision marocaine, le Centre Cinématographique Marocain doit être assaini et lavé de la tête aux pieds.
La renaissance d’un vrai cinéma marocain ainsi que la survie d’un cinéma marocain fait par des cinéastes marocains qui ne vivent que du cinéma et ne travaillent qu’au Maroc, passe par la promulgation d’une loi qui interdira aux agences de publicités ainsi qu’aux sociétés marocaines prestataires de services cinématographiques, de servir d’intermédiaires aux cinéastes qui n’ont pas de sociétés de production, en déposant leurs scénarios pour demander L’avance sur recettes. Il en est de même pour les cinéastes marocains qui ont choisi de quitter le Maroc pour aller s’installer définitivement à l’étranger, et qui ne reviennent au Maroc que pour toucher le Fonds d’aide. Cette loi sera également appliquée aux cinéastes étrangers, dits d’origine marocaine, nés à l’étranger, et qui n’ont jamais posé leurs pieds au Maroc, mais que des prestataires de services poussent à venir déposer leurs scénarios pour décrocher la jack pot du Fonds d’aide, à l’image d’une cinéaste anglaise, dite d’origine marocaine, dont le scénario, déposé par le prestataire de services cinématographiques, le richissime Sarim Fassi Fihri, le propriétaire des tudios Medina, décroche cinq millions de dirhams en 2008, accordée par la commission présidée par le professeur Bensalem Himmich. Et en ce début mois de juin 2012, personne n’a vu ni la silhouette de cette réalisatrice anglaise, dite d’origine marocaine, ni le film pour lequel elle a obtenu cinq millions de dirhams grâce à l’intermédiaire du prestataire de service Sarim Fassi Fihri.
Puisse l’homme que vous êtes, prendre cette lettre comme un sincère appel à une justice cinématographique.
Merci à vous.
Rabat, 31 mai 2012
Nabyl Lahlou
lundi 4 juin 2012
dimanche 3 juin 2012
LETTRE AU GENERAL HMIDOU LAANIGRIUN FAUX COMMISSAIRE NOUS REND VISITE
Le 3 mai 2011, à l’intérieur de HÔTEL SOFITEL de Rabat, j’ai été lâchement agressé et frappé par le voyou et sinistre journaliste Mostapha Alaoui, avec la parfait complicité de trois policiers en civil. Constatant que les abus des policies et des journalistes policiers son toujours en cours et en vigueur, je vous donne à lire cette lettre ouverte que j’avais envoyée avec accusé de reception au directeur général de la Sûreté Nationale, le Général Hmidou Laanigri.
Rabat, 3 mai 2004
Le Général Hmidou Laanigri
Directeur Général de la Sûreté Nationale.
Lettre recommandée avec accusé de réception
OBJET: UN FAUX COMMISSAIRE S'EST PRESENTE CHEZ NOUS
Monsieur le directeur général,
Suite à la lettre que j'ai eu l'insigne honneur de vous écrire, le 13 avril dernier, pour solliciter, dans le cadre du tournage de mon nouveau film : Procès d'un ripou nommé Tabite, douze tenues de la police marocaine des années 93, le lendemain 15 avril, le commissaire Lamnaouri m'a téléphoné pour me demander de lui apporter une copie du scénario. Me trouvant à Casablanca, j'ai promis à monsieur Lamnaouri de lui donner une copie du scénario, dès mon retour à Rabat. Au même moment, un commissaire de police s'est présenté à notre domicile pour dire à ma femme, la comédienne Sophia Hadi, qu'il venait de recevoir ma lettre et qu'il allait faire le nécessaire pour nous donner les uniformes de la police. Emportée par une si bonne nouvelle, mon épouse, sans la moindre méfiance, et comme le veut la tradition et l'hospitalité de chez nous, fit entrer le commissaire qui se mit aussitôt et longuement à maugréer et à se plaindre du fonctionnement d'un guichet bancaire automatique tombé en panne. Ma femme comprit sur le cham que le pauvre commissaire avait besoin d'argent. Elle lui donna le seul billet de cent dirhams qu"'elle avait. Cette scène s'était déroulée devant mes deux enfants et la déléguée de production du film Procès d'un ripou nommé Tabite, madame Nadia Niazi.
Le lendemain 15 avril, je me suis présenté à la direction générale de la Sûreté Nationale à Rabat pour demander à voir le commissaire Lamnaouri qui ne tardera pas à venir me voir, dans le hall de la direction Et c'est dans le hall que je lui ai raconté, à lui et au commissaire Abdallaoui qui passait par là, cette triste histoire de lugubre faux commissaire de police. Et je ne sais toujours pas si on vous a mis au courant ou pas de l'arnaque de ce faux commissaire dont ma femme a été victime
Comme vous pouvez le constater, monsieur le directeur général de la Sûreté Nationale, je crois que je fais bien de réaliser un film sur le commissaire principal Mustapha Tabite, car même après sa condamnation a mort par la justice et son exécution, les tentations « tabitennes » sont toujours la et risquent de faire de nouvelles victimes.
En souhaitant bénéficier des tenues de la police nationale que j'ai sollicitées, dans ma lettre du 13 avril dernier, je vous prie, monsieur le directeur général de la Sûreté Nationale, de bien vouloir agréer l'expression de ma très haute considération.
Signé Nabyl Lahlou
Rabat, 3 mai 2004
Le Général Hmidou Laanigri
Directeur Général de la Sûreté Nationale.
Lettre recommandée avec accusé de réception
OBJET: UN FAUX COMMISSAIRE S'EST PRESENTE CHEZ NOUS
Monsieur le directeur général,
Suite à la lettre que j'ai eu l'insigne honneur de vous écrire, le 13 avril dernier, pour solliciter, dans le cadre du tournage de mon nouveau film : Procès d'un ripou nommé Tabite, douze tenues de la police marocaine des années 93, le lendemain 15 avril, le commissaire Lamnaouri m'a téléphoné pour me demander de lui apporter une copie du scénario. Me trouvant à Casablanca, j'ai promis à monsieur Lamnaouri de lui donner une copie du scénario, dès mon retour à Rabat. Au même moment, un commissaire de police s'est présenté à notre domicile pour dire à ma femme, la comédienne Sophia Hadi, qu'il venait de recevoir ma lettre et qu'il allait faire le nécessaire pour nous donner les uniformes de la police. Emportée par une si bonne nouvelle, mon épouse, sans la moindre méfiance, et comme le veut la tradition et l'hospitalité de chez nous, fit entrer le commissaire qui se mit aussitôt et longuement à maugréer et à se plaindre du fonctionnement d'un guichet bancaire automatique tombé en panne. Ma femme comprit sur le cham que le pauvre commissaire avait besoin d'argent. Elle lui donna le seul billet de cent dirhams qu"'elle avait. Cette scène s'était déroulée devant mes deux enfants et la déléguée de production du film Procès d'un ripou nommé Tabite, madame Nadia Niazi.
Le lendemain 15 avril, je me suis présenté à la direction générale de la Sûreté Nationale à Rabat pour demander à voir le commissaire Lamnaouri qui ne tardera pas à venir me voir, dans le hall de la direction Et c'est dans le hall que je lui ai raconté, à lui et au commissaire Abdallaoui qui passait par là, cette triste histoire de lugubre faux commissaire de police. Et je ne sais toujours pas si on vous a mis au courant ou pas de l'arnaque de ce faux commissaire dont ma femme a été victime
Comme vous pouvez le constater, monsieur le directeur général de la Sûreté Nationale, je crois que je fais bien de réaliser un film sur le commissaire principal Mustapha Tabite, car même après sa condamnation a mort par la justice et son exécution, les tentations « tabitennes » sont toujours la et risquent de faire de nouvelles victimes.
En souhaitant bénéficier des tenues de la police nationale que j'ai sollicitées, dans ma lettre du 13 avril dernier, je vous prie, monsieur le directeur général de la Sûreté Nationale, de bien vouloir agréer l'expression de ma très haute considération.
Signé Nabyl Lahlou
le 3 mai 2011, à l’intérieur de HÔTEL SOFITEL de Rabat, j’ai été lâchement agressé et frappé par le voyou et sinistre journaliste Mostapha Alaoui, avec la parfait complicité de trois policiers en civil. Constatant que les abus des policies et des journalistes policiers son toujours en cours et en vigueur, je vous donne à lire cette lettre ouverte que j’avais envoyée avec accusé de reception au directeur général de la Sûreté Nationale, le Général Hmidou Laanigri.
Rabat, 3 mai 2004
Le Général Hmidou Laanigri
Directeur Général de la Sûreté Nationale.
Lettre recommandée avec accusé de réception
OBJET: UN FAUX COMMISSAIRE S'EST PRESENTE CHEZ NOUS
Monsieur le directeur général,
Suite à la lettre que j'ai eu l'insigne honneur de vous écrire, le 13 avril dernier, pour solliciter, dans le cadre du tournage de mon nouveau film : Procès d'un ripou nommé Tabite, douze tenues de la police marocaine des années 93, le lendemain 15 avril, le commissaire Lamnaouri m'a téléphoné pour me demander de lui apporter une copie du scénario. Me trouvant à Casablanca, j'ai promis à monsieur Lamnaouri de lui donner une copie du scénario, dès mon retour à Rabat. Au même moment, un commissaire de police s'est présenté à notre domicile pour dire à ma femme, la comédienne Sophia Hadi, qu'il venait de recevoir ma lettre et qu'il allait faire le nécessaire pour nous donner les uniformes de la police. Emportée par une si bonne nouvelle, mon épouse, sans la moindre méfiance, et comme le veut la tradition et l'hospitalité de chez nous, fit entrer le commissaire qui se mit aussitôt et longuement à maugréer et à se plaindre du fonctionnement d'un guichet bancaire automatique tombé en panne. Ma femme comprit sur le cham que le pauvre commissaire avait besoin d'argent. Elle lui donna le seul billet de cent dirhams qu"'elle avait. Cette scène s'était déroulée devant mes deux enfants et la déléguée de production du film Procès d'un ripou nommé Tabite, madame Nadia Niazi.
Le lendemain 15 avril, je me suis présenté à la direction générale de la Sûreté Nationale à Rabat pour demander à voir le commissaire Lamnaouri qui ne tardera pas à venir me voir, dans le hall de la direction Et c'est dans le hall que je lui ai raconté, à lui et au commissaire Abdallaoui qui passait par là, cette triste histoire de lugubre faux commissaire de police. Et je ne sais toujours pas si on vous a mis au courant ou pas de l'arnaque de ce faux commissaire dont ma femme a été victime
Comme vous pouvez le constater, monsieur le directeur général de la Sûreté Nationale, je crois que je fais bien de réaliser un film sur le commissaire principal Mustapha Tabite, car même après sa condamnation a mort par la justice et son exécution, les tentations « tabitennes » sont toujours la et risquent de faire de nouvelles victimes.
En souhaitant bénéficier des tenues de la police nationale que j'ai sollicitées, dans ma lettre du 13 avril dernier, je vous prie, monsieur le directeur général de la Sûreté Nationale, de bien vouloir agréer l'expression de ma très haute considération.
Signé Nabyl Lahlou
Rabat, 3 mai 2004
Le Général Hmidou Laanigri
Directeur Général de la Sûreté Nationale.
Lettre recommandée avec accusé de réception
OBJET: UN FAUX COMMISSAIRE S'EST PRESENTE CHEZ NOUS
Monsieur le directeur général,
Suite à la lettre que j'ai eu l'insigne honneur de vous écrire, le 13 avril dernier, pour solliciter, dans le cadre du tournage de mon nouveau film : Procès d'un ripou nommé Tabite, douze tenues de la police marocaine des années 93, le lendemain 15 avril, le commissaire Lamnaouri m'a téléphoné pour me demander de lui apporter une copie du scénario. Me trouvant à Casablanca, j'ai promis à monsieur Lamnaouri de lui donner une copie du scénario, dès mon retour à Rabat. Au même moment, un commissaire de police s'est présenté à notre domicile pour dire à ma femme, la comédienne Sophia Hadi, qu'il venait de recevoir ma lettre et qu'il allait faire le nécessaire pour nous donner les uniformes de la police. Emportée par une si bonne nouvelle, mon épouse, sans la moindre méfiance, et comme le veut la tradition et l'hospitalité de chez nous, fit entrer le commissaire qui se mit aussitôt et longuement à maugréer et à se plaindre du fonctionnement d'un guichet bancaire automatique tombé en panne. Ma femme comprit sur le cham que le pauvre commissaire avait besoin d'argent. Elle lui donna le seul billet de cent dirhams qu"'elle avait. Cette scène s'était déroulée devant mes deux enfants et la déléguée de production du film Procès d'un ripou nommé Tabite, madame Nadia Niazi.
Le lendemain 15 avril, je me suis présenté à la direction générale de la Sûreté Nationale à Rabat pour demander à voir le commissaire Lamnaouri qui ne tardera pas à venir me voir, dans le hall de la direction Et c'est dans le hall que je lui ai raconté, à lui et au commissaire Abdallaoui qui passait par là, cette triste histoire de lugubre faux commissaire de police. Et je ne sais toujours pas si on vous a mis au courant ou pas de l'arnaque de ce faux commissaire dont ma femme a été victime
Comme vous pouvez le constater, monsieur le directeur général de la Sûreté Nationale, je crois que je fais bien de réaliser un film sur le commissaire principal Mustapha Tabite, car même après sa condamnation a mort par la justice et son exécution, les tentations « tabitennes » sont toujours la et risquent de faire de nouvelles victimes.
En souhaitant bénéficier des tenues de la police nationale que j'ai sollicitées, dans ma lettre du 13 avril dernier, je vous prie, monsieur le directeur général de la Sûreté Nationale, de bien vouloir agréer l'expression de ma très haute considération.
Signé Nabyl Lahlou
LETTRE AU GENERAL LAANIGRI : UN FAUX COMMISSAIRE S'EST PRÉSENTÉ CHEZ NOUS
Rabat, 3 mai 2004
Le Général Hmidou Laanigri
Directeur Général de la Sûreté Nationale.
Lettre recommandée avec accusé de réception
OBJET: UN FAUX COMMISSAIRE S'EST PRÉSENTÉ CHEZ NOUS
Monsieur le directeur général,
Suite à la lettre que j'ai eu l'insigne honneur de vous écrire, le 13 avril dernier, pour solliciter, dans le cadre du tournage de mon nouveau film : Procès d'un ripou nommé Tabite, douze tenues de la police marocaine des années 93, le lendemain 15 avril, le commissaire Lamnaouri m'a téléphoné pour me demander de lui apporter une copie du scénario. Me trouvant à Casablanca, j'ai promis à monsieur Lamnaouri de lui donner une copie du scénario, dès mon retour à Rabat. Au même moment, un commissaire de police s'est présenté à notre domicile pour dire à ma femme, la comédienne Sophia Hadi, qu'il venait de recevoir ma lettre et qu'il allait faire le nécessaire pour nous donner les uniformes de la police. Emportée par une si bonne nouvelle, mon épouse, sans la moindre méfiance, et comme le veut la tradition et l'hospitalité de chez nous, fit entrer le commissaire qui se mit aussitôt et longuement à maugréer et à se plaindre du fonctionnement d'un guichet bancaire automatique tombé en panne. Ma femme comprit sur le cham que le pauvre commissaire avait besoin d'argent. Elle lui donna le seul billet de cent dirhams qu"'elle avait. Cette scène s'était déroulée devant mes deux enfants et la déléguée de production du film Procès d'un ripou nommé Tabite, madame Nadia Niazi.
Le lendemain 15 avril, je me suis présenté à la direction générale de la Sûreté Nationale à Rabat pour demander à voir le commissaire Lamnaouri qui ne tardera pas à venir me voir, dans le hall de la direction Et c'est dans le hall que je lui ai raconté, à lui et au commissaire Abdallaoui qui passait par là, cette triste histoire de lugubre faux commissaire de police. Et je ne sais toujours pas si on vous a mis au courant ou pas de l'arnaque de ce faux commissaire dont ma femme a été victime
Comme vous pouvez le constater, monsieur le directeur général de la Sûreté Nationale, je crois que je fais bien de réaliser un film sur le commissaire principal Mustapha Tabite, car même après sa condamnation a mort par la justice et son exécution, les tentations « tabitennes » sont toujours la et risquent de faire de nouvelles victimes.
En souhaitant bénéficier des tenues de la police nationale que j'ai sollicitées, dans ma lettre du 13 avril dernier, je vous prie, monsieur le directeur général de la Sûreté Nationale, de bien vouloir agréer l'expression de ma très haute considération.
Signé Nabyl Lahlou
Le Général Hmidou Laanigri
Directeur Général de la Sûreté Nationale.
Lettre recommandée avec accusé de réception
OBJET: UN FAUX COMMISSAIRE S'EST PRÉSENTÉ CHEZ NOUS
Monsieur le directeur général,
Suite à la lettre que j'ai eu l'insigne honneur de vous écrire, le 13 avril dernier, pour solliciter, dans le cadre du tournage de mon nouveau film : Procès d'un ripou nommé Tabite, douze tenues de la police marocaine des années 93, le lendemain 15 avril, le commissaire Lamnaouri m'a téléphoné pour me demander de lui apporter une copie du scénario. Me trouvant à Casablanca, j'ai promis à monsieur Lamnaouri de lui donner une copie du scénario, dès mon retour à Rabat. Au même moment, un commissaire de police s'est présenté à notre domicile pour dire à ma femme, la comédienne Sophia Hadi, qu'il venait de recevoir ma lettre et qu'il allait faire le nécessaire pour nous donner les uniformes de la police. Emportée par une si bonne nouvelle, mon épouse, sans la moindre méfiance, et comme le veut la tradition et l'hospitalité de chez nous, fit entrer le commissaire qui se mit aussitôt et longuement à maugréer et à se plaindre du fonctionnement d'un guichet bancaire automatique tombé en panne. Ma femme comprit sur le cham que le pauvre commissaire avait besoin d'argent. Elle lui donna le seul billet de cent dirhams qu"'elle avait. Cette scène s'était déroulée devant mes deux enfants et la déléguée de production du film Procès d'un ripou nommé Tabite, madame Nadia Niazi.
Le lendemain 15 avril, je me suis présenté à la direction générale de la Sûreté Nationale à Rabat pour demander à voir le commissaire Lamnaouri qui ne tardera pas à venir me voir, dans le hall de la direction Et c'est dans le hall que je lui ai raconté, à lui et au commissaire Abdallaoui qui passait par là, cette triste histoire de lugubre faux commissaire de police. Et je ne sais toujours pas si on vous a mis au courant ou pas de l'arnaque de ce faux commissaire dont ma femme a été victime
Comme vous pouvez le constater, monsieur le directeur général de la Sûreté Nationale, je crois que je fais bien de réaliser un film sur le commissaire principal Mustapha Tabite, car même après sa condamnation a mort par la justice et son exécution, les tentations « tabitennes » sont toujours la et risquent de faire de nouvelles victimes.
En souhaitant bénéficier des tenues de la police nationale que j'ai sollicitées, dans ma lettre du 13 avril dernier, je vous prie, monsieur le directeur général de la Sûreté Nationale, de bien vouloir agréer l'expression de ma très haute considération.
Signé Nabyl Lahlou
vendredi 25 mai 2012
Lettre au révérend père Gilles Jacob et à son fils spirituel le frère Thierry Frémaux
Lettre au révérend père Gilles Jacob
et à son fils spirituel le frère Thierry Frémaux
A CANNES, PAS DE PLACE POUR LES DEMIURGES REBELLES ET INSOLENTS PA R LEURS CRÉATIONS.
Sur les 1700 films visionnés par le délégué général du Festival de Cannes et son comité de sélection, 22 films ont été sélectionnés pour la Compétition Officielles, dont 13 films sont réalisés par des metteurs en scènes qui ont déjà concouru pour la Palme d’Or, et trois films dont les réalisateurs ont déjà reçu la palme d’Or. Pour ce 65ème Festival de Cannes 2012, j’étais persuadé que mon film Regarde le roi dans la lune allait faire partie des heureux films retenus pour la Compétition officielle. « Mon grand et profond souhait, monsieur le Président Gilles Jacob, et vous, monsieur le Délégué général, Thierry Frémaux, est de vous voir motivés pour voir mon film Regarde le roi dans la lune. Aussi, Je vous dis humblement et humainement que CANNES 2012 doit aussi être mon année. Je le mérite », ai-je écrit à messieurs Gilles Jacob et Thierry Frémaux, dans une lettre accompagnant le DVD de mon Regarde le roi dans la lune que je leur ai envoyé par « chrono-post », le 7 mars 2012. Intrigué et profondément déçu de ne pas voir Regarde le roi dans la lune retenu pour la Compétition Officielle, je me suis interrogé sérieusement si messieurs Gilles Jacob et Thierry Frémaux, ainsi que Comité de Sélection, ont vraiment visionné le DVD de Regarde le roi dans la lune. Me souvenant brusquement de cette réponse que monsieur Christian Jeune, délégué adjoint du Festival de Cannes, m’envoya le 12 mars 2007, suite au visionnage de mon TABITE OR NOT TABITE : « Présentation du film « TABITE OR NOT TABITE » au Comité de Sélection du 60ème Festival de Cannes (16 – 27 mai, 2007). Monsieur Nabyl Lahlou, Nous avons le regret de vous informer que votre film TABITE OR NOT TABITE n’a pas été retenu par le Comité de Sélection du Festival de Cannes ni pour la Sélection Officielle, ni pour la Compétition, ni Hors Compétition ni pour Un Certain Regard. )», j’adresse, le 20 avril 2012, un courriel à monsieur Laurent Rivoire pour lui demander si mon film Regarde le roi dans la lune a été bel et bien visionné par le président du Festival de Cannes et son délégué général. Monsieur Rivoire m’envoie la réponse suivante : « Cher Monsieur, J’ai bien l’inscription de votre film sur notre base, 65B2936, par contre visiblement nous ne l’avons jamais reçu. Etes-vous sûr de nous l’avoir envoyé ? Bien à vous. ». Totalement ébranlé par cette réponse, je pensais sur-le-champ au sabotage, au complot. Et vu que je suis continuellement combattu chez moi, je me suis dit que la contagion a peut-être atteint les deux patrons de Cannes, messieurs Gilles Jacob et Thierry Frémaux, par qui les portes de Cannes s’ouvrent ou se ferment. Pourtant, madame Nicole Petit, l’assistante du président Gilles Jacob, m’a bien confirmé au téléphoné qu’elle avait bien reçu le DVD de REGARDE LE ROI DANS LA LUNE ainsi que ma lettre, en double exemplaires, adressée à messieurs Gilles Jacob et Thierry Frémaux.
Aussi, suite à la réponse de monsieur Rivoire qui me dit que le DVD de mon film est introuvable, j’adresse un message électronique à monsieur Christian Jeune pour m’interroger sur le sort qui a été réservé au DVD de REGARDE LE ROI DANS LA LUNE. L’adjoint du délégué général du Festival de Cannes, me répond avec gentillesse et tact : « Cher Nabyl Lahlou, Je suis désolé de ce malentendu. En effet, nous avons bien retrouvé le DVD que vous aviez envoyé à Thierry Frémaux. Nous avons organisé aussitôt une projection pour le comité de sélection au complet avec Thierry. Si le film a suscité beaucoup d’intérêt de leur part, il a été cependant décidé qu’il ne serait pas sélectionné. D’autres films étaient également en attente et il a fallu faire des choix. Nous vous remercions de nous l’avoir présenté et nous souhaitons au film une belle carrière. ».
Depuis que j’ai décliné, en 1984, de donner mon film L’ÂME QUI BRAIT, à la Quinzaine des réalisateurs, préférant la compétition officielle, je pense que les dirigeants de CANNES ne me portent pas dans leurs cœurs. C’est vraiment triste et décourageant de la part de Thierry Frémaux et du comité de sélection de ne pas avoir retenu mon film REGARDE LE ROI DANS LA LUNE, pour ouvrir la voie à un cinéma totalement différent de ce qui en cours dans les petites et insignifiantes cinématographies arabes.
Ne pas avoir retenu pour le compétition officielle REGARDE LE ROI DANS LA LUNE, ce film qui condamne toutes les formes de colonialisme, économiques et culturels, qui condamne toutes les dictatures, ce beau film, ce tendre film, cet original film qui chante la liberté de vivre dans la dignité et l’honneur, la liberté de pouvoir créer par le théâtre et le cinéma, la liberté d’exister grâce à l’art, porteur de nos espoirs, ne pas retenir donc ce film, est une autre façon de la part de messieurs Gilles Jacob et Thierry Frémaux de prendre part à la marginalisation des grands créateurs solitaires, déjà marginalisés et combattus dans leurs propres pays. Pas de festival de Cannes pour les créateurs et les démiurges rebelles et insolents par leurs créations.
Il faut faire patte blanche, acte d’allégeance pour être accepté dans le cercle des dirigeants de Cannes. A moins d’être un cinéaste iranien persécuté par les Ayatollah !
C’est triste. Mais la vie est ainsi faite, ainsi que les festivals qu’ils soient prestigieux ou insignifiants.
Rabat 21 mai 2012
Nabyl Lahlou
Lettre publiée dans l’hebdomadaire LA VÉRITÉ du 25 mai 2012.
et à son fils spirituel le frère Thierry Frémaux
A CANNES, PAS DE PLACE POUR LES DEMIURGES REBELLES ET INSOLENTS PA R LEURS CRÉATIONS.
Sur les 1700 films visionnés par le délégué général du Festival de Cannes et son comité de sélection, 22 films ont été sélectionnés pour la Compétition Officielles, dont 13 films sont réalisés par des metteurs en scènes qui ont déjà concouru pour la Palme d’Or, et trois films dont les réalisateurs ont déjà reçu la palme d’Or. Pour ce 65ème Festival de Cannes 2012, j’étais persuadé que mon film Regarde le roi dans la lune allait faire partie des heureux films retenus pour la Compétition officielle. « Mon grand et profond souhait, monsieur le Président Gilles Jacob, et vous, monsieur le Délégué général, Thierry Frémaux, est de vous voir motivés pour voir mon film Regarde le roi dans la lune. Aussi, Je vous dis humblement et humainement que CANNES 2012 doit aussi être mon année. Je le mérite », ai-je écrit à messieurs Gilles Jacob et Thierry Frémaux, dans une lettre accompagnant le DVD de mon Regarde le roi dans la lune que je leur ai envoyé par « chrono-post », le 7 mars 2012. Intrigué et profondément déçu de ne pas voir Regarde le roi dans la lune retenu pour la Compétition Officielle, je me suis interrogé sérieusement si messieurs Gilles Jacob et Thierry Frémaux, ainsi que Comité de Sélection, ont vraiment visionné le DVD de Regarde le roi dans la lune. Me souvenant brusquement de cette réponse que monsieur Christian Jeune, délégué adjoint du Festival de Cannes, m’envoya le 12 mars 2007, suite au visionnage de mon TABITE OR NOT TABITE : « Présentation du film « TABITE OR NOT TABITE » au Comité de Sélection du 60ème Festival de Cannes (16 – 27 mai, 2007). Monsieur Nabyl Lahlou, Nous avons le regret de vous informer que votre film TABITE OR NOT TABITE n’a pas été retenu par le Comité de Sélection du Festival de Cannes ni pour la Sélection Officielle, ni pour la Compétition, ni Hors Compétition ni pour Un Certain Regard. )», j’adresse, le 20 avril 2012, un courriel à monsieur Laurent Rivoire pour lui demander si mon film Regarde le roi dans la lune a été bel et bien visionné par le président du Festival de Cannes et son délégué général. Monsieur Rivoire m’envoie la réponse suivante : « Cher Monsieur, J’ai bien l’inscription de votre film sur notre base, 65B2936, par contre visiblement nous ne l’avons jamais reçu. Etes-vous sûr de nous l’avoir envoyé ? Bien à vous. ». Totalement ébranlé par cette réponse, je pensais sur-le-champ au sabotage, au complot. Et vu que je suis continuellement combattu chez moi, je me suis dit que la contagion a peut-être atteint les deux patrons de Cannes, messieurs Gilles Jacob et Thierry Frémaux, par qui les portes de Cannes s’ouvrent ou se ferment. Pourtant, madame Nicole Petit, l’assistante du président Gilles Jacob, m’a bien confirmé au téléphoné qu’elle avait bien reçu le DVD de REGARDE LE ROI DANS LA LUNE ainsi que ma lettre, en double exemplaires, adressée à messieurs Gilles Jacob et Thierry Frémaux.
Aussi, suite à la réponse de monsieur Rivoire qui me dit que le DVD de mon film est introuvable, j’adresse un message électronique à monsieur Christian Jeune pour m’interroger sur le sort qui a été réservé au DVD de REGARDE LE ROI DANS LA LUNE. L’adjoint du délégué général du Festival de Cannes, me répond avec gentillesse et tact : « Cher Nabyl Lahlou, Je suis désolé de ce malentendu. En effet, nous avons bien retrouvé le DVD que vous aviez envoyé à Thierry Frémaux. Nous avons organisé aussitôt une projection pour le comité de sélection au complet avec Thierry. Si le film a suscité beaucoup d’intérêt de leur part, il a été cependant décidé qu’il ne serait pas sélectionné. D’autres films étaient également en attente et il a fallu faire des choix. Nous vous remercions de nous l’avoir présenté et nous souhaitons au film une belle carrière. ».
Depuis que j’ai décliné, en 1984, de donner mon film L’ÂME QUI BRAIT, à la Quinzaine des réalisateurs, préférant la compétition officielle, je pense que les dirigeants de CANNES ne me portent pas dans leurs cœurs. C’est vraiment triste et décourageant de la part de Thierry Frémaux et du comité de sélection de ne pas avoir retenu mon film REGARDE LE ROI DANS LA LUNE, pour ouvrir la voie à un cinéma totalement différent de ce qui en cours dans les petites et insignifiantes cinématographies arabes.
Ne pas avoir retenu pour le compétition officielle REGARDE LE ROI DANS LA LUNE, ce film qui condamne toutes les formes de colonialisme, économiques et culturels, qui condamne toutes les dictatures, ce beau film, ce tendre film, cet original film qui chante la liberté de vivre dans la dignité et l’honneur, la liberté de pouvoir créer par le théâtre et le cinéma, la liberté d’exister grâce à l’art, porteur de nos espoirs, ne pas retenir donc ce film, est une autre façon de la part de messieurs Gilles Jacob et Thierry Frémaux de prendre part à la marginalisation des grands créateurs solitaires, déjà marginalisés et combattus dans leurs propres pays. Pas de festival de Cannes pour les créateurs et les démiurges rebelles et insolents par leurs créations.
Il faut faire patte blanche, acte d’allégeance pour être accepté dans le cercle des dirigeants de Cannes. A moins d’être un cinéaste iranien persécuté par les Ayatollah !
C’est triste. Mais la vie est ainsi faite, ainsi que les festivals qu’ils soient prestigieux ou insignifiants.
Rabat 21 mai 2012
Nabyl Lahlou
Lettre publiée dans l’hebdomadaire LA VÉRITÉ du 25 mai 2012.
lundi 21 mai 2012
A CANNES, PAS DE PLACE POUR LES DEMIURGES REBELLES ET INSOLENTS PAR LEURS CREATIONS
A CANNES, PAS DE PLACE POUR LES DEMIURGES REBELLES ET INSOLENTS PAR LEURS CRÉATIONS
Sur les 1700 films visionnés par le délégué général du Festival de Cannes et son comité de sélection, 22 films ont été sélectionnés pour la Compétition Officielles, dont 13 films sont réalisés par des metteurs en scènes qui ont déjà concouru pour la Palme d’Or, et trois films dont les réalisateurs ont déjà reçu la palme d’Or. Pour ce 65ème Festival de Cannes 2012, j’étais persuadé que mon film Regarde le roi dans la lune allait faire partie des heureux films retenus pour la Compétition officielle. « Mon grand et profond souhait, monsieur le Président Gilles Jacob, et vous, monsieur le Délégué général, Thierry Frémaux, est de vous voir motivés pour voir mon film Regarde le roi dans la lune. Aussi, Je vous dis humblement et humainement que CANNES 2012 doit aussi être mon année. Je le mérite », ai-je écrit à messieurs Gilles Jacob et Thierry Frémaux, dans une lettre accompagnant le DVD de mon Regarde le roi dans la lune que je leur ai envoyé par « chrono-post », le 7 mars 2012. Intrigué et profondément déçu de ne pas voir Regarde le roi dans la lune retenu pour la Compétition Officielle, je me suis interrogé sérieusement si messieurs Gilles Jacob et Thierry Frémaux, ainsi que Comité de Sélection, ont vraiment visionné le DVD de Regarde le roi dans la lune. Me souvenant brusquement de cette réponse que monsieur Christian Jeune, délégué adjoint du Festival de Cannes, m’envoya le 12 mars 2007, suite au visionnage de mon TABITE OR NOT TABITE : « Présentation du film « TABITE OR NOT TABITE » au Comité de Sélection du 60ème Festival de Cannes (16 – 27 mai, 2007). Monsieur Nabyl Lahlou, Nous avons le regret de vous informer que votre film TABITE OR NOT TABITE n’a pas été retenu par le Comité de Sélection du Festival de Cannes (Sélection Officielle, Compétition, Hors Compétition et Un Certain Regard. )», j’adresse, le 20 avril 2012, un courriel à monsieur Laurent Rivoire pour lui demander si mon film Regarde le roi dans la lune a été bel et bien visionné par le président du festival de Cannes et son délégué général. Monsieur Rivoire m’envoie la réponse suivante : « Cher Monsieur, J’ai bien l’inscription de votre film sur notre base, 65B2936, par contre visiblement nous ne l’avons jamais reçu. Êtes-vous sûr de nous l’avoir envoyé ? Bien à vous. ». Totalement ébranlé par cette réponse, je pensais sur-le-champ au sabotage, au complot. Et vu que je suis continuellement combattu chez moi, je me suis dit que la contagion a peut-être atteint les deux patrons de Cannes, messieurs Gilles Jacob et Thierry Frémaux, par qui les portes de Cannes s’ouvrent ou se ferment. Pourtant, madame Nicole Petit, l’assistante du président Gilles Jacob, m’a bien confirmé au téléphoné qu’elle avait bien reçu le DVD de REGARDE LE ROI DANS LA LUNE ainsi que ma lettre, en double exemplaires, adressée à messieurs Gilles Jacob et Thierry Frémaux.
Aussi, suite à la réponse de monsieur Rivoire qui me dit que le DVD de mo film est introuvable, j’adresse un message électronique à monsieur Christian Jeune pour m’interroger sur le sort qui a été réservé au DVD de REGARDE LE ROI DANS LA LUNE. L’adjoint du délégué général du Festival de Cannes, me répond avec genillesse et tact : « Cher Nabyl Lahlou, Je suis désolé de ce malentendu. En effet, nous avons bien retrouvé le DVD que vous aviez envoyé à Thierry Frémaux. Nous avons organisé aussitôt une projection pour le comité de sélection au complet avec Thierry. Si le film a suscité beaucoup d’intérêt de leur part, il a été cependant décidé qu’il ne serait pas sélectionné. D’autres films étaient également en attente et il a fallu faire des choix. Nous vous remercions de nous l’avoir présenté et nous souhaitons au film une belle carrière. ».
Depuis que j’avais décliné, en 1984, de donner mon film L’ÂME QUI BRAIT, à la Quinzaine des réalisateurs, préférant la compétition officielle, je pense que les dirigeants d CANNES ne me portent as dans leurs cœurs. C’est vraiment triste et décourageant de la part de Thierry Frémaux et du comité de sélection de ne pas avoir retenu mon film REGARDE LE ROI DANS LA LUNE, pour ouvrir la voie un cinéma totalement différent de ce qui en cours dans les petites et insignifiantes cinématographies arabes.
Ne pas avoir retenu pour le compétition officielle REGARDE LE ROI DANS LA LUNE, ce film qui condamne toutes les formes de colonialisme, économiques et culturels, qui condamne toutes les dictatures, ce beau, ce tendre film, cet original film qui chante la liberté de vivre dans la dignité et l’honneur, la liberté de pouvoir créer par le théâtre et le cinéma, la liberté d’exister grâce à l’art, porteur de nos espoirs, c’est une autre façon de la part de messieurs Gilles Jacob et Thierry Frémaux de prendre part à la marginalisation des grands créateurs solitaires, déjà marginalisés et combattus dans leurs propres pays. Pas de festival de Cannes pour les créateurs et les démiurges rebelles et insolents.
Il faut faire patte blanche, acte d’allégeance pour être accepté dans le cercle des dirigeants de Cannes. A moins d’être un cinéaste iranien persécuté par les Ayatollah !
C’est triste. Mais la vie est ainsi faite, ainsi que les festivals qu’ils soient prestigieux ou insignifiants.
Rabat 21 MAI 2012
Nabyl Lahlou
dimanche 20 mai 2012
شوف الملك في القمر و مهرجان "كان"
من بين 1700 شريط سينمائي أرسلت لمهرجان "كان", فقط 22 فيلما اختيرت للمسابقة الرسمية. و من بين 22 فيلما ثلاثة عشر فيلما سبق لمخرجيها أن قدموا أفلامهم في المسابقة الرسمية بنفس ألمهرجان . كما أن 3 مخرجين سبق لهم أن فازوا بالصفعة الذهبية اختيرت أفلامهم للمنافسة الرسمية. أما فيلمي "شوف الملك في القمر", فلم يشاهده المندوب العام للمهرجان صحبة هيئة مشاهدة الأفلام, إلا بعد اختاروا كل أفلام المنافسة الرسمية و أعلنوا عنها في ندوة صحفية يوم 19 أبريل. و بعدما راسلت منضمي "كان" عن مصير فيلمي "شوف الملك في الفمر" ,أجابني نائب المندوب العام يوم 7 مايو, كاتبا " لقد وقع سوء تفاهم. فلقد حصلنا على "دي في دي"فيلمك الذي أرسلتموه لنا.واثر الحصول علية اجتمع المندب العام "تييري فريمو"و هيئة مشاهدة الأفلام بأكملها و شاهدوا الشريط الذي أثار اهتمامات كبيره . لكن تقرر أن لا يختار. نتمنى لشريطكم مصيراجميلا. هكذا لم يختر "شوف الملك في الفمر" في للمنافسة الرسمية لمهرجان "كان",لا لأن "الدي في دي " لم يشاهد في وقته , بل لأن "شوف الملك في القمر" فيلم مغربي %100. طاقمه الفني و التقني مغربان %100. مخرجه مغربي %.100 انتاجه مغربي %100 و بامكانيات مادية تقدر ب %10 من الميزانية التي حصل عليها هدا الفيلم الفرنسي البلجيكي المغربي لمخرجه نبيل عيوش الفرنسي المغربي
نبيل لحلو
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