mercredi 18 mai 2016

Intellectuels progressistes et progressistes intellectuels,
je suis triste et profondément déçu par vous !

Sur les trois cents personnes à qui j'ai eu le plaisir et l’honneur  de faire part (par mails et sms), de la tenue du 4ème Festival de mon cinéma, en hommage à la grande comédienne Sophia Hadi, aucune de ces trois cents personnes n’a daigné effleurer de ses belles fesses et son beau postérieur, les confortables fauteuils du cinéma le 7ème Art, qui a accueilli le 4ème Festival de mon cinéma, un festival organisé par l’heureux solitaire que je suis ; un festival sans  fanfares ni trompettes ; un festival  sans le moindre soutien ; sans la moindre information télévisée, ou journalistique.
Sur les trois cent cents personnes, sollicitées pour venir assister à mon festival, seuls, Abderrahim Jamaï, Anis Balafrej, Saïd Mouline, Taj-Eddne Baddou, Kenza Sefrioui et le cinéaste Latéf Lahlou, souhaitèrent, par mail,  un heureux hommage à Sophia Hadi, sans pouvoir venir voir un seul film sur les six, projetés en hommage à Sophia Hadi, dans le cadre de ce 4ème  festival du cinéma de Nabyl Lahlou.    
Parmi les trois cent cents personnes que j’ai invitées à mon festival, dont des hommes et des femmes que j’apprécie et respecte, des politiciens et des politiciennes, cultivés et progressistes, comme peuvent l’être mesdames Khadija Riadi, Latéfa Jbabdi et Nabila  Mounib, ainsi que messieurs Mohammed Sassi, Omar Balafrej, Fouad et Abdelmoumen, seul le solitaire Khalid Jamaï a été présent à l’ouverture de ce Festival le lundi 9 mai 2016. Merci Khalid Jamaï.
Sur les quatre cents noms que j’ai contactés, dont des écrivains, des romanciers, des penseurs et des poètes, à l’mage d’Abdellatif Laabi, Abdelak Serhane (même s’il n’écrit plus depuis qu’il a goûté aux charmes discrets de la bourgeoisie), Moulne Laoussi, Fatéma Chahid... seul le romancier, en langue française, Hocine Faraj a bien voulu répondre à notre appel en venant à l’ouverture de mon Festiva. Merci Hocine Faraj.
Au niveau des médias,  aucun journal, aucune télévision, aucun site électronique,  qui se respecte,  aucune radio, n’avaient jugé utile de se déplacer au cinéma  le 7ème Art pour jeter un coup d’œil sur mon 4ème Festival de cinéma et voir un film, au moins un seul film. 
Aujourd’hui 14 mai 2016 c’est mon dernier film REGARDE LE ROI DANS LA LUNE qui clôturera   mon 4ème Festival de cinéma. A vous, tous et toutes, qui n’avez même pas daigné répondre  à mes appels et mes invitations, successives, je vous dis de rester chez vous devant vos télé, où à l’intérieur de vos têtes, car si vous venez voir REGARDE LE ROI DANS LA LUNE, vos consciences seront bousculées.
Ne venez pas
                                                                                                                                                    Rabat. Samedi 14 mai 2016
                                                  Nabyl Lahlou

  

AU ROYAUME DES INERTIES RENOUVELABLES, LES IMPOSTEURS SONT ROIS


Ne touche pas à ma bourgeoisie !

AU ROYAUME DES INERTIES RENOUVELABLES, LES IMPOSTEURS SONT ROIS

L’heureux Quémandeur des croyants que je suis, l’heureux démiurge que je suis, l’heureux créateur né au royaume des inerties renouvelables, n’a jamais ressenti la moindre honte à quémander des moyens  pour produire ses pièces de théâtres. Jouvet l’avait fait en son époque, une très belle époque, pas comme celle d‘aujourd’hui, trop sinistre, trop matérielle, trop artificielle, trop inhumaine, où on brade facilement ses principes et ses convictions en acceptant de changer de veste pour mieux gravir l’échelle sociale. Il n’y a donc rien de honteux, ni de dégradant, pour tout individu qui atterrit dans un espace bourgeois  de goûter aux charmes discrets de « la  bourgeoisie marocaine », surtout quand cette bourgeoisie est créée et fabriquée par son ancestral maître, le Makhzen séculaire, qu’elle sert aveuglément tant qu’il continuera à l’enrichir  et à la rendre intouchable.

L’homme nait avec un destin, qui lui est tracé dès sa naissance : Il sera un grand combattant et un grand militant pour la liberté et l’Indépendance de son pays, dont les dirigeants le jetteront en prison pendant plusieurs années avant qu’il n’en sorte, la tête haute, parce que son combat aura triomphé. 

D’autres hommes et femmes naissent pour vivre et grandir dans la pauvreté et la colère, se voient, après des années de travail, de combats et de luttes, propulsés sous les projecteurs de la reconnaissance mondiale, qu’elle soit humanitaire, littéraire, artistique, économique ou politique. Cet état des choses n’arrive naturellement que dans les grandes nations où la démocratie a un sens réel, contrairement au royaume des inerties renouvelables où l’imposture règne et où les imposteurs se partagent les bienfaits de l’imposture. Heureusement qu’il existe encore dans notre pays des hommes et des femmes, des militants farouches, pour le sauver et le défendre. Parmi ces militants convaincus de transformer  « Le plus bau pays du monde » en « un paradis pour toutes les classes sociales », il y a l’écrivain Abdelhak Serhane qui, lorsque quelqu’un taquine la bourgeoisie marocaine, se dresse comme un doberman, prêt à mordre, en aboyant   : « Ma bourgeoisie t’emmerde parce qu’elle n'a rien à voir dans tes histoires et tu ne lui arrives pas à la cheville car elle rend d'immenses services à la société de la marge alors que tu ne te préoccupes que de toi-même », en réaction à mon texte : Intellectuels progressistes et progressistes intellectuels je suis triste et profondément déçu par vous.
« Consulte le site Média Part et tu verras ce que Serhane écrit pour défendre la démocratie, la liberté et la justice pendant que Nabil encense Lahlou, que Lahlou glorifie Nabil et que les deux harcèlent l'univers avec leurs lettres-pleurnichardes qui n'honorent ni la cause des cinéastes ni celle des hommes de théâtre. »,
J’ai écrit plus de deux cents lettres ouvertes dans lesquelles il n’y a pas une seule phrase qui ne défende pas le théâtre et le cinéma et ceux et celles qui les pratiquent pour gagner leur vie. Je ne condamne que les imposteurs et les escrocs, comme je l’ai fait en adressant, le 4 août 1991, une lette ouverte au ministre de l’intérieur et de l’Information, Driss Basri, pour  condamner les vols, les magouilles et les arnaques dont étaient coupables, Souheil Benbarka, le directeur général du Centre Cinématographique Marocain, et le président du Fonds d’aide à la production cinématographique Marocain. Cette lettre ouverte m’a coûté dix années d’interdiction de faire mes films, sur une décision officielle du directeur général du CCM, Souheil Benbarka à qui la commission du Fonds d’aide à la production cinématographique vient d’accorder sept millions de dirhams à son projet de film Le songe du Calife, écrit par un certain Bernard  Stora. Ces sept millions de dirhams, offerts à l’ex-directeur général du CCM, un cinéaste milliardaire, Souheil Benbarka, qui pondra un mauvais film étranger, est un véritable coup de poignard dans le dos de tout jeune cinéaste qui attend de réaliser son premier film. Ce favoritisme, flagrant et nauséabond, au profit du milliardaire Souheil Benbarka, propriétaire d’hôtels et de salles de cinéma, j’ai eu l’opportunité de le dénoncer et condamner en présence de monsieur Mostapha Khalfi, ministre d la Communication et porte-parole du gouvernement du royaume du Maroc.
« Ouvre le dernier Dine Wa Dounya et tu verras que Serhane n'écrit pas  pour dire  qu'il n'a pas reçu d'argent, qu'il n'a pas été invite à tel ou tel événement ou pour faire l'apologie de sa propre personne. Serhane n'écrit pas pour se lamenter sur son sort (Mon dernier roman interdit, a été publié alors que je "goutais déjà aux charmes discrets de la bourgeoisie" comme ma lettre ouverte à M6 publiée dans le journal Le Monde et tant d'autres articles publiés par Mediapart ou Rue 89. Serhane défend une cause, une cause commune. Il ne passe pas son temps à défendre son propre ego. Consulte le site Mediapart et tu verras ce que Serhane écrit pour défendre la démocratie, la liberté et la justice »

 

Je pense que Madame Yasmina Filali sera contente de lire cette lettre ouverte, comme je fus content quand, en 1989 à Paris, sur instruction de son frère Fouad Filali, Président de la SOREAD et de 2M,  elle m’acheta les droits télévisés de mes cinq premiers films pour le compte de 2M, cinq films que 2M n’a jamais osé diffuser suite à l’interdiction de la diffusion du Gouverneur général de l’ile de Chakerbakerben, programmé un dimanche 19 février 1989, puis déprogrammé et interdit de diffusion. Malval s’en souvient encore.
Et depuis l’interdiction de Chakerbakerben, en 1989, 2M continue de refuser d’acheter les droits de mes films, qui sont aujourd’hui au nombre de neuf, en continuant  de privilégier ses proches, ses amis et les démarcheurs pistonnés, en leur achetant à prix d’or des produits cinématographiques périmés et non consommables pour une grande partie, parce que vides de sens, insignifiants et insipides.

« Nous avons un peuple en souffrance qu'il faut défendre, une justice aux ordres qu'il faut défendre, une liberté d'expression en danger qu'il faut protéger avec le peu que nous possédons; notre plume et notre intégrité  d'intellectuels progressistes et de progressistes intellectuels". Nous avons toujours été des hommes debout, alors demeurons des hommes debout mais debout au service d'une cause et de nos principes ! »

Comme c’est facile à dire et à écrire. Moi, je n’ai jamais de ma vie écouté les fabricants et marchands de slogans politiques, ou publicitaires. Je les ai toujours détestés parce que je les trouve nocifs et dangereux. 
Ce qui me préoccupe en ce moment, et ce doit être pareil pour trente millions  de Marocains, c’est  comment  payer mon épicier, mon boucher, mon téléphone, mon internet, mes médicaments, mon dentifrice et mes déplacements en taxis et tram. Ce n’est sûrement pas avec les mille deux cents dirhams qui représentent la recette totale de la vente des billets pour les six films projetés au cinéma le 7ème Art, que je vais pouvoir satisfaire tout le monde.
Mille deux cents dirhams de recette totale que j’ai partagés à part égales entre les six employés du cinéma le 7ème   Art.
Voila comment vit et se comporte, tout simplement, tout humblement, tout humainement, l’un des plus grands hommes de théâtre et de cinéma que comptent les planètes, Terre et Mars, et que tous les imposteurs et autres mercenaires de la plumes et du numérique détestent et haïssent.

 

                                                                                                                                                                                                                             Rabat 16 mai 2016
                                                                                                                                                                                                  Nabyl Lahlou

    

mercredi 9 mars 2016

رسالة سابعة مفتوحة الى السيد رئيس الحكومة عبد الاله بنكيران

رسالة سابعة مفتوحة الى السيد رئيس الحكومة عبد الاله بنكيران

هناك فساد على مستوى صندوق الدعم للسينما المغربية

السيد رئيس الحكومة المحترم                                               

في نهاية شهر غشت سنة 2014 ، ذهب السيد نور الدين السايل ،المدير العام السابق للمركز السينمائي المغربي ، إلى حال سبيله بعدما فرض سياسته السينمائية المبنية على تدخلاته في كل شيء لفائدة أقربائه و أصدقائه و حاشيته من داخل الوطن خارجه. وطوال مدة حكمه (2003-2014) ، تحكم نور الدين السايل في اختيار رؤساء وأعضاء لجان صندوق الدعم و رؤساء و أعضاء لجان التحكيم للمهرجان الوطني للفيلم  الذين يجدون أنفسهم أمام طباخ ماهر يساعدهم على التفنن في طبخ جوائز المرجان ، حسب ذوقه و تعليماته. مرت سنة و نصف على مجيء السيد صارم الفاسي الفهري الذي فضل أن يكون فقط مديرا للمركز السينمائي المغربي ، عوض أن يكون مديرا عاما ، الشيء الذي جعل السيد صارم الفاسي الفهري يكبر في عيني. و أتمنى أن يكبر أكثر في تقديري إذا تفوق في وضع حد للتلاعب بأموال صندوق الدعم للسينما المغربية ،كما شاهدت ذلك  عبر أغلبية الأفلام الطويلة التي أنتجت بمال صندوق الدعم كفيلم جوق منتصف الليل ،الذي حصل على ستة ملايين درهم. و للتذكير فقد سبق لألبير ليفي و جيروم كوهن  أن حصلا على اربعة ملايين درهم من صندوق الدعم لإنتاج فيلمها  قنديشة.             
ومن منظوري كمخرج مغربي انتج واخرج تسعة أفلام طويلة بغلاف مالي لا يتعدى سبعة ملايين درهم,يبدو لي أن ما صرفه البير ليفي لإنتاج "جوق نصف الليل" لا يمكن أن يفوق المليونيين درهم ، إن لم يكن اقل. فأين ذهبت أربعة ملايين درهم. من هذا المنطلق يمكن لي ان أؤكد بان الفساد السينمائي يأتي قبل كل شيء على يدي السينمائيين وشركات الخدمات السينمائية                                                       .   
و اذا كان موضوع فيلم جوق منتصف الليل يدور حول لقاء بين مايكل بوطبول وهو مغربي يهودي ، وسيم و جميل الوجه والقامة ، وسائق طاكسي, مغربي مسلم  تنقصه حروف الزين و يفتقر لجمال الوجه و القامة ، ففي  فيلم أفراح صغيرة ,الجمال موجود بالجملة و الزين كائن 
بالكثرة و جمالية القفاطين و "التكشيطات" و "الرزز" النسائية حاضرة مدى 98 في المائة من مجموع مشاهد الفيلم التي صورت كلها داخل دار تطوانية لا تخلو هندستها الأندلسية من جمالية. لكن محمد الشريف الطريبق ، منتج و مخرج  أفراح صغيرة ، لم يصرف من خمسة و ثلاثين مليون درهم ، التي حصل عليها من صندوق الدعم ، سوى مليونا و مائتي الف درهم ، حسب تقديري كمنتج و مخرج لتسعة افلام طويلة. فإلى أي حساب بنكي ذهبت مليوني وثلاثة مائة الف درهم؟ من هنا يمكن لي أن أؤكد مرة اخرى بأن هناك خلل و ارتباك و فساد داخل لجن صندوق الدعم للسينما. هذا الصندوق الذى تعود منذ تأسيسه سنة 1988 على التلاعب بأموال الدولة كما حدث سنة 1991 عندما قام اول رئيس للجنة الدعم, بإعطاء نفسه مليونا و سبع مائة الف درهم لإخراج فيلمه الأول.وهذا الرئيس،الذي ظل رئيسا للجن الدعم طوال ستة سنوات متتابعة،اعطى لسيل بنبركة،المدير العام السابق للمركز السينمائي المغربي،مليونا و ثمان مائة الف درهم لتمكينه من إعادة النظر في "مونطاج" فيلمه معركة الملوك الثلاثة ، الذي انجزه بمليارين اعطيت له من طرف الدولة المغربية. فالفساد السينمائي,انطلاقا من صندوق الدعم للسينما و لجانه ، ليس وليد اليوم ، أو البارحة ، بل منذ سنة 1988,حيث زرعت بذوره السامة التي يجب القضاء عليها وذلك بتغيير معايير و قوانين صندوق الدعم و إعادة النظر في اختيار رؤساء و اعضاء لجن صندوق الدعم ، و إلا فالمهزلة السينمائية و السرقة المالية ستستمران في قتل امال المبدعين السينمائيين المغاربة كما أحسسته بمرارة و انا أشاهد فيلما بلجيكيا اهدته لجنة صندوق الدعم مليونين و خمس مائة الف درهم لتصوير مشاهد لا تفوق مدتها ستة دقائق. إنها السرقة بمعنى الكلمة. فمن يكون المسئول على هده السرقة ؟ هل كتابة صندوق الدعم التي يترأسها منذ سنة 1988 السيد عبد اللطيف العصادي ، أم الشركة المتخصصة في الخدمات السينمائية  التي تقدمت بمشروع إنتاج فيلم بلجيكي باسم مخرج من أصل مغربي. هذه الشركة التي حصلت على مليونين و خمس مائة الف درهم,لم تنفق منها لتصوير سنة دقائق إلا أربعة مائة ألف درهم, حسب تجربتي كمنتج أخرج تسعة أفلام                                     
 و للقضاء على هذا الفساد السينمائي ، الذي نراه بالواضح و الملموس عبر افلام رديئة استفاد منتجوها  و مخرجوها  من أمول طائلة ، علينا ان نناضل جميعا من أجل بناء سينما مغربية ذات بعد عالمي،مضمونا و شكلا و جمالية و قوة فنية و خيالية. ولتحقيق هذا الهدف،هذا  الحلم السينمائي ، يجب على وزارة الاتصال و المركز السينمائي المغربي أن يقنع الموظفين الذين أصبحوا يتقدمون بمشاريعهم السينمائي،أن يحترموا وظيفتهم العمومية لأن الابداع السينمائي صعب جدا،جدا،لأنه استهزاء بمهنة الاخراج السينمائي ان تعطي لجنة صندوق الدعم للسينما أربعة ملايين درهم لموظف بمسرح محمد الخامس لإخراج فيلمه الأول الطويل. فعلى هشام الجباري أن يقدم استقلته من وظيفته العمومية التى يتقاضى عنها راتبا شهريا اذا كان يريد لجوء عالم الاخراج السينمائي. كما أنني أتسائل عما فعله عبد الاله الجوهري لإقناع لجنة صندوق الدعم للسينما حتى منحته أربعة ملايين درهم لمشروع إخراج  فيلمه الأول الطويل.على هذا الأستاذ في السلك الثانوي و مخرج لبرنامج أسبوعي حول السينما ان يختار بين وظيفته لعمومية و الاخراج السينمائي.        ولعل الأربعة ملايين درهما  التي اعطتها له لجنة صندوق الدعم لإخراج فيلمه الأول الطويل,ستدفعه الى مراجعة تعامله كمنتج تلفزيوني ازاء نجاة بنسالم,هده الفتاة المراكشية التي سبق لها,سنة 2002,أن اختيرت صدفة لتمثل دورا رئيسيا في فيلم فرنسي حصلت بفضل ادائها البدائي و الهاوي في هدا الفيلم الفرنسي لمخرجه جاك ضوايو،على جائزة احسن ممثلة بمهرجان البندقية لسنة2003 كما فازت بنفس الجائزة في مهرجان مراكش الفرنسي الفرنكاوي للسينما بنفس الدور الذي يحمل اسم رجاء. هده الفتاة التي خانها حضها و زمنها ومحيطها الاجتماعي،استغل عبد الاله الجوهري حالتها كمتشردة تتجول عبر ازقة و شوارع مراكش بحثا عن قوتها اليومي ولو تطلبها الأمر ان تتقمص شخصية ملاكمة في ساحة جامع لفنا،ليبني و يفبرك فيلما وثائقيا مصطنعا و غير طبيعي حول ما تعيشه هده الفتاة من بؤس و فقر تعبر عنهما بكثير من التكرر المصطنع. ولعل الستون ألف درهم التي اعطاها عبد الاله الجوهري كأجرة لنجاة بنسالم التي أعطت له فيلما وثائقيا سيسافر به عير المهرجانات ليتجر به,لدليل على ان هذا الأستاذ للسلك الثانوي و العمل للقناة الأولى ,سيصرف الأربعة ملايين درهم لإنتاج فيلمه الطويل الأول على طريقة البير ليفي و الشريف الطريبق و هشم الجباري و المنعدم الأخلاق و الموهبة أحمد بولان و آخرون.                                               
قيل لي ان الشريط الوثائقى المفبرك الاصطناعي لعبد الاله الجواهري سحر لجنة التحكيم التي قررت ان تعطيه الجائزة التي تحمل اسمها أي  لجنة  التحكيم.                                                                 
اما لجنة الظل التي ترأستها الحاكم العام لجزيرة الشاكرباكربن فقد اسندت الجائزة الكبرى و جائزة الإخراج للفيلم البلجيكي-المغربي رجال من طين لمراد بوسيف،الدي اهانته لجنة التحكيم التابعة للمركز السينمائي المغربي بإعطائه  تنويها.                                                              
مع مودتي و تقديري الخالصين                                               
الرباط. 7 مارس 2016
                                       

mardi 2 février 2016

رسالة مفتوحة الى نبيلة منيب

رسالة مفتوحة الى نبيلة منيب

أوتوبيا يا حبيبتي و مجنونتي


" أفكر-أقول كفاكم احتقارنا و كرهنا و دس كرامتنا و ذلك بدفعنا للانحناء أمام الطغاة الذين صنعهم خوفنا و تخلفنا.", يقول هاملت لماكبث لذي  يجيبه : " أفكر-أقول عاليا و بحنجرة سئمت من عنف الصمت أننا في حاجة إلى ثورة للقطع مع الدولة الفاسدة و لقطع جذور الفساد و رؤوس الحكام الفاسدين و المفسدين , و لو تطلب الأمر إغراق الدنيا في بحر من دم أسود على أيادي ميلشيات لا لون لها سوى لون الدماء التي تنفجر بعد فصل الرؤوس عن الأجساد. ثورة تلد لنا إنسانا جديدا متحررا من الخرافات القديمة و أساطير الأولين. إنسان مبني فكره و عقله و إيمانه على قراءة جديدة للكتب السماوية. إنسان مقرآن بإيمان عقلاني يمكنه من تجديد رؤيته الدينية أمام أولئك الذين..." (1)                                     
وأنا اشاهدك و أصغي اليك في برنامج "تسعون دقيقة للاقناع", رأيت انك تقاسمي هاملت و ماكبث غضبهما و تمردهما ازاء الوضع السياسى الفاسد الذي كان قائما فتاكا في سنوات الرصاص. لكن ,عكس هاملت و ماكبث , اللذان اختار الشلل الذاتي , فضلت , انت , خوض النضال لإعادة الى اليسار رسالته النبيلة.هكذا وجدتك جميلة الذكاء و أنيقة السلوك وجذابة و مقنعة و مقبولة و محبوبة من بداية انطلاق كلامك الجميل في النطق والإلقاء الى نهايته الغنية بأفكارك الحرة و المتحررة من كل حساب سياسي او رؤية  سياسوية. فطوال واحد وتسعين دقيقة, استطعت بكل جمالية حضورك ان تطرحين و تدافعين بكل ايمان و ثقة عن أفكارك و اقتراحاتك و آمالك قي رؤية المغرب يخرج من تخلفه الاقتصادي و المدرسي ليقطع نهائيا مع عقلية القرون الوسطى التي لا تزال سائدة و راسخة , سياسيا و اقتصاديا ودينيا  داخل عقول وفي سلوك اغلبية الدين حكموا البلاد مند حصوله على استقلاله لمتحكم فيه الى الدين يحكمونه اليوم , حيث نرى ان الشعب المغربي ما زال يتخبط في جحيم الفقر بكل أنواعه و بشاعته القاتلة و الفتاكة لاسيما عندما يكون مبنيا على الجهل الديني و الثقافي.
وعلى ذكر كلمة الثقافة , لاحظت انها غابت عنك اثناء استجوابك من طرف منشط البرنامج و استنطاقك على يد مدير جريدة الأحداث المغربية , الذي لم يفلح في زعزعة اناقتك السياسة ولا مبادئك النبيلة المبنية على عقيدتك اليسارية الخالصة. كم من زعيم يساري تقدمي و ليس يساري مزيف انتهى به القدر الى رمي بمبادئه ليستسلم الى سحر المخزن و يرتمي في احضانه الساحرة.
ان أغلبية الأحزاب تتجاهل دور الثقافة في خلق و بناء مواطن واعي و متفتح العقل و الفكر و السلوك. فالتطرق للكلام عن الثقافة و دورها في انارة المجتمع و بناء مواطن مسئول له حقوقه و وجباته يبدو لي منعدم  الوجد في برامج أغلبية الأحزاب السياسية, كانت تاريخية أو من صنع لمخزن. كما انني لاحظت ان لا وجود عند رؤساء و مسير هده الأحزاب السياسة لحب الثقافة و ممارسة الثقافة و لو بالذهاب الى المسرح والسينما و هم يشترون  تذكرتهم. لسن في السويد حيث الوزراء يدهنون الى المسرح و لسينما مثلهم مثل كل مواطن عادي. فالجهل الثقافي و الفني و الجمالي يضل مستمرا بكل عجرفة و وقاحة في سيطرته على عقول أغلبية زعماء الأحزاب السياسية والنخب السياسية المستمرة في حكم المغرب الذب أصبح بالنسبة مملكة تجميد الطاقات الحية و تجديد الطاقات الميتة لفائدة المتطفلين و المرتزقة.
إن سكات زعماء الأحزاب اليسارية التقدمية بقبولها الركوب في سيارات وزارية, اضاع لنا فرصة التغيير الحفيفي. لكن هدا لا يمنعنا من الاستمرار في مقاومة الفساد و المفسدين الدين لا يريدون للمغرب أن يكبر و يصبح كبيرا , مستقلا و محررا بمفهوم الهوية الثقافية و المعنى التاريخي  و الجغرافي. 
                                     
, 30 يناير 2016     الرباط
                                                                    نبيل لحلو


    (1) مسرحية  اوفيليا لم تمت التي كتبت 1969

lundi 7 décembre 2015

DEUXIÈME LETTRE OUVERTURE A FRAN CIS FORD COPPOLA

2ème lettre ouverte à Francis Ford Coppola en souvenir de la 1ère

C’est pour quand un film sur le criminel George W Bush ?  

« C’est quoi un film, Monsieur Coppola ? ». «C’est quoi être cinéaste, Monsieur Coppola ? ». « A quoi sert-il de faire un film, Monsieur Coppola ? ». Ce sont là quelques questions parmi tant d’autres que l’assistance vous posera à l’occasion du « master class » que vous allez animer à Marrakech, l’occasion de la tenue  de son  10ème Festival International du Film.
Quels conseils pourriez-vous donner à tous ces jeunes marocains et marocaines qui rêvent de devenir cinéastes, alors que leur pays, « Le plus beau pays du monde », ne possède pas la moindre école décente pour enseigner l’art du  cinéma ?   Quels espoirs cinématographiques pourriez-vous dessiner à l’horizon à tous ces jeunes marocains et marocaines, qui rêvent de faire des films, alors que leur pays, « Le plus beau pays du monde », ne dispose plus que de quarante salles de cinéma, quarante écrans, à 97 % mis à la disposition des films américains, parlant français, et des films français, parlant  français, car notre pays, « Le plus beau pays du monde », ne produit pas plus que trois à quatre films par an, des films qui ne voient le jour que deux à trois ans après le premier tour de manivelle du leur tournage.
J’aurais aimé être présent à votre « Leçon de cinéma », ne serait-ce que pour vous dire : comment un homme comme vous, un créateur libre et indépendant, a accepté tous ces avions et tous ces hélicoptères que le président dictateur Philippin a mis à votre disposition pendant le tournage de votre  Apocalypse now.
Dénoncer la folie de la guerre américaine au Vietnam, d’un côté et, d’un autre, tendre la main au dictateur Marcos, où est la place de la morale face à celle du Business ». Ce sont là quelques extraits de la lettre ouverte que je vous ai adressée le 2 décembre 2010, le jour de la cérémonie d’ouverture du 10ème Festival International du Film de la Principauté de Marrakech. Vous revoilà de retour  dans « le plus beau pays du monde », non pas pour donner une leçon de cinéma, comme vous l’aviez fait en 2010, mais pour présider le jury du 15èmE du Festival International du Film de la Principauté de Marrakech, qui demeure, depuis sa première année,  un festival franco- français, conçu et dirigés par des français, des français  heureux d’avoir  réussi leur pari d’importer de Paris leur projet de créer « Un grand festival de cinéma à Marrakech pour servir et faire briller l’image du roi du Maroc et de son  royaume ainsi que faire pâlir de jalousie Cannes, Berlin et Venise», comme le proclamèrent et continuent de le faire,  et sans la moindre gêne, les marchands Festival International du Film de
la Principauté de Marrakech
Comme dans ce joli film américain où Bill Murray se réveille plusieurs fois, successives, pour se rendre à son travail, mais qui se  rend compte, une fois révélé, qu’il ne fait que continuer de rêver qu’il est bien réveillé et en train de mener une enquête dans un  patelin enneigé, j’imagine le même Bill Murray, acteur préféré de votre fille Sofia Coppola, subir un cauchemar, plutôt que d’accepter de vivre un rêve féérique à travers tout le luxe luxuriant que les marchands du Festival International du Film de la Principauté de Marrakech mettront à sa disposition pour le remercier  d’avoir accepté que le FIFM de la pétillante blonde Mélita Toscan Du Planter et du ténébreux Bruno Barde  lui  rende hommage l’occasion de sa quinzième session.
Le 7 Avril 2016, vous aurez 77 ans. Début janvier 2016, l’alarme de mon réveille-matin sonnera mes soixante et onze ans pour me rappeler qu’au royaume des inerties renouvelables, où je suis né et vis depuis 70 ans, seules les farces et les mascarades peuvent se vanter d’exister et de narguer les énergies vivantes que le système roturier et routinier croit condamner au silence, parce qu’elles perturbent son profond sommeil.
Longue vie à nous deux pour continuer de prouver que le souffle de la création ne s’éteint jamais, sauf si le Vrai Grand Créateur du Monde décide de nous rappeler à Lui. Puissent nos âges atteindre celui de Manoël De Oliveira. Mon Dieu ! Comme je suis bête et prétentieux. Comment, moi, qui suis quasiment inconnu sur les plans, international et  national, je me permets de dire : « Longue vie à nous deux » ? Car, même si je dois vivre centenaire, le cinéma est bel et bien mort dans mon pays, le Maroc, « Le plus beau pays du Monde » , qui se permet le luxe de péter plus haut que les quarante salles de cinéma qui lui restent à supporter, en finançant un festival Franco-français, dont vous avez accepté d’être le président du jury de sa quinzième session, comme vous acceptâtes, en 2010, d’y animer un master classe « un msid cinématographique ».
Donc, longue vie à vous, tout seul, pour produire et réaliser un film sur l’imbécile, et non moins désaxé, George Bush, afin  d’exposer, d’éclairer et d’expliquer à vos compatriotes américains les mensonges, les lâchetés et les sordides trahisons qui, au nom de l’idéal américain, de la « morale » américaine, du profit américain, du dollar américain, des ventes d’armes américaines, de la Première Puissance Mondiale qui est l’Amérique, comment un président américain est devenu un vulgaire gangster et un criminel en décidant d’aller détruire une civilisation, cinq fois millénaire , et réduire tout un peuple et un pays à l’état de guerre civile, de mendicité et de famine , alors que sous son  « dictateur » de président, Saddam Hossein, le baril coulait à flot pour le bien être des irakiens.
Oui ! Oui ! Vous  vous devez de faire un film, un vrai film,  pour dénoncer   et condamner toute la mafia, américano-anglo-saxonne, appuyée par l’ONU et autres Etats Laquais, qui a mené votre pays, l’Amérique, au désastre et au désespoir.
Oui ! Oui ! Vous vous devez de faire un film sur le criminel Bush afin que les américains sachent qu’ils ont été leurrés et trahis par leur président qui sema la mort et la désolation, génitrices de l’actuelle bête immonde, l’actuel monstre barbare, qui, au nom de son Islam coupe les têtes et les exhibe sur internet.
J’imagine la première scène de votre futur film sur la destruction de l’Irak et de son peuple, par l’Amérique, s’ouvrir sur un George Bush, répondant aux questions de journalistes irakiens, qui reçoit, en pleine tronche, une godasse, lancée du fond de la salle par un journaliste mécontent de la présence de l’envahisseur sur le sol de son pays.
Scène réelle et spontanée, ou simple mise en scène préméditée ? 
                                                                                     Rabat,  4 décembre 2015
                                                                                              Nabyl Lahlou









vendredi 9 octobre 2015

UNE SOURNOISE INTERDICTION

Lettre au directeur du Centre  Cinématographique Marocain


UNE SOURNOISE INTERDICTION

Ayant dûment rempli mon accréditation ainsi que celle de mon épouse, Sophia Hadi, pour être invités au Festival Méditerranéen du Court Métrage, (accréditations que j’ai déposées, personnellement, au bureau d’ordre du Centre Cinématographique Marocain), je porte à votre connaissance que c’est la première fois que, Sophia Hadi et moi même, nous sommes privés d’assister au déroulement de ce festival, qui reste, pour nous, une belle occasion de voir des films faits par de jeunes cinéastes et techniciens, de chez nous et d’ailleurs.
Certes, le Centre Cinématographique Marocain, qui est le parrain du Festival Méditerranéen du Court Métrage, n’est pas obligé d’inviter et d’accorder la prise en charge à toute personne qui remplit son accréditation et la lui fait parvenir, mais il est tenu, à l’image de tous les festivals, respectables et respectueux, de donner une réponse, soit-elle positive, ou négative, à tout cinéphile qui a rempli et envoyé son accréditation au Centre Cinématographique Marocain.
N’ayant donc reçu aucune réponse, alors que le  Festival Méditerranéen du Court Métrage a déjà entamé sa première journée, celle du 5 octobre 2015,  j’ai envoyé un SMS au directeur du festival, lui demandant de me dire pourquoi nous ne sommes pas invités.  48 heures plus tard, c'est-à-dire le 7 octobre 2015,  soit trois jours avant la clôture du Festival Méditerranéen du Court Métrage,  je reçois un SMS du directeur du Festival qui me dit que je suis effectivement sur la liste des invités (Il ne mentionne même pas le nom de Sopha Had),  mais que la personne, chargée de me le confirmer, par téléphone, a oublié de le faire.
Priver, volontairement et consciemment, le très grand créateur et metteur en scène que je suis, (j’espère que vous le savez et le pensez), et la très grande comédienne de théâtre et actrice de cinéma, madame Sophia Hadi (Cela je pense que vous le savez et le pensez), est une décision que je ne peux assimiler qu’à du sabotage, à un vulgaire coup bas, voire une sournoise interdiction.
Je ne peux donc que vous dire, amèrement et tristement, combien mon indignation est grande, d’autant plus que cette privation-sabotage a lieu, sous votre direction du CCM, une direction que vous a confiée le ministre de la Communication, monsieur Mostapha Khalfi, tout juste il y a une année, pour instaurer la transparence et mettre fin aux combines et aux privilèges dans lesquels excellaient vos deux despotes prédécesseurs, le sinistre Souheil Ben Barka, qui m’a interdit, pendant dix longues années, de faire mes films, et le non moins sinistre Nour-Eddine Saïl, qui n’a eu de cesse de me mettre les bâtons dans les bobines.
                                                                                            Rabat, 9 octobre 2015
                                                                                            Signé Nabyl Lahlou



samedi 1 août 2015

LE MILITANTISME END BEAU



النضال يعطي الجمال و البيعة تعطي الامتيازات و الاحتقار
بقلم نبيل لحلو
سبق لي أن قلت للمناضل الكبير أبراهام السرفاتي,عند عودته يوم 30  شتمبر  1999 الى بلده المغرب,بعد طرده منه لمدة  سنوات,بان النضال يعطي الجمال.                          
و كنت سعيدا وأنا اكرر لأبراهام السرفاتي, بحضور اندري ازولاي, بان النضال يجعل المناضل جميلا و الفاسد قبيحا.                                                .                  كما انه سبق لي ان وجهت دعوة الى المناضل العظيم محمد بن سعيد آيت ايدر, قائلا له "بكل قناعة و محبة و تقدير و اعتزاز و افتخار,لم اكف يوما عن التفكير,و أنا أهيأ العرض الأول لفيلمي " شوف الملك في القمر" , بأن يكون هدا العرض الأول بمثابة فرصة تاريخية و مناسبة فنية استثنائية , أكرم فيها  مناضل عظيم و مقاوم كبي و استثنائي  و رمز خالد من رموز المقاومة ضد ألاستعمار".         
و كم كنت سعيدا و اكثر سعادة و غبطة وأنا ارى, عبر بعض المواقع الالكترونية المغربية, الجمال النضالي و النضال الجميل يصاحبان خطوات اجمل المناضلين بجمال نضاله الموشوم و المؤرخ على وجهه الجميل,وهو يستقبل من طرف جلالة الملك محمد السادس,الذي قرر,بمقتضى ضميره وروحه,بان يري وجه النضال الحقيقي و يستنشق رائحة النضال ألمعطر الزكي,و جلالته,بكل ايمان وتقدير,يرحب في قصره,بمناسبة عيد عرشه السادس عشر,بالمناضل العظيم محمد بن سعيد أيت يدر,آخر كبار المناضلين و المقاومين,هدا الرجل الذي لا يزال يناضل بعدما اعطى اكثر من سبعين سنة من حياته في والكفاح المسلح و النضال لسياسي من اجل مغرب حر,مستقل,متقدم و متحر من التخلف و العبودية. المخزن آلة و فتاكة خلقها و طورها و عصرنها المارشال اليوطي.                 
المناضل النادر و الانسان العظيم و المتواضع,محمد بن سعيد آيت ايدر,يعلم جيدا,و هو يمد يده ليسلم على الملك,بان الخونة,الدين صنعهم الاستعمار و هيأهم لتسير البلاد, حسب رؤيتهم الاستعمارية المبنية على استغلال حقوق الناس و دس كرامتكم,كما يزال  جاري به العمل ليومنا هدا,هم الدين خططوا لقتل كل ثقة بين العائلة الملكية و الشعب المغربي الممثل بالمقاومة المسلحة و القوى السياسة الوطنية الحية و جيش التحرير,الذي كان مستعدا كل الاستعداد لتحرير الصحراء المغربية سنة 1957.                                             
سبق لي ان كتبت مرارا بأن المملكة المغربية مملكة تجمد و تسكت الطاقات الحية و تعيد للعمل الطاقات الفاشلة الميتة.                                                                     
أمام عبقرية المخزن العميق و تفننه في إخراج مشاهد البيعة المحتقرة و المذلة للإنسان ذي كرامة,احلم بإخراج فيلم عن البيعة,مند بدائيتها المحتشمة و العادية الى صنعها و تقويتها في جعل المسئولين الكبار الصهرين على تسير شؤون البلاد, ينحنون كالعبيد,أتصورتصوير "ترافلينك" افوقي يظهر وجوه المبايعين و يسمع ما يجري داخل نفوسهم و في صدورهم. سوف تسمع اصواتهم الداخلية تبتهج بما سيحصلون عليه من امتيازات بعد نهابة  البيعة,التي هي مجرد لعبة انحناء بالنسبة لهم. فالكرامة لا تزن شيئا عندما يتعلق الأمر بالحصول على المال و الامتيازات بكل سهولة الاحناء.                                       
كثير من بين لدين بايعوا الملك الحسن التاني,من سياسيين و عسكريين و اميين و اقطاعيين للطرق ,قاموا بمحاولة اغتياله دون ان يفلحوا                                       .            فمن المستحيل أن يحدث اي تغيير على طريقة اخراج حفل الولاء,"البيعة" بالمفهوم     المخزني الذي يبرر وجودها و شرعيتها انطلاقامن الآية القرآنية : " ان الدين يبايعونك انما يبايعون لله يد الله فوق ايديهم. فمن نكث فانم ينكث على نفسه. ومن اوفى بما عاهد عليه الله فسيؤتيه اجرا عظيما ."                                                                            
"الأجر",في عهد الرسول (ص),اصبح اليوم,في عهد حفيده جلالة الملك محمد السادس, أجرة و أجور. أجور و ما ادركما الأجور. فكيف يمكن لهؤلاء الولاة و العمال و لأطر الكبرى,هؤلاء "الخدام لأوفياء",أن يتجرؤوا و يطلبوا بتخفيف طقوس البيعة, او أن يتمردوا ليقاطعوا البيعة ؟ هدا لم يحدث ابدا. "إن الله لا يغير ما بقوم حتى يغيروا ما بأنفسهم ". و مند نزول هده الآية,و العرب المسلمون لا زالوا على حالهم و حالاتهم.                     
  سمعت المناضل و المثقف,المنصف المرزوقي,رئيس الجمهورية التونسية السابق,ينصح للمغاربة بان يلتفوا حول ملكهم و ان لا يفرطوا في الملكية. اتسائل عما يمكن للمنصف المزوقي ان يقول و هو حاضر يشاهد طقوس "حفل الولاء. الاحتفال بالبيعة ".                        
    2015      الرباط.فاتح غشت
نبيل لحلو