dimanche 16 octobre 2011

RAPPEL DE MA PALINT DEPOSEE CHEZ LA POLCE LE 04 /5 /2011



Il est 22 heures  10 mn  quand  je dépose plainte verbale puis écrite
contre  Mustapha Alaoui, haut fonctionnaire de la SNRT


Monsieur le commissaire, je suis venu à la Wilaya de la Sûreté du Souissi pour déposer plainte contre Mustapha Alaoui et  pour  savoir si la police a le droit de s’emparer de  mon cartable, sans raison valable.
Le commissaire Rahhal, me reconnaissant, se met à me parler de mon film Le gouverneur général de l’ile de Chakerbakerben. Puis, poliment et gentiment, il me demande si des témoins ont assisté à la scène et pu voir Mustapha Aaloui me frapper.
Je lui réponds que trois agents de sécurité de l’hôtel Sofitel ont tout vu et entendu. Et ce sont eux qui ont  intervenu pour me protéger des coups de Mustapha Alaoui. Il y avait aussi un photographe qui a pris plusieurs photos pendant que Mustapha Aaloui me frappait. (1).
Ceci dit, monsieur le commissaire, ce n’est pas le fait d’avoir été frappé et insulté par Mustapha Alaoui qui va me marquer. Je pardonne à ce bougre. J’aurai pu me mettre à crier haut et fort en me défendant, quand il s’est mis à me frapper et à m’insulter, et ce en lui rendant coup  pour coup, ce qui aurait probablement provoqué l’annulation de l’amission. Non, j’ai préféré garder mon sang froid et encaisser. J’ai horreur du tapage publicitaire. Cependant, je suis venu surtout pour savoir si la police a le droit de me prendre mon cartable sans raison. Voilà pourquoi je suis  venu déposer plainte.
Le commissaire Rahhal m’indique un banc noir composé de chaises noires en plastic, en me demandant d’aller m’asseoir en attendant la venue du commissaire responsable de la permanence.
Dix minutes plus tard, le commissaire  responsable de la permanence arrive. Je lui raconte tout ce que j’ai déjà dit à monsieur Rahhal, plus des  détails sur le sens et le contenu de la lettre ouverte que j’ai distribuée.
Le commissaire demande qu’on lui apporte une feuille blanche. Un policier lui présente deux feuilles blanches. Le commissaire me les donne. Je le regarde interrogatif en lui demandant si je dois raconter par écrit ce qui s’est passé. Il me répond par oui. Je lui demande gentiment son nom. Il me le donne en souriant commissaire Boutayeb.
Je prends mon stylo et j’écris :  « Je, soussigné Nabyl Lahlou, metteur en scène de cinéma, détenteur de la CIN numéro  A211184, demeurant au 10, rie Hossein1er à Rabat, reconnais devant la Permanence de la Sureté du quartier du Souissi, représentée par le commissaire Mohammed Boutayeb, et en présence de ce dernier, avoir fait l’objet de coups, d’insultes et de menaces  de la part de monsieur Mustapha Alaoui, haut fonctionnaire de la SNRT.
Cette lâche agression s’est produite vers 21 heures 20 minutes, juste après que monsieur Mustapha Alaoui, me voyant distribuer une lettre ouverte (2) aux personnes venues assister à son émission Hiwar, me demanda de quitter les lieux en me poussant méchamment hors du grand salon de l’hôtel Sofitel qui abritait son émission. Outre les coups lâches et violents que Mustapha Alaoui me donnait sur ma nuque et à l’arrière de ma  tête,  tout en me tirant par ma maigre queue de cheval  pour me faire tomber, sous le regard de deux agents de la sécurité de l’hôtel Sofitel qui finirent par  intervenir pour que Mustapha Alaoui cessât de s’acharner librement sur moi,  en me frappant, en m’insultant, en me menaçant et en bavant et vociférant :  « Je vais te donner un coup de tête mortel ! Je suis Mustapha Alaoui. Tu dois savoir qui est Mustapha Alaoui ! Appelez la police !». il m’arracha violemment mon cartable (3) de la main, pendant que les agents de la sécurité de l’hôtel Sofitel me firent sortir dehors, en me conduisant jusqu’à ma vieille voiture. Avant de me mettre u volant, je demande aux agents de la sécurité de l’hôtel Sofitel de me laisser aller récupérer mon cartable.  L’un d’eux me rétorque  que mon cartable est entre les mains de la police » (4)
Avant de quitter le commissaire Mohammed Boutayeb (qui a bien voulu me dire son prénom),   j’ai relu  la plaque collée au mur rappelant un fragment  d’un discours de feu le roi Hassan II de  1993 :  « Nous somme fier de notre police qui est au  service des citoyens…( 5)
 
                                                                                                                                     Rabat, le 3 mai  2011
                                                                                                          Signé : Nabyl Lahlou




(1)     J’espère que ce photographe ne fera l’objet d’aucun chantage
(2)    Lettre ouverte à Faïçal Laaraïchi pour demander son  jugement et  sa démission, lettre distribuée par moi-même, le mercredi 26 avril. Publiée par le magazine LA VERITE du vendredi 27  avril 2011
(3)     Mon cartable contient une vingtaine d’exemplaires de la lettre ouverte que j’ai adressée à    Faïçal Laaraïchi ainsi qu’un tract de »mandant sa démission
        (4)  Je jure sur l’honneur que tout ce que j’ai dit et   écrit, est la  pure vérité.
        (5)   Extrait d’un discours de feu Sa Majesté le roi Hassan II , en 1993.

jeudi 13 octobre 2011

ENCORE UNE LETTRE AU DESPOTE ET INCULTE DIRECTEUR DU CCM


Monsieur Nour-Eddine Saïl
Directeur général  du
   Centre Cinématographique  Marocain             


Objet : Demande d’attestation

Monsieur  le directeur général
                                              
                                                Je porte à votre connaissance   qu’il y a deux mois, j’ai demandé oralement à monsieur Ahmed Bourass, chef du service du fonds d’aide,  de m’établir une attestation selon laquelle la quatrième tranche de l’aide qui a été accordée au projet de mon film L’année des mille et une lunes, sera versée au compte bancaire de la société Loukkos Film, productrice du film L’année des mille et une lunes. Monsieur Ahmed Bourass me fit savoir qu’il lui était impossible d’accéder à ma demande, ajoutant, que seul le directeur général du CCM peut prendre une telle initiative.
Il y a exactement une semaine, revoyant au CCM monsieur Ahmed Bourass, je lui demande oralement de bien vouloir de m’établir une attestation selon laquelle je suis en règle au niveau des dépenses de la première et deuxième tranche de l’avance sur recette, accordées au projet de mon film, L’année des mille et une lunes. J’ai dit à monsieur Bourass que c’est une attestation que je dois remettre à la directrice de ma banque, en vue d’obtenir un découvert pour finir le tournage de mon film. Monsieur Ahmed Bouass me dit : Venez me voir à mon bureau, demain à dix heures, pour que je vous donne l’attestation selon laquelle la quatrième tranche sera versée au compte de Loukkos Film.
Comme convenu, je me présente à dix heures du matin au bureau de monsieur Ahmed Bourass qui s’excuse de ne pas pouvoir me donner l’attestation qu’il a promise, parce que, m’explique-t-il,  mon film a bénéficié de trois millions de dirhams comme avance sur recette, et que ma Société Loukkos Film n’ayant apporté aucun sou pour la production du film, je risque même de perdre la quatrième tranche. Rentrant dans une discussion avec des arguments bourassiens sans saveur ni ardeur ni espoir, j’ai préféré quitter les lieux, tout en regrattant amèrement cette lourde bureaucratie du CCM qui se base sur des textes et des articles qui apparaissent clairement comme un sinistre blocage pour la marche de la création cinématographique marocaine et pour les rêves du grand créateur éternellement fauché que je suis.
J’ai donc le devoir pour pouvoir terminer mon film, de vous demander de bien vouloir m’établir une attestation selon laquelle une partie de la quatrième tranche de l’avance sur recette sera versée au compte bancaire de  la société Loukkos Film. Seule cette attestation pourra permettre à ma banque de me débloquer le découvert que j’ai demandé  pour pouvoir tourner terminer le tournage de mon nouveau film Regarde le roi dans la lune ou L’année des mille et une lunes.
                                     Veuillez, monsieur le directeur général du CCM, agréer l’expression de mes salutations distinguées
Rabat le 21 juillet  2011
Signé Nabyl Lahlou

mardi 11 octobre 2011

EN SOUVENIR DE L'AGRESSION DU 03 MAI 2011

Aujourd'hui, mardi 11 octobre 2011, le voyou et escroc , Mostapha Alaoui, sinistre journaliste makhzanéen, de la SNRT, recevra ce soir, dans son émission makhzanéenne,  comme il l'avait déjà reçu le 03 mai dernier,  Nabil Benabdallah, secrétaire général du parti du progrès et du socialisme.
Lors de l'émission du 03 mai 2011,  le voyou et escroc , Mostapha Alaoui, sinistre journaliste makhzanéen, de la SNRT, m'avait prié de le le suivre en dehors du plateau où se déroulait l'émission Hiwar dont la vedette étaitNabil Benabdallah, pour me voir soudainement maitrisé et neutralisé par trois  policiers en civil qui permirent au voyou journaliste de me frapper en toute liberté.
Le rappel de cette lâche agression dont j'ai été voctime dans le grand salon de l'hôtel Sofitel à Rabat, je l'adresse  aux politiciens marocains qui acceptent, au nom de la réclame pour leurs partis, de débattre avec un voyou et un escroc nommé mostapha Alaoui.
                                                                                                                                      Nabyl Lahlou

Nabyl Lahlou a dit…
Ma réaction à l’entretiende madame KHADIJA ROUISSI avec LAKOME Je veux bien moi aussi être interviewé par Lakome, dans le but de pouvoir dénoncer et condamner les sabotages, les coups bas et les agressions physiques dont je suis victime, d'un côté, de la part du dictateur et despote, Faïçal Laaraïchi, l'empereur indétrônable des chaines et radios nationales, et sinistre et arrogant Secrétaire général du Parti Unique, représenté par la S.N.R.T et 2M, et, d'un autre côté, dénoncer et condamner la politique aveuglément punitive et destructive que Nour-Ediine Saïl, le patron du Centre Cinématographique Marocain, despote et dictateur, lui aussi, me fait endurer depuis que j'ai, légitimement, objectivement et professionnellement critiqué sa mauvaise et nuisible politique cinématographique. Sa dictature dure depuis plus de dix mois, me privant des moyens qui me reviennent de droit pour boucler le tournage de mon film REGARDE LE ROI DANS la LUNE ou L'ANNÉE DES MILLE ET UNE LUNES, dont le tournage a commencé le 29 mars 2010. Nabyl Lahlou
Nabyl Lahlou a dit…
Lettre ouverte à MONSIEUR MOHAMMED KETTANI, PRÉSIDENT D'ATTIJARI WAFA BANQUE Monsieur le président, Comme j’ai eu à vous l’écrire dans mes deux dernières lettres que je vous ai adressées par courriel, le 25 mai et le 23 juin 2011, le versement de la quatrième et dernière tranche de l’avance sur recettes, qui est de 750 000,00 dirhams, au compte de la société Loukkos Film / L’année des mille et une lunes, domicilié à Attijari Wafa Bank, agence moulay Hassan / Rabat, ne pourra être effectué qu’après la vision par la commission de l’avance sur recettes, de mon film Regarde le roi dans la lune ou L’année des mille et une lunes. Le directeur général du Centre Cinématographique Marocain, à qui le règlement du Fonds d’aide lui confère le droit d’accorder une partie de la quatrième tranche de l’avance sur recettes aux cinéastes qui n’ont pas fini leurs films, et qui le fait pour les cinéastes qui sont ses amis et ses proches, refuse systématiquement de le faire pour moi, m’empêchant ainsi de terminer le tournage de mon film auquel manquent quatre scènes importantes pour sa compréhension. C’est donc là un acte de sabotage de la part du directeur général du Centre Cinématographique Marocain. Il en est de même pour la commission de votre banque qui, habilitée à accorder les découverts, refuse, elle aussi, de m’accorder les cent mille dirhams de découvert que je n’ai eu de cesse de demander depuis le 25 mai 2011. Comme une grande institution bancaire et respectée comme la vôtre, à savoir Attijari Wafa Bank qui doit être imprégnée d’humanisme, d’audace et de courage, reste insensible à mes nombreux appels et lettres que je vous ai adressé, pour l’obtention d’un découvert de cent mille dirhams.. Soutenir la fin du tournage de mon nouveau film Regarde le roi dans la lune ou L’année des mille et une lunes, par l’octroi d’un découvert de cent mille dirhams – qui sera remboursé par le virement de la quatrième tranche de l’avance sur recette, ou une partie de cette dernière tranche, ne peut que rendre aux yeux du grand cinéaste et créateur universel que je suis, celui qui se bat depuis plus de quarante cinq ans pour créer et réaliser ses pièces de théâtre et ses films, avec très peu de moyens financiers, l’image de la banque dont vous êtes le président directeur général, saine et constructive pour les pauvres, au lieu d’être tout le temps au service des riches. Je ne vous demande pas la charité, monsieur le président Mohammed Kettani. Rabat le 1er septembre 2011 Signé Nabyl Lahlou
Nabyl Lahlou a dit…
Réaction de Nabyl Lahlou L'opération Printemps Amazigh Le Maroc a vraiment raté sa chance de construire une vraie nation marocaine avec une vraie identité nationale et une vraie langue nationale. Depuis les premières années de notre Indépendance, et jusqu'à aujourd'hui, notre pays continue de payer les frais de sa lamentable politique de l'enseignement de la langue arabe. Après plus de 57 ans d'Indépendance, la jeunesse marocaine, au lieu de parler une langue arabe, simplifiée et généralisée à tout le pays, c'est un charabia, un vulgaire cocktail de croisement de mots,(arabes dialectale, berbère, français, espagnol et anglais), qu'il affectionne pour parler et communiquer. Avez-vous jamais écouté parler notre jeunesse sur les ondes des radios marocaines publiques et privées? C'est à vous donner envie de vomir. Je comprendre donc les berbères qui défendent leur identité, à condition qu'ils ne soient pas manipulés par les nostalgiques du dahir berbère Nabyl Lahlou
Nabyl Lahlou a dit…
CHER ET RESPECTE PROFESSEUR, SI MOHAMMED GALLAOUI, LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DU CCM QUI CONTINUE DE ME SABOTER EN REFUSANT SYSTÉMATIQUEMENT DE M'ACCORDER UNE PART DE LA QUATRIÈME TRANCHE DE L'AVANCE SUR RECETTES, ACCORDÉE A MON PROJET DE FILM L'ANNÉE DES MILLE ET UNE LUNES, GRÂCE A VOUS ET AUSSI GRÂCE A MA MADAME FATEMA CHAHID, VOUS CONFIE LA PRÉSIDENCE D'UNE COMMISSION QUI CHOISIT UN FILM FRANÇAIS POUR L'ENVOYER CONCOURIR AU NOM DU MAROC DANS LE CADRE DES OSCARS... JE SUIS PLUS QUE TRISTE DE VOIR UN GRAND PENSEUR DE VOTRE ENVERGURE PRENDRE PART A CETTE SUPERCHERIE. AVEC MON BON SOUVENIR NABYL LAHLOU

dimanche 2 octobre 2011

3 MAI 2004...3 MAI 2011


Drôle de coïncidence, le 03 mai 2004, un faut commissaire se présenta chez nous pour extorquer cent dirhams à ma femme la comédienne  Sophia Hadi.
Le 03 mai 2011, sept ans plus tard,  à l'hotel Sofitel de Rabat, ce sont trois policiers en civil qui me neutralisent pour laisser le voyou Mostapha Alaoui me frapper sur la nuque et la tête...le système policier est vraiment coriace...
Voici la lettre que j'ai écrite et envoyée au général Hmidou Laanigri, pour dénoncer cette arbaque commise au nom de la police.
Pour le rappel, cette lettre a été envoyée à des journaux et hebdomadaires marocains pour publication. mais tous déclinèrent mon souhait de la voir publiée...
La peur du système policier est toujours présente dans les esprits...



Rabat,  3  mai  2004


Le Général Hmidou Laanigri                                                                                                   Directeur Général de la Sûreté Nationale.                                


Lettre recommandée avec accusé de réception

OBJET: UN FAUX COMMISSAIRE S'EST PRESENTE CHEZ NOUS        


Monsieur le directeur général,

Suite à la lettre que j'ai eu l'insigne honneur de vous  écrire, le 13 avril dernier, pour solliciter, dans le cadre du tournage de mon nouveau film : Procès d'un ripou nommé Tabite, douze tenues de la police marocaine des années 93, le lendemain 15 avril, le commissaire Lamnaouri m'a téléphoné  pour me demander de lui apporter une copie du scénario. Me trouvant à Casablanca, j'ai promis  à monsieur Lamnaouri de lui donner une copie du scénario, dès mon retour à Rabat. Au même moment,  un commissaire de police s'est présenté à notre domicile pour dire à ma femme, la comédienne Sophia Hadi,  qu'il venait de recevoir ma lettre et qu'il allait faire le nécessaire pour nous donner les uniformes de la police. Emportée par une si bonne nouvelle, mon épouse, sans la moindre méfiance, et comme le veut la tradition et l'hospitalité  de chez nous, fit entrer le commissaire qui se mit aussitôt et longuement à maugréer et à se plaindre  du fonctionnement d'un guichet bancaire automatique tombé en panne. Ma femme comprit sur le cham que le pauvre commissaire avait besoin d'argent. Elle lui donna le seul billet  de cent dirhams qu"'elle avait. Cette scène s'était déroulée devant mes deux enfants et la déléguée de production du film Procès d'un ripou nommé Tabite, madame Nadia Niazi. Le lendemain 15 avril, je me suis présenté à la direction générale de la Sûreté Nationale à Rabat pour demander à voir le commissaire Lamnaouri qui ne tardera pas à venir me voir, dans le hall de la direction Et c'est dans le hall que je lui ai raconté, à lui et au commissaire Abdallaoui qui passait par là, cette  triste histoire  de    lugubre faux commissaire de police. Et je ne sais toujours pas si  on vous a mis au courant ou pas de l'arnaque de ce faux commissaire dont ma femme a été victime. COMME VOUS POUVEZ LE CONSTATER, MONSIEUR LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA SÛRETÉ NATIONALE, JE CROIS QUE JE FAIS BIEN DE RÉALISER UN FILM SUR TABITE, CAR MÊME APRÈS SA CONDAMNATION A MORT PAR LA JUSTICE ET SON EXÉCUTION, LES TENTATIONS TABITENNES SONT TOUJOURS LA ET RISQUENT DE FAIRE DE NOUVELLES VICTIMES                                         En souhaitant bénéficier des tenues de la police nationale que j'ai sollicitées, dans ma lettre du 13 avril dernier, je vous prie, monsieur le directeur général de la Sûreté Nationale, de bien vouloir agréer l'expression  de ma très haute considération.                                                                 Rabat le  3 mai 2004 .
                                                                                  Signé  Nabyl Lahlou




FONDUS ENCHAÎNES POUR CAROLINE HUPPERT


Depuis que j'avais envoyé, en 1998, à monsieur Michel  de Bonnecorse, ancien ambassadeur de France au Maroc, une lettre au ton révolté et au contenu dénonciateur, tous les directeurs de tous les Instituts français au Maroc, décidèrent de ne plus me fréquenter et de ne plus accepter de coproduire avec moi  des pièces de théâtrales. Moi qui fus le premier à jouer en langue française dès 1965, et qui a monté des pièces de théâtre pour le compte des Centres Culturels Français, dès 1969, à une époque où jouer en langue français signifiait pour les marocains,  trahir sa patrie, je pense que je ne mérite pas d'être sanctionné pour avoir dénoncé des abus de corruption au sein du SCAD,  en 1998.
Aussi à l'occasion de la tenue à Tanger du Festival méditerranéen du court métrage (du 03 au 08 octobre 2011) j'ai pensé donner à lire aux futurs scénaristes et cinéastes marocains, ce papier d'humeur que j'avais écrit le 16 décembre 2003, et envoyé par fax à  Souné Wade, ex-directrice de l'Institut français de Marrakech où elle choisi de passer le restant de ses jours...
J'espère que cet embargo qui me frappe et qui dure depuis plus de dix ans sera définitivement levé pour me permettre de renouer avec la belle création théâtrale en langue française..


En marge de Rencontres des auteurs de la création audiovisuelle
Séminaire organisé par l’institut français de Marrakech en 2003

 FONDUS-ENCHAÎNES POUR CAROLINE HUPPERT

Séquence 1 :   Je ne connaissais pas madame Souné Wadé quand mes lèvres se posèrent sur sa petite main frêle pour un baise-main des plus respectueux. C’était un soir à l’Institut Français de Marrakech, en présence de Costa Gavras, invité pour présenter son film AMEN, dans le cadre du deuxième Festival International du Film de Marrakech de 2002.


Séquence 2 :  Souné Wadé qui ne savait pas qui était l’homme qui venait de lui faire le baise-main, me verra, quelques instants plus tard, en bon bonimenteur, raconter des blagues et des histoires pour faire patienter l’assistance, venue découvrir le dernier et beau  film de Costa Gavras qui, lui-même, ne pouvait ni parler ni présenter son film au très nombreux public, tant qu’André Azoulay, représentant du Festival International du film de Marrakech, n’était pas encore arrivé. Il arrivera avec une demi-heure de retard pour prendre la poudre d’escampette, juste cinq minutes après le commencement du beau film  AMEN.

Séquence 3 : Le 18 décembre 2002 (bientôt un an), je suis reçu par monsieur Jacques Laemlé, le nouveau conseiller culturel adjoint, pour solliciter le  soutien de son service à la production de ma nouvelle création théâtrale : CALIGULA de Albert Camus.« Je ne peux soutenir une création théâtrale ou un projet artistique que s’ils sont associés ou patronnés par l’un des sept Instituts Français, installés dans notre pays. » me dit jacques Laemlé. Sur le champ, je lui fis part de mon désir de réaliser CALIGULA,  en collaboration avec Souné Wadé, la directrice de l’Institut Français Marrakech, avec qui j’ai eu des atomes crochus, dès le premier baise-main.


Séquence 4 : En février 2003, tendre, affectueuse, chaleureuse, respectueuse et à lécoute de linterlocuteur,  Souné Wadé me reçoit pour m’écouter lui proposer  d’accueillir mes sept films, et  participer à la production de CALIGULA. Intéressée, bien que la tête légèrement ailleurs, Soubé Wade pense qu’un tel projet pourrait bien voir le jour en octobre 2004, car en octobre 2003, elle allait accueillir Peter Brook -qui ne vint pas- mais envoya sa troupe présenter un magnifique et envoûtant spectacle : Le costume. C’était en octobre dernier, au Théâtre Mohammed V.

Séquence 5 : Souné  Wade est un amour de petite femme (par la taille), pleine de vie et d’envie d’entreprendre de beaux projets pour l’Institut Français de Marrakech. Mais malgré les nombreux contacts que j’ai eus avec elle et les coups de téléphone que je lui ai donnés pour m’enquérir du sort de mon Caligula et de ma rétrospective cinématographique, aucune réponse ne me fut donnée par téléphone ou  notifiée par écrit. Orage?  Ô rage ! Ô désespoir ! Ô détracteurs-ennemis.

Séquence 6 : Le lundi 6 décembre 2003, toujours sous le charme des atomes crochus, je prends mon téléphone et appelle ma Wadé, ma Souné, pour savoir s’il y a de l’espoir pour projeter mes films à l’Institut Français de Marrakech, et s’il y a espoir de voir aboutir notre projet sur CALIGULA.
Souné Wadé me propose alors de venir à Marrakech pour prendre part à un séminaire sur l’écriture du scénario et la réalisation audiovisuelle.  « Et pour mes films et Caligula », lui dis-je. « On en parlera à Marrakech », me rétorque-t-elle.
Le jour même, je reçois un fax me confirmant mon invitation et l’hôtel où je vais dormir : Le Tafilalet, un 4 Etoiles, si cher à feu Moulay Ahmed Alaoui.

quence 7 : Jeudi 10 décembre, le train de 14 heures dix en partance pour Marrakech a une bonne heure de retard. J’arrive donc à Marrakech à 20 heures moins dix, au lieu de 18 heures 30.  Le responsable de l’accueil me fait savoir que c’est à la Maison  de Denise Masson que je vais passer mes trois nuits. Quelle magnifique et belle demeure, cette sobre et simple maison, calme et sans artifice, comme une peinture figurative, naïve et reposante. Et comme la  chambre qu’on m’a donnée me rappelait les chambres de bonnes que j’ai habitées à Paris, j’étais heureux et ravi. Le soir même, à 21 heures, à la Maison Denise Masson, une petite réception, sobre et conviviale, est offert par Souné Wadé  pour permettre à tout le monde de faire connaissance.

Séquence 8 : Vendredi 11 décembre, à 10  heures 30, assis sur les gradins du théâtre en plein air de l’Institut Français de Marrakech, sous un soleil qui avait froid lui aussi, les quelques scénaristes et réalisateurs français et marocains, entouré des 13 élèves de la 3ème année de l’Isadac, allaient débattre, sous la direction de Caroline Huppert, du rôle de l’école dans la formation des scénaristes et des réalisateurs. Et comme je suis un autodidacte, j’ai insisté pour qu’on n’oublie pas non plus de parler de celles et ceux qui ne viennent d‘aucune école. Une des participantes à ce séminaire, Joëlle Goron, scénariste et dialoguiste de plusieurs télé-films et films français, s’est sentie heureuse que je soulève la question, car, tout en étant une excellente scénariste, elle est fière de répéter qu’elle est une autodidacte. Mais triste et lugubre note musicale lors de cette rencontre qui aurait pu se commencer en beauté et en intelligence si Souné Wade, en bonne fonctionnaire française, qu'elle, n'avait pas invité un mauvais ex-fonctionnaire marocain, un inculte et  un imposteur en matière de critique de cinéma, j’ai nommé l'ignare et l’ignorant Mohammed Bakrim, ex-instituteur devenu critique au journal Libération porte parole de l'USFP...Pauvre USFP... 

« Promouvoir la création artistique sous toutes ses formes, donner aux artistes français et marocains, et plus généralement francophones, la reconnaissance et le statut auxquels ils ont légitimement droit, fait partie des missions imparties aux instituts culturels français, et en l’occurrence à celui de Marrakech.», dit Souné Wadé, lors de la journée inaugurale de ces rencontres  qui auraient dû permettre aux auteurs marocains de la vraie création, d'être invités, eux aussi,  et bénéficier de projections pour leurs télé-films et films, afin que la partie française - qui a présenté un film très beau film et deux excellents tété-films,  n’ait pas eu trop pitié de nos faiseurs de téléfilms, suite à ce qui lui a été donné  de triste et de  lamentable à regarder et à écouter, comme  ce très mauvais télé-film, présenté au nom de Télévision Marocaine, signé par un inculte et un imposteur  en matière de cinéma, j'ai nommé le sordide Mohammedf Lotfi.


Rabat le 16 décembre 2003
Signé Nabyl Lahlou