mercredi 14 juin 2017

LA CHUTE pour Le Président Hollande OPHELIE pour Le Président Macron

En marge de la visite au Maroc de Monsieur  Emmanuel Macron
Président de la République Française

LA CHUTE  pour  Le Président Hollande
  OPHELIE pour Le Président Macron
ANTIGONE  pour Messieurs  Benkirane et Othmani
Mardi 2 avril 2013, la veille de la visite d’Etat au Maroc du Président de la République Française, monsieur François Hollande, le Théâtre National Mohammed V donnait une deuxième et dernière représentation de La chute d’Albert Camus. Prenant la parole à la fin de la représentation pour remercier le public et parler des conditions et des moyens dérisoires qui accompagnèrent la douloureuse naissance de La chute,  je n’ai pu m’empêcher de dire à l’assistance combien j’aurais été heureux et honoré de voir le Président François Hollande présent à cette représentation de La chute, interprétée magistralement en langue française par une très grande comédienne marocaine de l’envergure des très grandes comédiennes françaises. Mais l’illustre hôte de Sa Majesté le roi Mohammed VI, n’allait arriver à  Rabat que le lendemain mercredi 3 avril 2017.  Ainsi monsieur François Hollande qui, dès son intronisation à L’Elysée, se voyait injustement chuter dans les sondages jusqu’à sa récente chute finale, n’aura pas vu l’avocat Jean-Baptiste Clamence décrire  sa lente chute dans l’univers glauque et trouble des gens à la toge noire. Mais le président François Hollande, pendant sa visite d’Etat, eut l’honneur pendant de marcher sur un talus couvert de tapis aux couleurs chatoyantes pour aller inaugurer une station d’épuration, non loin d’une décharge publique. Etait-ce là une réponse du roi au Président qui lui avait fait battre longtemps le pavé avant de le recevoir sur les marches de  l’entrée  de l’Elysée ?
Aujourd’hui, mercredi 14 juin 2017, à l’occasion du premier jour de la visite officielle dans notre pays du nouveau Président de la République Française, monsieur Emmanuel Macron, j’ai pensé souriant au président François Hollande qui n’avait pas pu voir La chute d’Albert Camus  pour mesurer combien les Marocains, qui sont encore à la recherche de leur identité et de leur langue nationales,  aiment et apprécient la langue française et combien cette belle langue française est présente dans leur vie privée et professionnelle, tout en m’enthousiasmant à l’idée de voir son successeur venir au théâtre de l’Uzine pour écouter Macbeth, un des deux personnages de la pièce de théâtre Ophélie n’est pas morte,  déverser sa haine de colon : « Quelque chose bouge. La révolte est arrivée. C’est fini. C’est la fin de notre règne. Adieu mes plantations, mes terres, mes nègres. Mes bêtes .Nous n’aurions pas dû leur apprendre à lire et à écrire. Il fallait les laisser sauvages à l’état sauvage...Et dire que toutes ces merveilles que nous avons créées aux mille efforts et à la sueur de nos fronts vont disparaître, saccagées par ces apaches. Mais ne nous affolons pas. Nous reviendrons plus tard. Ceux qui vont nous remplacer bien qu’ils soient de la même graine que ces arriérés sont de la même race que nous. Notre civilisation, notre langue et notre domination dureront et continueront grâce à ceux là mêmes qui réclament la liberté et l’indépendance de leur pays. ».
Comme monsieur François Hollande, qui n’a pu voir La chute Monsieur Emmanuel Macron ne verra  pas Ophélie n’est pas morte  et n’entendra pas Hamlet, l’autre personnage de la pièce, répondre à Macbeth, qui lui demande s’il veut écouter Molière, interprété par les cracks de la Comédie Française : « Non ! Plus de Molière ! Nous ne connaissons que Molière ! Nous sommes industriellement sous-développés parce que notre culture théâtrale  est à base d’artisanat moliéresque. Depuis le Roi Soleil, la France a jonglé avec les révolutions. Jonglé ! Et si nous, nous jonglons avec Molière cela veut dire que nous sommes sous les bottes des seigneurs qui veulent nous maintenir dans un moyen-âge sans fin ».
Monsieur Emmanuel Macron ne verra pas Ophélie n’est pas morte  dans  sa  traduction en arabe classique, quarante sept ans après sa première création en langue française, attribuée à Molière dont Le malade imaginaire  présenté récemment au Théâtre  Mohammed V, plein à craquer de spectateurs marocains qui ne jurent que par la belle langue française, alors que leur belle langue arabe qui est aussi poétique, riche et puissante, que ne peut l’être la langue française, semble ne pas atteindre leurs cœurs alors que le patriotisme et l’identité sont d’abord liés à la langue. La langue, notamment la langue française que les Instituts Français au Maroc se doivent de défendre de véhiculer et de glorifier pour la faire aimer aux Marocains.  Ils la feront plus aimer et accepter s’ils s’ouvraient à  la langue arabe en accueillant dans leurs théâtres des pièces de théâtre en arabe classique pour faire aimer la langue du « dad »  aux élèves des établissements relevant de la Mission Culturelle Française. Un tel acte ne fera que valoriser la langue française aux yeux des Marocains arabophones, qui continuent de voir en elle la présence de la        France colonialiste. Cependant, devant le cruel vide culturel côté marocain, la présence dans notre pays des Instituts Français, espagnols, allemands, anglais, néerlandais, demeure plus que vitale pour le citoyen marocain modeste. Ne soyons donc pas étonnés de voir  les Instituts Français au Maroc investir  le Théâtre Mohammed V à Rabat, le Théâtre Mohammed VI   à Oujda, et tout autre lieu, susceptible de leur permettre de faire briller la culture française et la langue française.
Et tant qu’une véritable vision culturelle révolutionnaire ne germe pas et ne prend pas forme dans la tête de nos dirigeants pour comprendre que la Culture est vitale pour la société, la présence au Maroc des Instituts culturels européens, et plus particulièrement français ne pourra qu’immuniser les esprits fragiles contre les apprentis obscurantistes, qui,  venus au Théâtre Mohammed V voir Antigone, causèrent par leur chahut ininterrompu l’arrêt de  la représentation. C’était le 4 décembre 2002, époque où le PJD de messieurs Benkirane et Othmani était dans l’opposition. A ce sujet, je leur donne à lire cet extrait de l’éditorial que le journal Attajdid consacra, le 13 décembre 2002, à la représentation d’Antigone, jouée en langue française  par des comédiennes marocaines. « Sur la scène du Théâtre National Mohammed V, ce soir du mercredi soir 11 décembre  2002, il y  avait de la débauche, du sexe, de la fumée de cigarettes, du vin et Nabyl Lahlou qui se pavane sur scène, tout nu, à l’exception d’un bout tissu lui cachant son sexe et son gros derrière. Ces lieux de dépravation et de perdition où la langue française et la francophonie font un ravage dans les esprits et la pensée de la jeunesse de notre pays, nouvelle victime de ce nouvel impérialisme que représentent la langue française et la francophonie ».
                                                                                     Rabat 14 juin 2017
                                                                                     Nabyl Lahlou


dimanche 30 octobre 2016

IL Y A 51 ANS? ENLÈVEMENT ET ASSASSINAT DE MEHDI BENBARKA

يوم 29 أكتوبر 1965 اغتيال المهدي بن بركة
يوم 29 اكتوبر 2016 اغتيال مواطن بسيط  

 قبل 51 سنة,اختطف المهدي بن بركة في قلب العاصمة الفرنسية,أمام مقهى-مطعم "ليب" الموجود بالشارع الرقي "سان جيرمان"’ الذي اصبح يقطنه,منذ ان فاز بجائزة "الكونكور" الطاهر بنجلون,الكاتب الفرنسي من أصول فاسية – طنجاوية.                                
 اختطف المهدي ببن بركة على ايادي بوليس فرنسيين أركبوه سيارة وساقوه الى فيلا بضواحي باريس حيث كان ينتظره جلاده وعدوه و قاتله الجنرال أفقير,هدا الضابط الصغير في الجيش الفرنسي الذي فرضته فرنسا على الملك محمد الخامس,بعد عودته من المنفى,ليكون مساعده,ليصبح,بعد الموت المفاجئ لمحمد الخامس,سفاحا و قتالا في حوادث مارس 1965 , سبعة اشهر قبل اختطاف و فتل المهدي بن بركة,ليسوقه طموحه الفتاك الى محاولة اغتيال الملك الحسن الثاني,الذي كان عائدا من فرنسا على جناح "بوينكه" 747. حدث هدا يوم 16 غشت 1972,سبع سنة على مرور اغتيال المهدي بن بركة على يد الجنرال أفقير الذي فشل في اغتيال الحسن الثاني الذي لم يبق امامه إلا تصفية الجنرال ليحمي عرشه.                                                                                      
كنت اقطن باريس سنة 1965 حيث خبراختطاف المهدي بن بركة زعزع كياني,كما سبق للمهدي بن بركة,نفسه,ان زعزع ضميري و روحي عندما شاهدته و سمعته سنة 1963, بساحة البطحاء بمدينة فاس, يخاطب تجمعا جماهيريا,قائلا : " لا ركوع و لا سجود الا لله".جملة بسيطة زعزعتني و أيقظتني لتحرر سلوكي و تبني لي فيما بعد رؤيتي ككاتب و مخرج ليصبح مفهومي لكتابة مسرحياتي واختيار انطلاقة اخراجي لأي عمل مسرحي مبنيا على كرامة و حرية و الدفاع الانسان. وانطلاقا من هدا المفهوم,كانت اول مسرحياتي ككاتب مسرحي هي  "لي ميلياردير" التي تتكلم عن اختطاف المهدي بن بركة, الاختطاف الذي  اعود اليه في اوفيليا لم تمت,المسرحية التي قدمناها مؤخرا على مسارح  تابعة لوزارة الثقافة في ثماني مدن لا يوجد فيها لا مثقفون و لا مهتمون بالمسرح و الثقافة. انني ابكي عليك يا بلدي من كثرة الجهل الذي اصبح يسكن نخبته الثقافية                          
51 سنة مرت على اختطاف المهدي بن بركة و لا احد من ابنائه و عائلته و اقربائه استطاع ان يعرف اين هي جثته  ان لم يكن قد ذوبها او قطعها الجنرال افقير كما كان يفعل كجندي في الجيش الفرنسي اثناء الحرب العالمية الثانية.                             .           هل اخذ النسيان يسكن ضمائر الثوريين و المناضلين و يجمد ذاكرتهم,بعد مرور 51 سنة على اغتيال المهدي بن بركة,استاذ الحسن الثاني في علوم الرياضيات ؟                      
من طانزانيا اعطي الملك محمد السادس تعليماته السامية بمتابعة كل من تسبب في موت مواطن مغربي بائع سمك ,فهل سيعطي الملك محمد السادس تعليماته السامية للبحث عن حقيقة اختطاف و اغتيال المهدي بن بركة و محاكمة الدين خطفوا و عذبوه و قتلوا.        

الرباط 30 اكتوبر2016

نبيل لحلو 

jeudi 6 octobre 2016

Marocaines, Marocains, ne fautez pas demain vendredi 7 octobre 2016

Marocaines, Marocains, ne fautez pas demain
vendredi 7 octobre 2016

Le rêve de voir le Maroc doté d’une  véritable et réelle  monarchie parlementaire n’est sûrement pas pour demain, ni pour après-demain. Encore moins au lendemain des futures élections de 2025.
« Un clou chasse un clou, un homme chasse un homme, un pouvoir chasse un pouvoir », dit William  (Shakespeare pour les érudits), dans sa pièce de théâtre Coriolan.
Deux putschs militaires, à la James Bond, n’ont pas réussi à mettre un terme au régime despotique, féodal et policier, qui était en vigueur sous Hassan II. Deux putschs militaires, inimaginables pour une monarchie qui semble éternelle pour ses propriétaires ; deux inattendus putschs militaires, dont les architectes auraient instauré un régime militaire dictatorial, dirigé par des monstres, pressés d’assassiner  et d’éliminer toutes celles et tous ceux qui n’ont eu de cesse de réclamer la démocratie sous Hassan II, sorti mille fois plus fort, après l’échec de ces deux putschs, pour asseoir son règne, sauvé deux fois de justesse par une baraka divine, ou Ciaenne (CIA).
De Washington à Paris, d’Oslo à Stockholm,  de Pékin à Moscou , d’Ottawa à L’ile de Chakerbakerben, tout le monde sait que la monarchie marocaine, représentée par le roi, détient pratiquement tous les vrais pouvoirs pour diriger le pays et tenir à carreaux ses sujets qui auraient envie d’ouvrir la bouche.
Nous constatons encore aujourd’hui cet accaparement des pouvoirs entre les mains du roi, malgré la formation d’un nouveau gouvernement, dirigé par l’islamiste, populiste, démagogue, le drôle de comédien-pleurnichard Abdalilah Benkirane, patron incontesté du parti islamiste de la déprime, dont les disciples, hommes et femmes, pensent, dur comme fer, que « La solution est dans l’Islam », alors que, personnellement, je pense que tous les maux et toutes les tares viennent de cet « islam », devenu une gangrène pour semer la peur, instaurer la terreur et donner la mort aux innocents.
L’édification d’une véritable monarchie parlementaire marocaine, au vrai sens de sa pratique et de sa belle éthique, est pour très
bientôt : au plus  tard 2035.
Ne fautez donc pas demain 7 octobre 2016 en allant voter pour celui ou celle qui risque de se payer vos têtes pendant cinq nouvelles années
Avant de donner votre voix, pensez à ceux et celles qui ont une nouvelle formule à proposer, une nouvelle voix à offrir. C’est à celles et ceux qui prôneront une voie toute neuve pour sortir le royaume des inerties renouvelables  de son archaïsme féodal séculaire et de sa modernité qui sonne faux, que vote voix doit aller pour donner du poids à votre vote.
                                                                           Jeudi 6 octobre 2016
                                                                                 Nabyl Lahlou                                                           

mercredi 5 octobre 2016

DU PREMIER RIEUR DU PARTI DU RIRE AU PREMIER PLEURNICHEUR DU PART DE LA DÉPRIME (texte en arabe)

من الضاحك العام لحزب الضحك
الى البكاي العام لحزب البكاء
                              بقلم نبيل لحاو                   

المغرب,اليوم,ليس في حاجة الى برلمان يدخلونه برلمانيون و برلمانيات جلهم و جلهن جهلة لا يعرفون فن و جمالية البلاغة حيث خطب اغلبيتهم تجعل المواطن يكره اللغة العربية و اللغة المغربية.                        
اليوم,المغرب في اشد الحاجة الى ثورة هادئة و شاملة وجميلة لإخراج البلاد من التخلف و الجهل والفقر و الفساد و الاستبداد و الطغيان و الاحتقار حتى يستيقظ هدا الشعب المغربي المقهور و الحاني الرأس و الظهر من نومه ألانهائي,هدا النوم-التنويم الذي نزل عليه مند مجيء ادريس الأول الى بلاده, بلاد البرابرة سكان المغرب الأولون.             
فادا كان زواج ادريس الأول مع الآنسة كنزة - التي تجاهل التاريخ الى يومنا هدا من أي عائلة بربرية تنحدر -  يؤرخ لتوحيد العرب و البرابرة, ف"فوزكم" و "فوز" حزبكم في انتخابات 2011,واختياركم من قبل جلالة الملك لرئاسة الحكومة,لم يكن امرا سهلا بالنسبة لكم لتكوين حكومة تترأسونها كإسلامي سبق له ان رضع من "بزولتي"  اليسار و الاشتراكية العالمية. و عكس ادريس الأول الذي لم يتزوج سوى كنزة لتمكينه من بناء حكمه,اضطررتم انتم ان تطلبوا  لزواجكم الأول يد حميد شباط  و يد امحند العنصر و يد نبيل بنعبدالله, لتكونوا حكومة لا تحكم لأن الذي يحكم البلاد و يسير كل امورها هو الملك,كما قلتموه البارحة و تؤكدونه اليوم بمناسبة حملاتكم الانتخابية التي تجعلكم تنفجرون بكاء كلما صاحت حناجر الناس البسطاء,الدين يأتون لتجمعاتكم,اسمكم,الشيء الذي يزيدكم ثقة في النفس لدرجة تجعلكم تشعرون بان لا فرق بينكم و بين السيد الطيب رجاء اردوكان رئيس الجمهورية التركية,الذي طالب من الشعب التركي ان يخرج الى الشوارع لتصدي للانقلابيين العسكريين و المدنيين. و ها انتم تقولون,و كأنكم واثقون بالفوز بالدرجة الأولى في انتخابات 7 اكتوبر المقبل,بأنكم ستلجئون الى الشعب ادا ما فشلتم في تكوين حكومتكم الثالثة بمناسبة ولايتكم الثانية.                              
و عندما طلب حميد شباط الطلاق منكم كان عليكم ان تلجئوا الى الشعب عوض ان تطلبوا يد صلاح الدين مزوار الذي كنتم تقولون عنه  رئيس حزب صنعه المخزن و "ما فيدوش". و انتم, من جعل من طائفتكم حزبا و سمح له بالوجود ؟ الدكتور الخطيب ام البروفسور- الكومسير ادريس البصري؟                                                                      
بالأمس القريب سمعتكم تذكرون خصومكم السياسيين بان انتصاركم  و
  و فوزكم في انتخابات 2011 جاء بفضل الله و بإرادة الله. في هده الذي فالله الذي اختاركم كما تقولون لتسيير امور البلاد يبدو انه ترككم لوحدكم امام استبداد التماسيح و العفاريت و حكومة التحكم, لدرجة انكم اصبحتم تشتكون و تبكون و تتوسلون. اصبحتم حزبا فارغا من محتواه الدي بني فقط على الشعار, شعار : العدالة و التنمية. اين هي العدالة و اين هي التنمية طوال حكمكم الفارغ هو الآخر من محتواه بما ان الملك هو الوحيد الذي يحكم البلاد و العباد. في هدا الصدد ولو واحد من وزراء حزبكم  كانت له الشجاعة لتقديم استقالته كوزيركم  الرباح الذي  خسر رهانه المتعلق بسياسة تفويت الكريمات على شتى انواعها. و الرباح, هدا, ورث منكم "الجبهة" و "السنطحة".                                    
فهل تخليتم عن الله ام تخلى الله عنكم لأنكم قبلتم التحالف مع احزاب كنتم تصفونها بأحزاب فاسدة و مفسدة و لا مصدقيه لها؟                       
بالأمس الغير البعيد  سمعتكم تصيحون باللهجة المغربية : "حنا عندنا الله و هم عندهم...", دون ان تكون لكم الشجاعة لإتمام جملتكم. في هدا الصدد وجهت لكم رسالة مفتوحة قلت لكم فيها : اتركوا الله انه رب العالمين و كفوا عن الاتجار باسم الله و الدين.                             
اليوم,الحقيقة المرة و اليائسة , و التي يعرفها كل مغربي يملك ما تيسر من القدرة على التفكير و التحليل و التصور, هو ان اختياركم لتركبوا حكومتين مركبتين من أجناس مختلفة و متناقضة,سياسيا و فكريا و اقتصاديا و دينيا , جاء , كما تعرفونه جيدا ,لإرضاء مطالب غربية و اميركية و خليجية,طبقا للرؤية المخزنية الجهنمية التي تحكم البلاد  مند ان تزوج ادريس الأول كنزة البربرية. فلا حول ولا قوة إلا بالمخزن الذي تعلم على يد الماريشال هوبير اليوطي,صانع الملكية الحالية و المدينة لفرنسا,كيف يحكم البلاد ويتحكم في العباد و يتفنن في تروض    
الأحزاب و اسكاتها بإغرائها بكل الامتيازات.                               
هل بلادنا لا زالت  في حاجة الى لعبة الانتخابات و قد مرت 63 سنة على عودة الملك محمد الخامس الى عرشه,عودة  تحققت  بفضل الكفاح المسلح للمقاومة و جيش التحرير و التضحيات البطولية للشعب المغربي هدا الشعب الذي لم تتحسن   معيشته  و لا يظهر ازدهار على ملامحه  و لا رفاهية في داره. شعب لا يزال ليومنا هدا يعيش القهر و الفقر و الجهل و التخلف  و الاهانات و التعنيف و الفرق الاجتماعي و الطبقي.
  وحدها ثورة جميلة ضد الجهل و الفقر و التخلف الديني و الفكري من  شانها ان تخرجنا من اليأس و البكاء الى السعادة  و الضحك .            
          
 الرباط. الثلاثاء 4 اكتوبر 2016
               نبيل لحلو          


 
 




mercredi 18 mai 2016

Intellectuels progressistes et progressistes intellectuels,
je suis triste et profondément déçu par vous !

Sur les trois cents personnes à qui j'ai eu le plaisir et l’honneur  de faire part (par mails et sms), de la tenue du 4ème Festival de mon cinéma, en hommage à la grande comédienne Sophia Hadi, aucune de ces trois cents personnes n’a daigné effleurer de ses belles fesses et son beau postérieur, les confortables fauteuils du cinéma le 7ème Art, qui a accueilli le 4ème Festival de mon cinéma, un festival organisé par l’heureux solitaire que je suis ; un festival sans  fanfares ni trompettes ; un festival  sans le moindre soutien ; sans la moindre information télévisée, ou journalistique.
Sur les trois cent cents personnes, sollicitées pour venir assister à mon festival, seuls, Abderrahim Jamaï, Anis Balafrej, Saïd Mouline, Taj-Eddne Baddou, Kenza Sefrioui et le cinéaste Latéf Lahlou, souhaitèrent, par mail,  un heureux hommage à Sophia Hadi, sans pouvoir venir voir un seul film sur les six, projetés en hommage à Sophia Hadi, dans le cadre de ce 4ème  festival du cinéma de Nabyl Lahlou.    
Parmi les trois cent cents personnes que j’ai invitées à mon festival, dont des hommes et des femmes que j’apprécie et respecte, des politiciens et des politiciennes, cultivés et progressistes, comme peuvent l’être mesdames Khadija Riadi, Latéfa Jbabdi et Nabila  Mounib, ainsi que messieurs Mohammed Sassi, Omar Balafrej, Fouad et Abdelmoumen, seul le solitaire Khalid Jamaï a été présent à l’ouverture de ce Festival le lundi 9 mai 2016. Merci Khalid Jamaï.
Sur les quatre cents noms que j’ai contactés, dont des écrivains, des romanciers, des penseurs et des poètes, à l’mage d’Abdellatif Laabi, Abdelak Serhane (même s’il n’écrit plus depuis qu’il a goûté aux charmes discrets de la bourgeoisie), Moulne Laoussi, Fatéma Chahid... seul le romancier, en langue française, Hocine Faraj a bien voulu répondre à notre appel en venant à l’ouverture de mon Festiva. Merci Hocine Faraj.
Au niveau des médias,  aucun journal, aucune télévision, aucun site électronique,  qui se respecte,  aucune radio, n’avaient jugé utile de se déplacer au cinéma  le 7ème Art pour jeter un coup d’œil sur mon 4ème Festival de cinéma et voir un film, au moins un seul film. 
Aujourd’hui 14 mai 2016 c’est mon dernier film REGARDE LE ROI DANS LA LUNE qui clôturera   mon 4ème Festival de cinéma. A vous, tous et toutes, qui n’avez même pas daigné répondre  à mes appels et mes invitations, successives, je vous dis de rester chez vous devant vos télé, où à l’intérieur de vos têtes, car si vous venez voir REGARDE LE ROI DANS LA LUNE, vos consciences seront bousculées.
Ne venez pas
                                                                                                                                                    Rabat. Samedi 14 mai 2016
                                                  Nabyl Lahlou

  

AU ROYAUME DES INERTIES RENOUVELABLES, LES IMPOSTEURS SONT ROIS


Ne touche pas à ma bourgeoisie !

AU ROYAUME DES INERTIES RENOUVELABLES, LES IMPOSTEURS SONT ROIS

L’heureux Quémandeur des croyants que je suis, l’heureux démiurge que je suis, l’heureux créateur né au royaume des inerties renouvelables, n’a jamais ressenti la moindre honte à quémander des moyens  pour produire ses pièces de théâtres. Jouvet l’avait fait en son époque, une très belle époque, pas comme celle d‘aujourd’hui, trop sinistre, trop matérielle, trop artificielle, trop inhumaine, où on brade facilement ses principes et ses convictions en acceptant de changer de veste pour mieux gravir l’échelle sociale. Il n’y a donc rien de honteux, ni de dégradant, pour tout individu qui atterrit dans un espace bourgeois  de goûter aux charmes discrets de « la  bourgeoisie marocaine », surtout quand cette bourgeoisie est créée et fabriquée par son ancestral maître, le Makhzen séculaire, qu’elle sert aveuglément tant qu’il continuera à l’enrichir  et à la rendre intouchable.

L’homme nait avec un destin, qui lui est tracé dès sa naissance : Il sera un grand combattant et un grand militant pour la liberté et l’Indépendance de son pays, dont les dirigeants le jetteront en prison pendant plusieurs années avant qu’il n’en sorte, la tête haute, parce que son combat aura triomphé. 

D’autres hommes et femmes naissent pour vivre et grandir dans la pauvreté et la colère, se voient, après des années de travail, de combats et de luttes, propulsés sous les projecteurs de la reconnaissance mondiale, qu’elle soit humanitaire, littéraire, artistique, économique ou politique. Cet état des choses n’arrive naturellement que dans les grandes nations où la démocratie a un sens réel, contrairement au royaume des inerties renouvelables où l’imposture règne et où les imposteurs se partagent les bienfaits de l’imposture. Heureusement qu’il existe encore dans notre pays des hommes et des femmes, des militants farouches, pour le sauver et le défendre. Parmi ces militants convaincus de transformer  « Le plus bau pays du monde » en « un paradis pour toutes les classes sociales », il y a l’écrivain Abdelhak Serhane qui, lorsque quelqu’un taquine la bourgeoisie marocaine, se dresse comme un doberman, prêt à mordre, en aboyant   : « Ma bourgeoisie t’emmerde parce qu’elle n'a rien à voir dans tes histoires et tu ne lui arrives pas à la cheville car elle rend d'immenses services à la société de la marge alors que tu ne te préoccupes que de toi-même », en réaction à mon texte : Intellectuels progressistes et progressistes intellectuels je suis triste et profondément déçu par vous.
« Consulte le site Média Part et tu verras ce que Serhane écrit pour défendre la démocratie, la liberté et la justice pendant que Nabil encense Lahlou, que Lahlou glorifie Nabil et que les deux harcèlent l'univers avec leurs lettres-pleurnichardes qui n'honorent ni la cause des cinéastes ni celle des hommes de théâtre. »,
J’ai écrit plus de deux cents lettres ouvertes dans lesquelles il n’y a pas une seule phrase qui ne défende pas le théâtre et le cinéma et ceux et celles qui les pratiquent pour gagner leur vie. Je ne condamne que les imposteurs et les escrocs, comme je l’ai fait en adressant, le 4 août 1991, une lette ouverte au ministre de l’intérieur et de l’Information, Driss Basri, pour  condamner les vols, les magouilles et les arnaques dont étaient coupables, Souheil Benbarka, le directeur général du Centre Cinématographique Marocain, et le président du Fonds d’aide à la production cinématographique Marocain. Cette lettre ouverte m’a coûté dix années d’interdiction de faire mes films, sur une décision officielle du directeur général du CCM, Souheil Benbarka à qui la commission du Fonds d’aide à la production cinématographique vient d’accorder sept millions de dirhams à son projet de film Le songe du Calife, écrit par un certain Bernard  Stora. Ces sept millions de dirhams, offerts à l’ex-directeur général du CCM, un cinéaste milliardaire, Souheil Benbarka, qui pondra un mauvais film étranger, est un véritable coup de poignard dans le dos de tout jeune cinéaste qui attend de réaliser son premier film. Ce favoritisme, flagrant et nauséabond, au profit du milliardaire Souheil Benbarka, propriétaire d’hôtels et de salles de cinéma, j’ai eu l’opportunité de le dénoncer et condamner en présence de monsieur Mostapha Khalfi, ministre d la Communication et porte-parole du gouvernement du royaume du Maroc.
« Ouvre le dernier Dine Wa Dounya et tu verras que Serhane n'écrit pas  pour dire  qu'il n'a pas reçu d'argent, qu'il n'a pas été invite à tel ou tel événement ou pour faire l'apologie de sa propre personne. Serhane n'écrit pas pour se lamenter sur son sort (Mon dernier roman interdit, a été publié alors que je "goutais déjà aux charmes discrets de la bourgeoisie" comme ma lettre ouverte à M6 publiée dans le journal Le Monde et tant d'autres articles publiés par Mediapart ou Rue 89. Serhane défend une cause, une cause commune. Il ne passe pas son temps à défendre son propre ego. Consulte le site Mediapart et tu verras ce que Serhane écrit pour défendre la démocratie, la liberté et la justice »

 

Je pense que Madame Yasmina Filali sera contente de lire cette lettre ouverte, comme je fus content quand, en 1989 à Paris, sur instruction de son frère Fouad Filali, Président de la SOREAD et de 2M,  elle m’acheta les droits télévisés de mes cinq premiers films pour le compte de 2M, cinq films que 2M n’a jamais osé diffuser suite à l’interdiction de la diffusion du Gouverneur général de l’ile de Chakerbakerben, programmé un dimanche 19 février 1989, puis déprogrammé et interdit de diffusion. Malval s’en souvient encore.
Et depuis l’interdiction de Chakerbakerben, en 1989, 2M continue de refuser d’acheter les droits de mes films, qui sont aujourd’hui au nombre de neuf, en continuant  de privilégier ses proches, ses amis et les démarcheurs pistonnés, en leur achetant à prix d’or des produits cinématographiques périmés et non consommables pour une grande partie, parce que vides de sens, insignifiants et insipides.

« Nous avons un peuple en souffrance qu'il faut défendre, une justice aux ordres qu'il faut défendre, une liberté d'expression en danger qu'il faut protéger avec le peu que nous possédons; notre plume et notre intégrité  d'intellectuels progressistes et de progressistes intellectuels". Nous avons toujours été des hommes debout, alors demeurons des hommes debout mais debout au service d'une cause et de nos principes ! »

Comme c’est facile à dire et à écrire. Moi, je n’ai jamais de ma vie écouté les fabricants et marchands de slogans politiques, ou publicitaires. Je les ai toujours détestés parce que je les trouve nocifs et dangereux. 
Ce qui me préoccupe en ce moment, et ce doit être pareil pour trente millions  de Marocains, c’est  comment  payer mon épicier, mon boucher, mon téléphone, mon internet, mes médicaments, mon dentifrice et mes déplacements en taxis et tram. Ce n’est sûrement pas avec les mille deux cents dirhams qui représentent la recette totale de la vente des billets pour les six films projetés au cinéma le 7ème Art, que je vais pouvoir satisfaire tout le monde.
Mille deux cents dirhams de recette totale que j’ai partagés à part égales entre les six employés du cinéma le 7ème   Art.
Voila comment vit et se comporte, tout simplement, tout humblement, tout humainement, l’un des plus grands hommes de théâtre et de cinéma que comptent les planètes, Terre et Mars, et que tous les imposteurs et autres mercenaires de la plumes et du numérique détestent et haïssent.

 

                                                                                                                                                                                                                             Rabat 16 mai 2016
                                                                                                                                                                                                  Nabyl Lahlou

    

mercredi 9 mars 2016

رسالة سابعة مفتوحة الى السيد رئيس الحكومة عبد الاله بنكيران

رسالة سابعة مفتوحة الى السيد رئيس الحكومة عبد الاله بنكيران

هناك فساد على مستوى صندوق الدعم للسينما المغربية

السيد رئيس الحكومة المحترم                                               

في نهاية شهر غشت سنة 2014 ، ذهب السيد نور الدين السايل ،المدير العام السابق للمركز السينمائي المغربي ، إلى حال سبيله بعدما فرض سياسته السينمائية المبنية على تدخلاته في كل شيء لفائدة أقربائه و أصدقائه و حاشيته من داخل الوطن خارجه. وطوال مدة حكمه (2003-2014) ، تحكم نور الدين السايل في اختيار رؤساء وأعضاء لجان صندوق الدعم و رؤساء و أعضاء لجان التحكيم للمهرجان الوطني للفيلم  الذين يجدون أنفسهم أمام طباخ ماهر يساعدهم على التفنن في طبخ جوائز المرجان ، حسب ذوقه و تعليماته. مرت سنة و نصف على مجيء السيد صارم الفاسي الفهري الذي فضل أن يكون فقط مديرا للمركز السينمائي المغربي ، عوض أن يكون مديرا عاما ، الشيء الذي جعل السيد صارم الفاسي الفهري يكبر في عيني. و أتمنى أن يكبر أكثر في تقديري إذا تفوق في وضع حد للتلاعب بأموال صندوق الدعم للسينما المغربية ،كما شاهدت ذلك  عبر أغلبية الأفلام الطويلة التي أنتجت بمال صندوق الدعم كفيلم جوق منتصف الليل ،الذي حصل على ستة ملايين درهم. و للتذكير فقد سبق لألبير ليفي و جيروم كوهن  أن حصلا على اربعة ملايين درهم من صندوق الدعم لإنتاج فيلمها  قنديشة.             
ومن منظوري كمخرج مغربي انتج واخرج تسعة أفلام طويلة بغلاف مالي لا يتعدى سبعة ملايين درهم,يبدو لي أن ما صرفه البير ليفي لإنتاج "جوق نصف الليل" لا يمكن أن يفوق المليونيين درهم ، إن لم يكن اقل. فأين ذهبت أربعة ملايين درهم. من هذا المنطلق يمكن لي ان أؤكد بان الفساد السينمائي يأتي قبل كل شيء على يدي السينمائيين وشركات الخدمات السينمائية                                                       .   
و اذا كان موضوع فيلم جوق منتصف الليل يدور حول لقاء بين مايكل بوطبول وهو مغربي يهودي ، وسيم و جميل الوجه والقامة ، وسائق طاكسي, مغربي مسلم  تنقصه حروف الزين و يفتقر لجمال الوجه و القامة ، ففي  فيلم أفراح صغيرة ,الجمال موجود بالجملة و الزين كائن 
بالكثرة و جمالية القفاطين و "التكشيطات" و "الرزز" النسائية حاضرة مدى 98 في المائة من مجموع مشاهد الفيلم التي صورت كلها داخل دار تطوانية لا تخلو هندستها الأندلسية من جمالية. لكن محمد الشريف الطريبق ، منتج و مخرج  أفراح صغيرة ، لم يصرف من خمسة و ثلاثين مليون درهم ، التي حصل عليها من صندوق الدعم ، سوى مليونا و مائتي الف درهم ، حسب تقديري كمنتج و مخرج لتسعة افلام طويلة. فإلى أي حساب بنكي ذهبت مليوني وثلاثة مائة الف درهم؟ من هنا يمكن لي أن أؤكد مرة اخرى بأن هناك خلل و ارتباك و فساد داخل لجن صندوق الدعم للسينما. هذا الصندوق الذى تعود منذ تأسيسه سنة 1988 على التلاعب بأموال الدولة كما حدث سنة 1991 عندما قام اول رئيس للجنة الدعم, بإعطاء نفسه مليونا و سبع مائة الف درهم لإخراج فيلمه الأول.وهذا الرئيس،الذي ظل رئيسا للجن الدعم طوال ستة سنوات متتابعة،اعطى لسيل بنبركة،المدير العام السابق للمركز السينمائي المغربي،مليونا و ثمان مائة الف درهم لتمكينه من إعادة النظر في "مونطاج" فيلمه معركة الملوك الثلاثة ، الذي انجزه بمليارين اعطيت له من طرف الدولة المغربية. فالفساد السينمائي,انطلاقا من صندوق الدعم للسينما و لجانه ، ليس وليد اليوم ، أو البارحة ، بل منذ سنة 1988,حيث زرعت بذوره السامة التي يجب القضاء عليها وذلك بتغيير معايير و قوانين صندوق الدعم و إعادة النظر في اختيار رؤساء و اعضاء لجن صندوق الدعم ، و إلا فالمهزلة السينمائية و السرقة المالية ستستمران في قتل امال المبدعين السينمائيين المغاربة كما أحسسته بمرارة و انا أشاهد فيلما بلجيكيا اهدته لجنة صندوق الدعم مليونين و خمس مائة الف درهم لتصوير مشاهد لا تفوق مدتها ستة دقائق. إنها السرقة بمعنى الكلمة. فمن يكون المسئول على هده السرقة ؟ هل كتابة صندوق الدعم التي يترأسها منذ سنة 1988 السيد عبد اللطيف العصادي ، أم الشركة المتخصصة في الخدمات السينمائية  التي تقدمت بمشروع إنتاج فيلم بلجيكي باسم مخرج من أصل مغربي. هذه الشركة التي حصلت على مليونين و خمس مائة الف درهم,لم تنفق منها لتصوير سنة دقائق إلا أربعة مائة ألف درهم, حسب تجربتي كمنتج أخرج تسعة أفلام                                     
 و للقضاء على هذا الفساد السينمائي ، الذي نراه بالواضح و الملموس عبر افلام رديئة استفاد منتجوها  و مخرجوها  من أمول طائلة ، علينا ان نناضل جميعا من أجل بناء سينما مغربية ذات بعد عالمي،مضمونا و شكلا و جمالية و قوة فنية و خيالية. ولتحقيق هذا الهدف،هذا  الحلم السينمائي ، يجب على وزارة الاتصال و المركز السينمائي المغربي أن يقنع الموظفين الذين أصبحوا يتقدمون بمشاريعهم السينمائي،أن يحترموا وظيفتهم العمومية لأن الابداع السينمائي صعب جدا،جدا،لأنه استهزاء بمهنة الاخراج السينمائي ان تعطي لجنة صندوق الدعم للسينما أربعة ملايين درهم لموظف بمسرح محمد الخامس لإخراج فيلمه الأول الطويل. فعلى هشام الجباري أن يقدم استقلته من وظيفته العمومية التى يتقاضى عنها راتبا شهريا اذا كان يريد لجوء عالم الاخراج السينمائي. كما أنني أتسائل عما فعله عبد الاله الجوهري لإقناع لجنة صندوق الدعم للسينما حتى منحته أربعة ملايين درهم لمشروع إخراج  فيلمه الأول الطويل.على هذا الأستاذ في السلك الثانوي و مخرج لبرنامج أسبوعي حول السينما ان يختار بين وظيفته لعمومية و الاخراج السينمائي.        ولعل الأربعة ملايين درهما  التي اعطتها له لجنة صندوق الدعم لإخراج فيلمه الأول الطويل,ستدفعه الى مراجعة تعامله كمنتج تلفزيوني ازاء نجاة بنسالم,هده الفتاة المراكشية التي سبق لها,سنة 2002,أن اختيرت صدفة لتمثل دورا رئيسيا في فيلم فرنسي حصلت بفضل ادائها البدائي و الهاوي في هدا الفيلم الفرنسي لمخرجه جاك ضوايو،على جائزة احسن ممثلة بمهرجان البندقية لسنة2003 كما فازت بنفس الجائزة في مهرجان مراكش الفرنسي الفرنكاوي للسينما بنفس الدور الذي يحمل اسم رجاء. هده الفتاة التي خانها حضها و زمنها ومحيطها الاجتماعي،استغل عبد الاله الجوهري حالتها كمتشردة تتجول عبر ازقة و شوارع مراكش بحثا عن قوتها اليومي ولو تطلبها الأمر ان تتقمص شخصية ملاكمة في ساحة جامع لفنا،ليبني و يفبرك فيلما وثائقيا مصطنعا و غير طبيعي حول ما تعيشه هده الفتاة من بؤس و فقر تعبر عنهما بكثير من التكرر المصطنع. ولعل الستون ألف درهم التي اعطاها عبد الاله الجوهري كأجرة لنجاة بنسالم التي أعطت له فيلما وثائقيا سيسافر به عير المهرجانات ليتجر به,لدليل على ان هذا الأستاذ للسلك الثانوي و العمل للقناة الأولى ,سيصرف الأربعة ملايين درهم لإنتاج فيلمه الطويل الأول على طريقة البير ليفي و الشريف الطريبق و هشم الجباري و المنعدم الأخلاق و الموهبة أحمد بولان و آخرون.                                               
قيل لي ان الشريط الوثائقى المفبرك الاصطناعي لعبد الاله الجواهري سحر لجنة التحكيم التي قررت ان تعطيه الجائزة التي تحمل اسمها أي  لجنة  التحكيم.                                                                 
اما لجنة الظل التي ترأستها الحاكم العام لجزيرة الشاكرباكربن فقد اسندت الجائزة الكبرى و جائزة الإخراج للفيلم البلجيكي-المغربي رجال من طين لمراد بوسيف،الدي اهانته لجنة التحكيم التابعة للمركز السينمائي المغربي بإعطائه  تنويها.                                                              
مع مودتي و تقديري الخالصين                                               
الرباط. 7 مارس 2016