lundi 12 mars 2012

Le militantisme rend beau ; l’argent facile rend laid

Le militantisme rend beau!
L’argent facile rend laid...

Quand khalid Alioua était ministre du Travail dans le gouvernement de Monsieur Abderrahim Youssoufi, il  contribua volontiers à la production de ma pièce de théâtre : LES TORTUES, en m'accordant une subvention de quinze mille dirhams, sur les trente mille dirhams qu'il s’était proposé de m’accorder
Quand j'ai lancé, en juin 2004, mon  festival de cinéma, intitulé FESTIVAL DES FILMS DE NABYL LAHLOU, Khalid ALIOUA n’était plus ministre du travail, mais le président directeur général du Crédit Immobilier et Hôtelier. Et si j’ai bonne mémoire, Khalid ALIOUA soutint mon festival de cinéma en m'achetant pour quinze mille dirhams de billets.
En 2008, je lance l'opération : DVD-VOUS AVEC LES 12 TRAVAUX DE NABYL LAHLOU. Cette opération était destinée à vendre des coffrets contenant les DVD de mes huit films et de quatre de mes pièces de théâtre, pour financer le préparatifs de la production de mon nouveau film REGARDE LE RPO DANS LA LUNE.
En mars 2009, je me présente au siège central du Crédit Immobilier et Hôtelier à Casablanca pour demander à voir monsieur khalid Alioua, dans le but  de lui proposer de m’acheter mes coffrets pour le soutien de la production de mon nouveau film. La secrétaire de monsieur Khalid Alioua me propose de monter au sixième étage, là où se trouve le bureau du président Khalid Alioua.
La secrétaire me demande de lui laisser le coffret et la lettre, car le président était en réunion.
Je laisse mon coffret contenant mes huit films et mes quatre pièces de théâtre, avec une lettre explicative à l’aimable attention de Khalid Alioua.
Puis, c’est silence radio, chaque fois que j’appelle la secrétaire d’Alioua.
Et malgré mes très nombreux appels pour m’enquérir du sort réservé à ma lettre et à mon coffret, aucune suite n’a été donnée à ma démarche.
En 2010, un cousin de khalid Alioua me donne le numéro de portable de ce dernier. Je l’appelle, dans le but de lui rappeler qu’il a toujours mon coffret qu’il n’a toujours pas payé. Il raccrocha sèchement.
Aujourd’hui, je suis vraiment abasourdi de savoir que cet homme, mignon d’aspect et élégant dans ses habits, un homme de gauche et membre du bureau politique du Parti de l’Union Socialiste, est appelé à rejoindre,  à Okacha, un autre homme de gauche, un autre membre du Parti de l’Union Socialiste, un certain Abdelhanin Benhallou, ex-président de l’ONDA, à qui je m’étais également adressé, en mais 2008, pour lui proposer de m’acheter des coffrets.  Il m’en acheta cinquante.
Finalement j’ai frappé aux portes de faisans que je prenais pour des progressistes.
Il y a quelques années, j’avais dit à André Azoulay, le militantisme rend beau. L’argent ramassé facilement rend laid.
Rabat, 12 mars 2012
Nabyl Lahlou


dimanche 11 mars 2012

A L'occasion de l’inscription au prochain FESTIVAL DE CANNES de mon nouveau film REGARDE LE ROI DANS LA LUNE


 Pas de Palme d’Or
 pour  Tabite or not Tabite  de Nabyl Lahlou

Pour son soixantième anniversaire, le Festival international du Film de Cannes a choisi et retenu pour la Compétition Officielle? seulement vingt-deux films sur les 1.645 longs métrages qui lui ont été envoyés, soit par leurs réalisateurs, soit par leurs producteurs, soit par les omniprésentes et puissantes compagnies cinématographiques de production et de distribution américaines; soit -mais ces temps sont révolus,- par des Etats du Tiers-monde et d’ailleurs. Il faut être vraiment stupide pour croire que le comité de sélection du Festival de Cannes peut, d’une manière objective, honnête et rigoureusement professionnelle, visionner, calmement et scrupuleusement, 1.645 films, représentent une moyenne de 3.000 heures de projections, sans commettre d’injustice à l’égard de certains cinéastes relevant de contrées ou de patelins non rentables. Mais, à l’heure des DVD qui se regardent en diagonale, tout devient possible, y compris sacrifier des créateurs inventifs au profit de la machin américaine.                                                             .
 Dès lors, je peux affirmer que le  choix pour les futures sélections et pour la future Compétition officielle de 2008, sont déjà arrêtés, du moins pour certains cinéastes et producteurs, amis et proches du Président du Festival, Gilles Jacob, et de ses collaborateurs. Car j’imagine mal, très mal le Festival international du Film de Cannes ouvrir sa Compétition officielle à plusieurs cinéastes producteurs indépendants et marginalisés qui, dans les coins lointains de notre insoutenable injuste planète, travaillent et créent avec rien.                                                   . 
Et si je n’ai pu mettre les pieds à Cannes pour la première fois qu’en 1979 pour y dénicher une comédienne française pour mon deuxième film Le Gouverneur général de l’île de Chakerbakerben, il m’aura fallu attendre février 1984, pour que je décide d’envoyer au Délégué général du Festival de Cannes -un certain Gilles Jacob-, mon quatrième film : L’âme qui brait, pour la Compétition officielle.  L’âme qui brait leur a plu,  d’après  mademoiselle Geneviève Pons, aujourd’hui, Madame la directrice de la sélection “Un Certain Regard”. Mademoiselle Geneviève Pons me fit savoir avec sa jolie et douce voix  que L’âme qui brait allait être proposé à la “Quinzaine des réalisateurs”. J’ai décliné gentiment cette offre, insistant sur la Compétition officielle ou rien du tout. Ce fut rien du tout. Le film sera cependant présenté pendant trois séances, à mes frais, dans le cadre du marché du film. Et, suite à ces projections, il fut remarqué et choisi pour concourir pour le César du film francophone, avec d’autres films, dont un de Youssef Chahine. Finalement, c’est le cinéaste burkinabé Gaston Gaboré, devenu aveugle depuis une dizaine d’années, qui reçut ce César francophone.
Et depuis que j’avais proposé pour la Compétition officielle, en 1984, mon film L’âme qui brait, je suis resté fidèle à mes choix, mes désirs et mes ambitions. Ainsi, mes trois derniers films : Komany, La Nuit du crime et Les Années de l’exil, envoyés tous à Cannes pour la Compétition officielle, respectivement en 1989, 1992 et 2002,  furent refusés, accompagnés de la même litanie incolore et inodore : “Nous avons le regret de vous faire savoir que votre film n’a pas été retenu pour la compétition officielle »
 Pour mon dernier film, Tabite or not Tabite, avec lequel je voulais viser la Palme d’Or, cuvée 2007, la  litanie des organisateurs a un goût bizarrement amer et cinglant pour le créateur solitaire et combattu que je suis: “Votre Tabite or not Tabite n’a été retenu ni pour LA COMPETITION OFFICIELE, ni pour UN CERTAIN REGARD ni pour LA CAMERA D’OR.”  L’indépendance d’esprit et les ambitions légitimes se payent cher. Car il faut être soufi et suffisamment serein et se suffisant à soi-même pour ne pas tomber dans le piège de cette machine étourdissante et ensorcelante, qu’est devenu le Festival de Cannes. Car ce Festival est une gigantesque machinerie bien huilée avec ses deux mille employés, ses trois mille journalistes, ses cent mille habitants et cinéphiles, ses archi-milliardaires, ses yachts et ses soirées à la Sodome et Gomorrhe. 
En février 2005, pour mes soixante ans, j’envoie une lettre à monsieur Gilles Jacob,  Président du Festival de Cannes, lui disant : « Je ne sais si mon nouveau film Tabite or not Tabite pourra être prêt pour le prochain Festival de Cannes, qui va se tenir du 17 au 28 mai 2005. Ah comme j’aimerais que mon film soit retenu pour la Compétition officielle et qu’il gagne la Palme d’or. Quel bonheur ce sera pour moi de gagner cette Palme d’or pour l’offrir à ma fille, Marienkenzi,  qui fêtera ses treize ans, le 28 mai 2005, jour de la remise des Prix. ».  Pas de Palme D’or pour Tabite or not Tabite , en  ce soir du 28 mai 2005, car le film ne sera pas envoyé à Cannes à cause de toutes les difficultés financières qu’il a rencontrées tout le long du tournage ainsi que les problèmes techniques, dus à l’inexpérience des techniciens du son du Centre Cinématographique Marocain. Tabite or not Tabite ne sera définitivement terminé et mixé que début juin 2006. Et dire que son tournage avait commencé le 20 avril 2004. Aussi une fois la copie zéro de Tabite or not Tabite  sort en couleur de notre laboratoire national qui en fait voir de toutes les couleurs, le 25 juin 2006, un DVD est fait à partir de cette copie zéro, et est donné, en mains propres, le 6 juillet 2006, à Noureddine Saïl, vice-président de la Fondation du Festival international du Film de Marrakech. Un autre DVD, accompagné d’une belle lettre, est également remis en mains propres, le 15 septembre 2006, au même Noureddine Saïl pour qu’il le remette à Bruno Barde, le directeur artistique  du Festival international du Film de Marrakech et le seul responsable du choix des films pour ce Festival et pour sa Compétition officielle. Aucune réponse, orale ou écrite, ne m’a été communiquée, ni par Noureddine Saïl, ni par Bruno Barde, qui reconnait ne pas se souvenir de Tabite or not Tabite parmi les mille films qu’il a dû visionner, tout seul, pour décider, tout seul, du sort de la Compétition du Festival international de Marrakech. En ignorant mon film, un film marocain, un beau film marocain à cent pour cent marocain (à l’exception de l’ingénieur mixeur), ces deux responsables ont vraiment privé Roman Polanski de l’occasion de m’offrir et d’offrir à notre pays le Grand Prix de cette sixième édition du Festival international du Film de Marrakech. Ce n’est que partie remise pour tous les créateurs marocains, sabotés, directement ou indirectement, dès la première édition du Festival international du Film de Marrakech, placée sous le signe des copains et des coquins et d’un paternalisme qui vous donne la certitude que vous n’êtes que de pauvres indigènes dans votre propre pays. Jamais je ne me suis autant senti colonisé que pendant ce Festival du film de Marrakech.  
Mais viendra un temps où les compétences, honnêtes, droites et justes, des compétences représentées par des  femmes et des hommes de chez nous, des Marocaines et des Marocains, des êtres longtemps marginalisés et combattus, des êtres visionnaires et révolutionnaires dans leurs perceptions des risques de la création, et des dérapages des audaces et des folies artistiques, seront appelées à diriger ce Festival international du Film de Marrakech, non pas pour le “marocaniser” - quelles catastrophes, furent “la marocanisation” et “l’arabisation”, mais pour le hisser vers les cimes de la création universelle, avec une nouvelle âme, sa propre âme, avec son amour-propre, sa propre identité et son propre style, à des années lumières de tout nationalisme et chauvinisme mortels pour l’art et la création. En attendant que les choses changent, moi, lundi 11 juin, à 9 heures du matin, je dois me présenter à La Cour d’Appel de Rabat. Motif: La veuve du commissaire Mostafa Tabite m’intente un procès pour demander l’interdiction pure et simple de mon film Tabite or not Tabite.
Un autre combat s’engage contre ceux et celles qui veulent que le silence règne sur tous les crimes et les forfaits commis et restés impunis. 
À moi mon cinéma, ma création et mes convictions. 
À eux leur cinoche, leurs chantages  et leurs escroqueries.  
                             
Rabat, 20 mai 2007. Nabyl Lahlou

dimanche 4 mars 2012

2M et le syndrome du juif marocain.



2M et le syndrome du juif marocain.

Ce n’est ni un documentaire sur la vie et le parcours politique du grand militant  Abou Bakr Kadiri, qui vient de rejoindre son Créateur, en ce dimanche 4 mars 2012, ni une émission sur son combat politique et sur ses livres que 2M a décidé de diffuser, le soir du 4 mars 2012, en hommage à ce grand homme qui vient de nous quitter, à l’âge de 97 ans, mais une émission, confectionnée par des journalistes, atteints par le syndrome du juif marocain,
Ainsi c’est une émission télévisée en langue française, consacrée à l’ex-militant communiste Edmond Amran El Maleh, devenu écrivain à l’âge de 63 ans, et qui nous a quittés, le 15 novembre 2010, à l’âge de 93 ans, que 2M, cette  chaîne publique, financée par les citoyens, mais franco-française dans sa politique télévisuelle, a choisie de diffuser, en cette soirée du 4 mars 2012, le jour de l’enterrement d’Abou Bakr Kadiri, un des 60 signataires du Manifeste pour l’Indépendance du Maroc.
Attendons-nous donc à voir sur  2M, grâce aux interventions en douce et aux instructions discrètes du stratège André Azoulay, la prochaine diffusion d’un documentaire, réalisé en 2005, par Kathy Wazana, une douce et désarmante réalisatrice canadienne, d’origine marocaine, née à Casablanca qu’elle quitta définitivement, à l’âge de six, en compagnie de ses parents qui avaient choisi de quitter définitivement le Maroc, leur pays natal et la terre de leurs ancêtres.
Et c’est grâce au fin André Azoulay, toujours solidement solidaire avec ses frères de race et de religion, que la douce et frêle Kathy Wazane a pu programmer son documentaire dans le cadre de la compétition officielle au dernier Festival National du Film marocain qui s'est tenu à Tanger du 12 au 21 janvier 2012. Un festival devenu, depuis que le directeur général du  Centre Cinématographique Marocain, l’inculte et imposteur Noureddine Saîl, a mis le grappin dessus, une véritable auberge espagnole  dans laquelle règne une grotesque mascarade, indigne d’une manifestation cinématographique à l’échelle nationale.
Revenons donc à la délicate Kathy Wazana qui, pleine de bonne volonté, filme André Azoulay, qui parle de lui, de sa ville natale et de son festival d’Essaouira, consacré entièrement à  la musique judéo-arabo-andalouse. Je n’ai vraiment pas apprécié la présence d’André Azoulay dans ce documentaire, filmé en 2005. Cela sonnait comme un reportage officiel fait  par la chaîne de télévision Al Oula,  l’arabophone, ou concocté par  2M, la francophone.
La vraie place du conseiller du roi n’était ni devant, ni derrière la caméra de Kathy Wazana qui,  face à l’humaniste et intransigeant militant Simon Lévy, se sentait soudainement complice. Car Simon Lévy, le grand patriote marocain et l’antisioniste jusqu’à la fin de ses jours, ne pouvait, face aux questions que lui posait cette antisioniste qu’est Kathy Wazana, que frapper du point en déplorant amèrement  le départ de tous ces marocains juifs vers Israël, et condamnant ceux qui les avaient poussés à quitter leur pays natal, le Maroc.
Et comme je l’ai dit à Kathy Wazana, son documentaire aurait beaucoup gagné en crédibilité, si elle avait également filmé et interviewé, Edmond Amran Elmaleh, Assidon  et  Abraham Serfaty : ces trois grandes figures marocaines, ces trois grands patriotes et grands militants de la cause humaine, et  pour l’existence  d’un Maroc juste et prospère pour tous ses fils et tous ces citoyens : des Marocains et des Marocaines, quelle que soit leurs religions !  N’est-ce pas mon cher André Azoulay que j’ai envie d’appeler très amicalement : AA. AA  pour les intimes. 
Le grand militant Abou Bakr Kadiri dort depuis l’après midi de ce dimanche  4 mars 2012, sous terre, dans un cimentière pour les marocains musulmans. 
Le grand patriote et grand militant Abraham Serfaty,  le penseur et grand patriote et militant, Edmond Amran El Maleh et Simon Lévy, le révolté et le sincère militant, reposent,  chacun, dans un cimetière pour les marocains juifs.
Tous égaux, sous terre.
Paix à leurs âmes.
C’étaient de grands hommes Marocains.
Aussi les complexés et autres énergumènes, atteints du syndrome du juif marocain,  qui dirigent 2M, doivent aller se faire soigner soit  à sidi Frej à Fès, soit dans un marabout de Tel Aviv, pour laisser la place à une nouvelle génération de marocains et de marocaines qui aiment leur pays et  leur identité nationale marocaine, quotidiennement  bafouée et méprisée par ces énergumènes à la tête de 2M, qui  ne jurent que par ce qui est étranger, notamment français ou juifs d’origine marocaine.
Rabat , 4 mars 2012
Nabyl Lahlou


mardi 28 février 2012

موازين و مراكش

 
موازين و مراكش
مهرجان موازين و مهرجان مراكش للسينما هما موعدان سنويان  أرادهما و قررهما الملك محمد السادس. انها رغبة ملكية قبل كل شيء. و من خلال هدين المهرجين , يتبين أن كلما هو ملكي تعطا له جميع الامكانيات المادية و تضع تحت اشارته كل الوسائل السمعية البصرية في خدمته و خدمة صورة النجوم العالمية التى تأتي لهدين المهرجانين. و أمام جمال و اشعاع كل ما هو ملكي , يبقى  كلما هو وطني و ممول من طرف الوزارات و المؤسسات العمومية , مخيبا للأمل , كئيبا في تصوره للفن و متخلفا في سياسته و فلسفته  مثلما هو الشأن بالنسبة للمهرجانات السينمائية  و المسرحية و الموسيقية و على رأسها المهرجان الوطني للسينما المغربية الذي يصهر على تسييره المدير العام المركز السينمائي المغربي.                                                                     
فلغاية الرئيسية من مهرجان موازين و مهرجان مراكش الدولي للسينما الذي تسيره فرنسية التي لا علاقة لها بالسينما , تبقى قبل كل شيء هي خدمة صورة الملك محمد السادس و سياسته المتفتحة على الموسيقى و السينما. أ لم نر في حفل توزيع الجوائز لمهرجان مراكش , الفائزين يشكرون الملك محمد السادس و الأمير مولاي رشيد,رئيس مؤسسة مهرجان مراكش.                                                                
كيف ما كان الثمن. فأكثر من 80 مليون درهم هي ميزانية مهرجان مراكش للسينما , هدا المهرجان الذي  يسيره الأجانب لفائدة اصدقائهم الأجانب  الدين يأتون من فرنسا و بلدان أخرى من أوروبا. انه لحزن كبير أن تعطى كل هده الأموال لهدا المهرجان الأجنبي. نفس الشيء بالنسبة لمهرجان موازن .                                          
كل ما يمكن أن نتمناه ,  نحن المغاربة , من حكومة السيد عبد الاله ابنكيران الذي , مع الأسف الشديد , لم يقم بأي مجهود و لا اجتهاد لفهم معاني و فلسفة و قوة التسامح الموجودة في ألعلمانية , كل ما نتمناه ادن هو أن تساعد هده الحكومة المبدعين المغاربة على خلق مهرجانات وطنية جميلة و كبيرة , و  بإمكانيات صغيرة ,من شأنها منافسة مهرجان موازين و مهرجان مراكش للسينما.            فالشعب المغربي الذي لم يتعود على الثقافة مند قرون , وهنا أتكلم عن  الثقافة الفكرية ألعصرية , يضل في حاجة ملحة للمعرفة الشاملة و للثقافة بجميع فروعها. فبدون ثقافة لن نحصل أبجا على التقدم. و التقدم لشعبنا و بلادنا ولفائدة شعبنا  و بلادنا  لن يتحقق إلا بفتح و تحرير العقول و الأفكار و التفتح عن أفكار الآخر. أبدا لن يحصل التقدم عن طرق الشعوبية و الغوغائية و الديماغوجية.                                                                            
نبيل لحلو
28 فبراير 2012



 

vendredi 24 février 2012

REDONNER A LA QUINZAINE DES REALISATEURS, SES LETTRES DE NOBLESSE

A monsieur Thierry Fremaux,
délégué général du Festival de Cannes.


Bonjour  monsieur Thierry Frémaux,                                                  
                                                          
C'est avec joie que je vous écris ce petit mot pour vous dire combien je serais heureux  de vous envoyer, à vous, à monsieur le président, Gilles Jacob, ainsi qu'au comité de sélection du Festival de Cannes, un DVD de mon nouveau film : Regarde le roi dans la lune.
Je serai extrêmement ravi et comblé de pouvoir inscrire mon nouveau film pour la Compétition officielle. J'espère que ce n'est pas trop tard.
Je vous remercie du fond du cœur.                                           .                                                                       Rabat, 25 février 2012                                
                                                              Signé Nabyl Lahlou

 

Edouard Waintrop
Délégué général de la Quinzaine des réalisateurs

Cher monsieur Edouard Waintrop

Je vous souhaite une grande réussite à la tête de La quinzaine des réalisateurs. La quinzaine des réalisateurs, qui a  accueilli de grands réalisateurs, semble, depuis plusieurs années, se confiner dans le choix et la programmation de films moyens, des films souvent sans envergure, thématique et artistique, à l’image du film franco-marocain : SUR LA PLANCHE, un petit film que ses promoteurs veulent faire passer, pendant sa commercialisation, pour un travail qui s’inscrit dans les revendications sociales, les luttes politiques et les révoltes, nées de ce que l’occident a appelé avec ironie et paternalisme :  LE PRINTEMPS ARABE.
Je serai très heureux de vous envoyer pour visionnage mon film Regarde le roi dans la lune.
Merci de redonner à LA QUINZAINE ses lettres de noblesse.

                                            Rabat, 25 février 2012                                
                                           Signé Nabyl Lahlou

 


mercredi 22 février 2012

لا لصندوق الدعم السنمائي لفائدة من يعيش خارج المغرب

لقد سبق لي أن شاهدت الأفلام الثلاثة لوزي بنسعيدي و وجدتها  و أجدها أفلاما بسيطة و صغيرة و سطحية  بعيدة كل البعد عن للإبداع السينمائي الخلاق و منعدمة الرؤية و المتعة.  لكن سماسرة الاشهار و الدعاية أصبحوا هم الدين يتحكمون في مصير كل عمل كان سينمائيا أو وموسيقيا أو مسرحيا.أو "كرويا" أو سياسيا  ليصنعوا منه ما يشاءون. و من خلال تدخلات هؤلاء ألسماسرة نرى أن أفلاما صغيرة تجد مكانها في المهرجانات السينمائية مثل ما حدث مؤخرا  بمهرجان برلين السينمائي  لفيلم  لفوزي بنسعيدي لأنه قبل كل شيء فيلم ألماني  فرنسي  مغربي , رغم أن المغرب هو الذي أعطى عبر صندوق الدعم السينمائ  خمسة ملايين درهم لفوزي بنسعيدي و للشركة الفرنسية المغربية  التي قامت بتنفيذ انتاج    و نفس الشركة هي التي أنتجت الفيلمين الأولين لفوزي بسعيدي الذي مند أن تعاطى للسينما حصل على مليار و مائتي مليون سنتيم من صندوق الدعم الذي لم يبخل أبدا على الشركة الفرنسية المغربية  أكورا المختصة في  الخدمات السينمائية. فادا كان فيلم "موت للبيع" قد اختير لمهرجان برلين سنة 2012 ,فليكن في علم بسعيدي و سماسرته أن فيلمي  ابراهيم ياش  الذي انتجه  بعشرين ملون ستتيم سنة 1982  قد سبق له أن قدم في مهرجان ببرلين سنة 1984  في البرنامج الرسمي.                                    
Sélection Officielle. Panorama du film méditerranéen.  
فعلى وزارة الاتصال و المركز السينمائي المغربي بقيادة مدير جديد و طني له غيرة على البلاد أن يضع حدا لاعطاء التسبيق على المداخل للدين يشتغلون و يعيشون في الخارج. .
      
nabyl lahlou
23 février 2012       

lundi 13 février 2012

C'ETAIT LE 20 MARS 2000

Les événements de toutes sortes qui secouent notre pays, chaque jour et tous les jours, me poussent à publier dans mon blog cette réponse que j'avais envoyée à l'Express suite à son enquête : " L'Express et les 100 qui font bouger le Maroc". 
Cette réponse à L'Express a été publiée par LE MATIN DU SAHARA, le 30 mars 2000, et  par le magazine MAROC HEBDO,  le 07 avril  2000.
 
VOICI LE TEXTE DE MA RÉPONSE A L'EXPRESS

 Ce sont de succulents et riches moments que L'Express me donne à lire et à goûter à travers ces interviews qu'il réalise avec ces artistes-créateurs-penseurs, invités sur un espace de plusieurs de ses pages, à parler, à s'exprimer, à défendre leurs idées, à faire part de leurs visions et préoccupations universelles.
C'est une sensation de sérénité, faite de sentiments d'humilité, de modestie, de satisfaction et de fierté, qui se dégage de ces entretiens que font vivre et partager les invités de l'entretien, communicant ainsi à l'artiste-créateur-penseur, seul, solitaire, marginalisé et volontairement combattu, une forte dose de solidarité, de soutien et de réconfort.
Dès lors, l'artiste seul et solitaire, celui qui vit dans les fins fonds des pays acculturés, ne se sent plus seul; il sourit, sachant que son combat et son refus du compromis et des compromissions, finiront par sonner le glas de cette quotidienne "cocacolisation" de l'espèce humaine. Aussi, en tant que Marocain, je ne peux vous cacher combien je me suis senti agressé et secoué dans mon être, mon esprit et ma sensibilité d'artiste-penseur-créateur, par ce titre, volontairement  "nargueur", que L'Express a donné à la couverture de son numéro consacré aux 100 qui font bouger le Maroc. 

Les vrais et grands changements pour le Maroc, les véritables changements pour un nouveau Maroc, les changements en profondeur du futur Maroc, pour une nouvelle image d'un Maroc nouveau, viendront du Roi, seront assumés par le Roi, grâce aux sacrifices acceptés et consentis par le Roi, dans une monarchie "désacralisée" et "déprotocolisée", une monarchie de sobriété et de simplicité, une monarchie baignant dans une splendide ferveur populaire et démocratique.
Mettre sur le même piédestal, comme le fait L'Express, de grands hommes au service de leur pays, comme Me Abderrahmane El Youssoufi, le Prince Moulay Hicham, le professeur Wajih Maâzouzi... et de minuscules faiseurs de films et voraces prestataires de services cinématographiques, à l'image de Sarim Fassi Fihri, qui eut recours à la menace et à l'intimidation, en décidant, au nom de l'ex-ministre de l'Intérieur, Driss Basri, de m'interdire, en compagnie de mon épouse, d'assister à la cérémonie de clôture du dernier festival du film marocain, tenu en novembre 1998, est tout bonnement indécent et honteux. Mettre sur le même pied d'égalité, comme le fait L'Express, de grands militants et anciens prisonniers politiques, comme Salah El Wadie, Driss Benzekri, Sion Assidon, Younès Moujahid.... ou un soldat, comme le capitaine Adib, qui vient d'être condamné à cinq ans de prison, pour avoir "commis l'erreur" de dénoncer quelques militaires corrompus et imbus de leurs galons, et l'inculte Bziz, ce rigolo qui n'arrête pas, d'un côté, d'arnaquer les organisations des droits de l'Homme, les amicales des travailleurs, les diplômes-chômeurs et certains directeurs de journaux, pour se faire son beurre et, d'un autre côté, intimider et menacer, en bon flic borné qu'il peut être, tous ceux qui, comme moi, dénoncent ses arnaques et voient en son "bziz-onanisme", un juteux fonds de commerce et une véritable atteinte à la vérité et la liberté d'expression, est tout simplement méprisable.
Faire jouer, comme le fait L'Express, le même rôle dans la marche et la construction du Maroc, à des dames comme Najat M'jid, Hakima Himmich, Aïcha Chenna, Christine Daure-Serfaty.... qu'à une actrice débutante, qui ne cesse d'affirmer, dans une pub à la télé, que l'huile "de tournesol ne donne pas le cholestérol", est une plaisanterie de très mauvais goût.
C'est tremper sa plume dans le ridicule et le grotesque que de qualifier de "personnage qui fait bouger le Maroc", un comédien débutant qui, à trente trois ans, n'a encore rien fait de sérieux ou d'intéressant dans sa carrière, en dehors de faire de la pub à la télé pour des produits alimentaires, de se faire photographier avec son bébé devant les caddies des supermarchés, de faire le "confident téléphonique" ou de jouer, en bonne "coqueluche des jeunes filles marocaines", dans des films roman-photos.
Voilà de quoi rendre jaloux "celui qui veut favoriser le dialogue inter-religieux", et qui s'avère incapable de la moindre convivialité, puisqu'il n'eut aucune honte à réquisitionner, pour lui seul et pour les beaux yeux de ses sept assistants, les deux balcons des deux salles de théâtre pour pouvoir "visionner" tranquillement les pièces qu'il avait la charge de juger, en tant que président du jury du premier festival du théâtre national, tenu en juillet dernier.C'est vraiment se moquer des gens et se payer, royalement, les esprits sains, que de gratifier de "personnalités qui font bouger le pays", ces exilés de luxe qui se la coulent douce, à l'image de Noureddine Saïl, Fouad Laroui ou Hamid Berrada, l'instigateur de ce dossier sur le Maroc, ou ces milliardaires et hommes d'affaires, ces fondés de pouvoir de grandes sociétés, à l'image de ce spécialiste en informatique et bureautique, que le journaliste Stephen Smith, dans son livre "Oufkir, un destin marocain", présente comme ayant été l'amant de la femme du général, cette veuve qui n'arrête pas, à coup d'interviews, de promouvoir son livre "Dans les jardins du Roi", dont elle a décidé de verser la totalité des recettes à l'association Bayti, qui se bat pour sauver les enfants des rues.
Voilà de quoi donner au général putschiste "auto-suicidé", une image autre que celle du bourreau des enfants de mars 65, mais je doute fort que la présidente de Bayti accepte de tels "fruits", provenant d'un tel "jardin", autrement, elle donnera raison à toutes celles et à tous ceux qui pensent qu'ils sont rares, très rares, ceux et celles en mesure de conduire les locomotives des trains d'aujourd'hui et de demain, des trains idéaux pour brûler les étapes, des trains pour gagner le temps perdu, des trains que le Premier ministre se doit de mettre sur les rails, pour mettre hors d'état de nuire, les 100 qui les bloquent, et neutraliser et combattre les mille, les dix mille, les cent mille qui empêchent le Maroc de bouger et de progresser, ce Maroc de trente millions d'habitants, dont 65% ne savent ni lire ni écrire.
Un Maroc qui ne possède qu'un seul véritable grand théâtre. Un Maroc dont 90% des grandes et petites villes n'ont pas de théâtre ni de maisons de culture. Un Maroc dont 90% des petites villes et 100% des villages n'ont pas de salles de cinéma.
Un Maroc dont les deux télévisions publiques ne peuvent offrir aux citoyens plus de deux ou trois téléfilms par an et moins de deux ou trois téléfeuilletons par an. Un Maroc qui ne possède même pas deux ingénieurs du son pour le cinéma, ni deux ou trois bons directeurs de la photographie ou deux ou trois chefs-monteurs.
Un Maroc dont les "cinéastes", les distributeurs et les exploitants sont incapables de donner à voir, dans les salles marocaines, plus de deux ou trois films par an. Un Maroc dont la production théâtrale de qualité, digne de ce nom et de la création, dépasse rarement deux ou trois pièces de théâtre par an. Un Maroc dont les penseurs, les philosophes, les poètes, les nouvellistes, les romanciers, les écrivains et les dramaturges, ne "pondent" pas plus d'une vingtaine de titres par an.


Fait à Rabat le 25 mars 2000
Nabyl Lahlou,