jeudi 5 décembre 2019


SMALTO A HABILLÉ AL KANFOUDI BIEN AVANT JACK LANG 



En 1978, j’ai tourné une séquence de mon premier film, Al Kanfoudi, dans le très chic magasin Smalto à Rabat. La mort du roi Hassan II, en juillet 1999, entraînera sa fermeture définitive après avoir été dirigé pendant plus de quarante ans par le frère de Francesco, Dominique Smalto, handicapé de la main droite comme l’est l’humoriste français Jamal Debbouze, né d’une goutte de sperme marocain. 


Ayant acheté un billet de LA LOTERIE INTERNATIONALE CONTRE LA PAUVRETÉ, Al Kanfoudi gagne la somme d’un milliard huit cent millions de centimes. Pour la grande réception qu’il va donner pour fêter l’événement,  Al Kanfoudi emmène sa femme et ses proches intimes chez Smalto pour leur offrir des smokings et des robes (payés très chers par la maigre production). Trente cinq ans après avoir habillé Al Kanfoudi, devenu Kanfoudiven, j’apprends par plusieurs journaux français, sérieux et crédibles, comme Le Monde et Le Canard Enchaîné, que la prestigieuse marque de couture Smalto a offert à Jack Lang des fringues d’une valeur oscillant entre cinq et six millions de nos dirhams (deux fois le budget de mon dernier film), le tiers de la somme qu’a gagnée Al Kanfoudi, petit musicien qui rêvait de composer des symphonies pour enfants, mais que le milliard huit cent millions de centimes qui lui tombèrent du ciel tuèrent ses rêves en le transformant en un boulimique disciple de la société de consommation. 

Jack Lang, lui, était un étudiant passionné de théâtre. Sa forte et sincère passion s’est couronnée par la création du Festival International du Théâtre Universitaire qu’il fonda et dirigea de 1963 à 1973. C’était à Nancy, non loin du patelin où il est né. Al Kanfoudi et Jack Lang ont un point commun qui les lie : L’art. Contrairement à Jack Lang, né sous une belle étoile à six branches qui lui ouvrira toutes les voies possibles, y compris celle qui mène au Palais du roi Mohammed VI, Al Kanfoudi, qui vit le jour sous un magnifique ciel bleu, mais dans un petit pays, le Maroc de Hassan II,  ne grandira jamais, ni artistiquement ni musicalement, car les instruments sont grippés et les enjeux, pipés. Jack Lang aurait pu faire la connaissance d’ Al Kanfoudi s’il avait voulu l’accueillir pour une projection, en noir et blanc,  à l’Institut du Monde Arabe à Paris, à l’occasion de la grande manifestation LE MAROC AUX MILLE COULEURS. L’ancien directeur du Piccolo Teatro de Milan, aurait dû également recevoir le père d’Al Kanfoudi, qui lui avait adressé plusieurs lettres, dès août 2014, pour proposer de présenter LA CHUTE d’Albert Camus, jouée par l’immense Sophia Hadi, dans le cadre du MAROC AUX MILLE COULEURS. Hélas ! Les millle couleurs étaient beaucoup plus tricolores que rouge-vert. «La goutte de sperme ne crée pas l’identité nationale», avais-je écrit à l’ancien ministre de la Culture, sous le règne du père de Mazarine, né dans La Cité des Papes où Jean Vilar créa, en 1947, Le Festival d’Avignon pour célébrer LE THEATRE. 

Al Kanfoudi a gagné un milliard huit cent millions de centimes dans un joli rêve, devenu cauchemar, car sa jolie femme l’a quitté pour aller avec un beau gosse. En se réveillant de son cauchemar, il se sent soulagé et heureux car sa femme est à ses côtés. Jack Lang  est un homme très chanceux et très vicieux car il excelle dans l’art de courtiser les puissants. J’ai encore son image, présente dans ma tête, le montrant sur les plateaux de certaines télévisions françaises où il faisait l’apologie du roi du Maroc, dans le cadre du "Royaume aux mille couleurs". L’ayant rencontré pour la première fois, en septembre dernier, au Musée Mohammed VI d’ Art Contemporain, je lui ai rappelé les lettres que je lui ai envoyées en 2014 et 2019. Il jura qu’il n’avait reçu aucune de mes lettres. « Tenez, monsieur, voici ma carte. Écrivez-moi pour me rappeler quand vous m'aviez écrit». Je lui écrivis, le soir-même, en lui envoyant les copies de mes lettres adressées à ses trois adresses électroniques, et bien réceptionnées par son assistant Émile Deush. 



«Qui de Jack ou de Lang ment le mieux? » écrirai-je, une dizaine de jours plus tard, dans : « Voulez vous feuilleter le programme avec moi », sur  "Les 1ères Assises des Industries Culturelles et Créatives" où Maître Jack avait pris la parole pour faire briller la langue de bois. Oui, j’ai eu en face de moi un menteur et un homme de mauvaise foi que j’ai toujours considéré comme un véritable amoureux et défenseur du théâtre. « L’homme devient une crapule, même s’il a été un idéaliste révolutionnaire », dit, dans L’âme qui brait*, le résistant anonyme, devenu aveugle sous la torture, à un autre résistant anonyme, qui a perdu la vue aussi sous la torture. Ce film à été projeté en 2000 à l’occasion de L’année du Maroc en France à l’Institut du Monde Arabe qui fonctionne comme fonctionnent les Instituts Français au Maroc dont la vocation est de propager la langue et la Culture françaises. 

L’Institut du Monde Arabe est devenu victime du syndrome de la langue arabe, selon lequel la langue arabe, c’est la langue du coran et des musulmans, le coran véhicule la violences, donc les musulmans sont des terroristes.
                                                                           Rabat, le 5 décembre 2019
                                                                                               Nabyl Lahlou

* L’Âme qui brait : quatrième film de Nabyl Lahlou

lundi 2 décembre 2019






LES COMPÉTENCES NE DOIVENT PAS  ÊTRE INCOMPÉTENTES






À l’issue de la représentation de La Chute d’Albert Camus, jouée par Sophia Hadi au Théâtre Le Petit Gymnase, le 15 septembre dernier, une dizaine d’étudiants de L’AMGE, invités à la représentation, proposèrent à Sophia Hadi de revenir à Paris pour rejouer La Chute au profit de L’AMGE : Association des Marocains aux Grandes Écoles. Cette Association est subventionnée par l’Etat français et aidée par la WafaBank et l’OCP. L’AMGE a pour  raison d’être « de suivre l’étudiant marocain, avant, pendant et après son passage en Grande École». C’est une association apolitique dont la vocation est de «contribuer au rayonnement de l’image du royaume du Maroc en France ». Elle a le grand mérite d’avoir invité, deux fois de suite, le brillant député Omar Balafrej pour papoter avec lui , en dehors de la politique, puisque l’AMGE se doit d’’être apolitique. C’est  grâce  à Omar Balfrej que j’ai appris l’existence de l’AMGE que j’ai aussitôt contactée, en 2017, pour proposer mes pièces de théâtre, sans recevoir la moindre petite réponse. Aussi apprendre que des étudiants à Paris s’intéressent au théâtre marocain, m’a beaucoup surpris et étonné, car, exception faite des élèves marocains qui ont découvert, le long de leur scolarité secondaire à  Lyautey ou Descartes la valeur du théâtre, leurs frères, les indigènes de l’enseignement public, ont été pratiquement tous éloignés pendant leur scolarité, primaire, secondaire et universitaire de toute approche avec le magnifique univers théâtral, comme peuvent en témoigner, les cinquante représentations de mes deux  dernières création théâtrales : La Chute et  Ali Ixe  qui ont été vues par une poignée d’étudiants à chaque représentation, malgré des tarifs de 40 ou 30 dirhams  La misère culturelle commence à germer dans les têtes et les esprits de nos enfants,  à partir de l’apprentissage par cœur du coran,  dans les « msid »,  et l’absence de raisonnement dès leur arrivée à l’école publique. Par contre, quand La Chute a été présentée dans les  Centres et Instituts culturels français, les salles étaient pleines à craquer d’élèves, venus des Lycées et des établissements scolaires, relevant de la Mission culturelle française au Maroc. Ne nous étonnons donc pas de voir la francisation du Maroc s’accélérer en se généralisant. Est-ce une bonne politique ? Seul l’avenir nous dira si elle est bénéfique ou désastreuse aussi bien pour le pays que pour les Marocaines et les Marocains. Personnellement, je pense que c’est une  politique de dépersonnalisation de l’identité nationale. 



Aussi les 60 étudiants de L’AMGE, sur 1500  adhérents, qui sont allés, dimanche 17 novembre 2019, s’installer dans les  85  sièges de La Comédie Italienne  pour voir  et écouter un texte aussi riche que complexe, ont dû sûrement mesurer la profondeur de leur ignorance  en découvrant pour la première fois une grande et immense comédienne, dont ils n’avaient jamais entendu parler, comme ils l’ont  reconnu, eux-mêmes. Le gouffre culturel dans lequel pataugeaient au Maroc ces étudiants marocains,  aujourd’hui  inscrits dans les Grandes Ecoles françaises, ne pourra disparaître définitivement que si ces étudiants optent pour la culture et le savoir culturel, et réduisent leurs rencontres autour des barbecues. Ces étudiants marocains des Grandes Ecoles sont appelés à devenir les futurs cadres de demain, dans un pays à la recherche de compétences compétentes et non d’incompétents bardés de diplômes. Car ces futurs cadres ne pourront accéder à l’excellence qu’en se cultivant et en s’ouvrant sur la culture universelle, dont fait partie L’ART avec toutes ses branches que sont le théâtre, le cinéma, la musique, le chant, la peinture, la chorégraphie et la danse. Ces étudiants marocains qui, demain, rentreront au Maroc pour participer à sa rénovation, ne pourront réussir leur tâche que s’ils sont ambitieux et libres, car armés, culturellement, humainement et artistiquement,  par le savoir et la pensée, dont savoir lire et écrire, ce qui est loin d’être le profil des responsables marocains qui gèrent les affaires depuis plus de 60 ans. La robotisation et l’aliénation des nouvelles compétences, doublées de l’asservissement de ces mêmes compétences par l’insoutenable crédibilisation, est une voie qui mène directement vers la faillite des valeurs humaines et spirituelles de toute société qui se matérialise en s’américanisant à outrance. A ce propos, je tiens à dire aux jeunes étudiants, qui dirigent L’AMGE, que la majorité des responsables marocains, du ministre au petit cadre, muni d’un tampon, ne répondent pratiquement jamais aux citoyens qui leur adressent leurs doléances par lettres, ordinaires ou recommandées. Ne ressemblez donc pas à ces mauvais responsables qui gangrènent la marche du pays parce qu’il versent dans la malhonnêteté. Vous avez invité Madame Sophia Hadi pour jouer La Chute au profit de L’AMGE, sans jamais lui avoir envoyé, comme convenu, un contrat ou une convention. Elle est venue de Rabat à Paris pour jouer La Chute au profit de L’AMGE, sans que le comité de L’AMGE lui donne le moindre contrat. Elle est retournée à Rabat sans contrat et sans une lettre de l’AMEGE, stipulant que madame Sophia Hadi a accepté un cachet symbolique pour  présenter  La Chute au profit des étudiants de L’AMGE. Ne soyez donc pas malhonnêtes, car la prise de conscience de la responsabilité et celle de se responsabiliser commence très tôt. Ne ressemblez donc pas aux responsables actuels. Autrement, vous risquez de devenir comme ce vieil étudiant, bardé de diplômes, à qui je ne cessais de répéter : Mon cher Nejjar, il faut que tu rentres au Maroc car le pays a besoin de cadres. Et qui peut mieux fabriquer les cadres pour les photos ou les toiles, si ce n’est le menuisier (nejjar).

                                                                               Rabat 2 décembre 2019
                                                                                 Nabyl Lahlou









dimanche 27 octobre 2019

CHÈRE ELITE, REPRENEZ LA BOUSSOLE


   CHÈRE ELITE, REPRENEZ LA BOUSSOLE

Hier, samedi 26 octobre 2019,  à 20 heures précises, j'ai donné au Théâtre Mohammed V une nouvelle représentation de ma pièce de théâtre ALI IXE Miracle du 30 février, dont les deux heures cinq minutes de sa durée firent vibrer et frétiller de joie, de plaisir de bonheur et d'extase, mon âme, mon esprit, et tout mon être de comédien. 
Cette grande pièce de théâtre, intensément profonde par sa portée humaine et humaniste, et courageusement dénonciatrice des tares des systèmes et des régimes qui asservissent l'être humain continue d'être boudée, pour ne pas dire ignorée, par la grande majorité de l'élite marocaine, j'entends, l'élite instruite, cultivée et avide de connaissances, pour laquelle j'ai écrit ALI IXE Miracle du 30 février. Cette élite, si vive et si agissante, si brillante et si vivante, sous l'ancien règne qui brimait les âmes libres et faisait taire les voix dérangeantes, me donne l'impression d'avoir volontairement déserté la vie culturelle et théâtrale, et accepté de déposer les armes, celles qu'elle savait manier pour maintenir, vivante et vivace la flamme culturelle, toute audacieuse et éblouissante de vérités. ALI  IXE  est un régal théâtral pour les personnes cultivées qui font encore partie de cette belle et nostalgique élite marocaine qui a été proprement politisée et profondément militante et créatrice, malgré le despotisme. Les disciples de cette belle élite se doivent de renouer avec le combat culturel et artistique qu'ils se doivent d'insuffler à la nouvelle génération, qui a, sous  le nouveau règne, tout juste vingt ans et qui ne sait absolument rien de l'histoire des grandes figures, aussi bien intellectuelles, culturelles qu'artistiques, qui ont marqué l’Histoire de leur pays et continuent de la marquer, malgré le règne de l'argent qui a pris le dessus sur le spirituel. Cette génération, totalement formatée et numérisée, a besoin de s'humaniser, d'être humanisée et responsabilisée. 
ALI IXE Miracle du 30 février, en tant que pièce de théâtre, peut apporter à cette nouvelle et jeune génération un autre regard sur  la création théâtrale, le texte théâtral et l’interprétation théâtrale, un arsenal artistique qui permettra à cette  jeune génération de voir  plus clair en elle et dans ses désirs artistiques, face à la médiocrité théâtrale dominante, car super médiatisée et soutenue. Encore faut-il que cette génération sache au moins qui est Nabyl Lahlou, contrairement aux élites qui savent qui je suis, mais dont la majorité  ne connait rien de mes pièces de théâtre et des mes films.
                                                                                              Nabyl Lahlou


mercredi 2 octobre 2019

VOULEZ-VOUS FEUILLETER LE PROGRAMME AVEC MOI


VOULEZ-VOUS FEUILLETER LE PROGRAMME AVEC MOI

Il y a une dizaine de  jours, j’ai reçu par courriel une invitation au nom du ministre de la Culture et de la présidente de la Fédération des Industries Culturelles et Créatives, me conviant à assister aux 1ères Assises des Industries Culturelles et Créatives qui se tiendront à l’hôtel Sofitel à Rabat, les 4 et 5 octobre prochain. J’ai poliment décliné cette invitation en expliquant les raisons de mon refus dans un article que le site ARTICLE 19 a bien voulu publier. A quatre jours  de l’ouverture de ces 1ères Assises des Industries Culturelles et Créatives, les organisateurs m’envoient le programme de ces 1ères Assises, illustré par les photos des intervenants et des intervenantes, sept portraits forment la première rangée, tout en haut de la feuille de route de ces 1ères Assises. Les concepteurs de cette feuille de route ont tenu à placer la photo du ministre de la Culture Mohamed El Araj, entre le portrait du chef du gouvernement, monsieur Saad-Eddine Othmani -qui, en son for intérieur, sait  que la Culture n’a  jamais été son dada, et que  le  cinéma, le théâtre, la peinture, la musique moderne et la chorégraphie, n’ont jamais fait partie de ses préoccupations de jeunesse, encore moins depuis que le virus de l’idéologie islamiste s’empara de son âme, de son esprit et de tout son être- et le portrait  du président du parlement, Habib El Malki, qui inaugura sa carrière politique, en  tant que président de l’Association des Étudiants Musulmans Nord-Africains à Paris, et responsable de son bulletin mensuel L’AEMNA dans lequel Tahar Benjelloun écrivit un article sur ma pièce de théâtre Ophélie n’est pas morte, que je jouais à la Maison du Maroc à Paris,  tous les soirs, du 1er au 16 janvier 1972. Les quatre autres photos de la première rangée sont celles de messieurs Ahmed Reda Benchamsi, ancien ministre, Mohamed Benchaaboun, ministre en exercice, et Salah-Eddine Mezouar, ancien ministre des Finances, ancien ministre des Affaires Étrangères, ancien président du Rassemblement National des Indépendants et actuel président de la CGEM, dont il a fait briller l’image et celle de son Université d’Eté, en faisant dérouler le tapis rouge pour Nicolas Sarkozy qui, en tant que Président  de la République Française, avait pris part à la destruction systématique de la Libye, aujourd’hui à feu et à sang, et contribua à la chute et la mort de son président Mouammar Kadhafi, en 2011. La dernière photo de la première rangée représente madame Neila Tazi, présidente de la Fédération des Industries Culturelles et Créatives, qui n’a jamais voulu une seule fois voir la pièce de théâtre LA CHUTE d’Albert Camus, en langue française, ou ALI IXE de l’auteur de cet article, en langue arabe,  pour se cultiver, théâtralement, et se libérer, artistiquement, de la main mise de la gnawaphonie sur son esprit et ses choix musicaux. A  la deuxième rangée, qui comprend la photo du ministre de l’Education Nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique, dont l’incapacité à prononcer correctement une phrase en arabe classique a fait le tour de la planète Buzz, seule la photo de madame Elisabeth Guigou, ex-garde des sceaux dans le premier gouvernement Mitterrand, rayonne comme rayonnent les belles photos des belles actrices de renom, illustrant les catalogues des festivals de cinéma. Clôt la deuxième rangée, Mahi Binebine,  fils du « bouffon » du roi Hassan II, et frère de Azzedine Binebine, pilote de chasse qui vécut, durant vingt ans, l’enfer du bagne de Tazmamart. La 3ème rangée comprend cinq portraits dont celui de Hicham Abkari, directeur du Théâtre Mohammed VI, où Sophia Hadi n’a pu présenter LA CHUTE d’Albert camus, à cause de l’absence totale de l’équipement technique et des projecteurs. La FICC doit aider à l’achat de projecteurs pour ce Théâtre qui porte le nom du souverain, et dont le directeur n’est autre que le vice-président de la FICC. Je saute la  4éme rangée et passe à la cinquième où trônent le portrait du milliardaire Mohamed Berrada,  cet ancien ministre des Finances et ancien ambassadeur de Sa Majesté le roi à Paris  qui jubile de joie et de bonheur à l’idée de savoir qu’il va revoir et écouter Elisabeth Guigou, l’illustre invitée de la CGEM et l’illustre intervenante dans ces 1ères Assises, et celui de Mehdi Qotbi  qui, tout en jouissant d’une Carte blanche pour faire ce qu’il désire et veut pour le bien de la peinture et des Musées marocains, m’avait fait beaucoup de peine en le voyant s’agiter comme un graisseur d’autocar qui crie et hurle pour faire monter dans cinq minibus les journalistes venus couvrir l’ouverture de la  1ère Biennale féminine organisée au musée contemporain Mohammed VI  a  Rabat. En regardant la photo de Narjiss Nejjar, à la 5ème rangée,  j’ai eu  la  nausée car je n’aurai jamais cru que cette cinéaste, qui, à mon sens, doit continuer à se battre – et combien même elle a raté totalement son dernier film - accepte de devenir fonctionnaire en tant que directrice de la Cinémathèque Nationale, une cinémathèque fantôme qui ne fonctionne pas et par conséquent condamne sa directrice a se la couler douce tout en acceptant de  recevoir un salaire mensuel,  depuis sa nomination en février 2018.  Aussi, en regardant la photo de Abdelkader Retnani collée à coté de celle de Narjiss Nejjar,  je me dis toujours, pourquoi cet ogre de l’édition, depuis qu’il a  reçu une subvention du SCAD pour l’édition de deux de mes pièces de théâtre,  ne veux jamais me dire combien d’exemplaires ont été vendus de mes deux pièces LES TORTUES ET SCHRISCHMATURY que sa maison d’Edition EDDIF avait édités, sans me signer de contrat. Et jusqu’à présent, je ne sais rien et continue a ne rien recevoir comme auteur.
En bas de la feuille de route de ces 1ères Assises, les  photos de Jack Lang et de son compatriote Nabil Ayouch, sont l’une à côté de l’autre. Ce producteur de téléfilms et petits films français, joués par des marocains, n’a jamais eu la délicatesse ni l’élégance de reconnaitre que c’est grâce a moi qu’il a pu crier, haut et fort, que sa mère est juive. Car dans une interview avec le journal Al-Ahdath Al-Maghribia, j’avais dit : «  Si ma mère était juive, je serais fier d’être juif. Un juif heureux et militant comme Abraham Sarfaty. Pas un juif comme André Azoulay. Nabil Ayouch doit être fière de dire que sa mère juive ». Quant au Président de l’Institut du Monde Arabe, qui va lui aussi intervenir dans ces 1ères Assises, je ne sais qui de Jack ou de Lang  continue à nous mentir, à Sophia Hadi et à moi, en nous affirmant, quand nous l’avions récemment vu au Musée d’Art Contemporain Mohammed VI, qu’il n’a jamais reçu une seule lettre des quatre lettres que nous lui avons écrites et envoyées pour solliciter la programmation pour une seule représentation dans la grande salle de l’Institut du Monde Arabe de LA CHUTE  d’Albert Camus,  jouée par Sophia Hadi.
Vendredi 4 octobre 2019, à l’hôtel Sofitel à Rabat,  l’exception du chef du gouvernement, du ministre de la Culture et du président du parlement, qui prendront la parole  dans la langue du Dad, la très belle langue arabe, tous les intervenants et toutes les intervenantes, marocains et étrangers, useront de la langue française, débattront des divers thèmes en langue française et élaboreront et défendront, en langue française, la Culture qu’ils voudront imposer, véhiculer et semer : La culture de l’argent.
Aujourd’hui mercredi  2 octobre 2019q, je reçois un message des organisateurs des  1ères Assise, disant : Il ne reste plus que quelques jours pour confirmer votre présence. Ma réponse est simple : Je ne serai pas des vôtres.
                                                                           Rabat  2 octobre 2019
                                                                           Signé : Nabyl Lahlou

dimanche 22 septembre 2019

VOILA POURQUOI JE N’IRAIS PAS AUX ASSISES



VOILA POURQUOI JE N’IRAIS PAS AUX ASSISES

C’est probablement dans la très grande salle de l’hôtel Sofitel, où, le mardi 3 mai 2011 à 21 heures, je me trouvais pour assister à l’émission HIWAR, dont l’invité était  Nabil Benabdallah, ministre de la Communication, que vont se tenir, pendant les 4 et 5 octobre prochains, Les 1ères Assises des Industries Culturelles et Créatives, organisées par La Fédération des Industries Culturelles et créatives, avec le très onéreux soutien, financier et logistique, du ministère de la Culture et de la Communication.
Je n’irai pas assister à ces 1ères Assises des Industries Culturelles et Créatives, qui vont se tenir à l’hôtel Sofitel, les 4 et 5 octobre 2019 , car, ce soir du mardi 3 mai 2011, à 21 heures 10 mn, j’avais été invité par Mostapha Alaoui  à le suivre hors de la grande salle, pour me voir, aussitôt  dans l’immense couloir, vide et désert, pris violement par trois individus qui s’emparèrent de tout mon corps, me neutralisèrent par le cou que je ne pouvais plus bouger, puis se mirent à me frapper, en même temps que Mostapha Alaoui qui s’acharnait sur moi en me frappant sur la tête et en vociférant des insultes et menaces .Les trois individus, dont je n’ai pu voir le visage, me malmenèrent jusqu’au portail forgé de l’entrée de l’hôtel Sofitel. Par la suite, j’ai su par la direction de l’hôtel Sofitel, qui a refusé de me donner la vidéo de l’agression, que les trois individus étaient des flics en civil. Une plainte contre Mostapha Alaoui a été déposée le soir même au commissariat du Souissi. Meurtri dans mon corps et humilié dans mon être, j’écrivis, cette nuit du 3 mai 2011, une lettre ouverte au chef de l’Etat, Sa Majesté le roi Mohammed VI, pour dénoncer et condamner cette lâche agression, perpétrée contre ma personne par un journaliste qui est aussi un haut fonctionnaire à la SRNT (1).
Je n’irai pas assister   à ces 1ères Assises des Industries Culturelles et Créatives, car il ne peut s’agir pour moi que d’une farce dans laquelle le ministre de la Culture et de la Communication joue le rôle du dindon, qui a été bien cuisiné pour financer ces 1ères Assises des Industries Culturelles et Créatives, en fonçant tête baissée pour soutenir des hommes et des femmes riches, dont la présidente de la FICC, madame Neila Tazi, ancienne propriétaire et créatrice du magazine A3, productrice et directrice du Festival de la musique Gnawa d’Essaouira et ancienne parlementaire.
Cette gnawaphone, qui rêve d’inscrire la musique Gnawa sur la liste du patrimoine culturel de l’Unesco, je l’invite à découvrir le combat que Claude Nobs, créateur du festival de Jazz de Montreux en 1967, mena, durant des années et des années, pour arriver à inscrire les 5000 heures d’enregistrements de musiques de jazz sur la liste du Patrimoine Culturel et Humain de l’Unesco.
Le combat pour faire valoir les bienfaits de  La Culture ne fait que commencer. Ce combat doit être mené en langue arabe aussi, la langue que parlent et comprennent les 98% des marocains, afin de permettre aux couches sociales diverses de s’ouvrir sur l’universel pour ne plus être prisonnières de la pensée unique religieuse dévastatrice.
La Culture, c’est un océan de disciplines artistiques diverses, aussi riches les unes que les autres pour le bien de l’âme et l’esprit de tout être humain. La culture est une arme efficace  pour combattre l’ignorance. Elle ne peut être que l’affaire de démiurges, de génies créateurs, d’artistes fous exceptionnels.
La Culture ne peut être une affaire d’hommes et de femmes d’affaires. Ces riches personnes sont appelées à soutenir financièrement les vrais  créateurs, confirmés ou débutants. Des mécènes,  voilà le rôle que pourraient jouer poiur le bien de la Culture, les femmes et les hommes d’affaires, ces riches personnes chanceuses que la vie a gâtées et continue de gâter.
   
                                               Rabat, dimanche 22 septembre 2019
                                                        Signé : Nabyl Lahlou


(1)    La lettre ouverte a été publié par l’hebdomadaire LA VERITE, le 11 mai 2011
 

mercredi 4 septembre 2019

RABAT : CAPITALE DE LA CULTURE


RABAT : CAPITALE DE LA CULTURE

 Quand Abdallah Azmani , ministre des Affaires culturelles (1995- 1997), me demanda de lui faire un projet relatif à des changements au niveau du Théâtre Mohammed V, ma première remarque à été de lui dire de procéder au changement architectural de la devanture de ce grand théâtre car elle rappelle la façade des grands magasin européens, comme  Monoprix. Abdellah Azmani. tout gentil qu'il fut, ne  put.rien faire pour le changement de la façade du théâtre Mohammed V.  Et Quand Mohammed Achaari devint ministre de la Culture du premier gouvernement de la première alternance, en 1998, il m'invita avec un groupe d'hommes de théâtre à lui soumettre des propositions pour une nouvelle politique théâtrale. Le lendemain, je lui apporte un projet d'une vingtaine de pages. " Tu es trop rapide, mon cher ami". "C'est un projet que j'avais fait bénévolement pour ton prédécesseur, Abdellah Azmani,  mon cher Achaari".
Depuis 1962, la façade du théâtre Mohammed V demeure figée et sans vie. Et depuis l'arrivée de l'impression numérique, elle est lourdement enlaidie par les bâches qui.annoncent les spectacles et qui lui couvrent la vue car elle est tout de verre vêtue  Et pourtant, elle aurait pu changer de look  dans le cadre des grands travaux pour l'embellissement de la  ville de Rabat. Malheureusement, les architectes de cette gigantesque opération, appelée : Rabat VIlle des lumières et capitale de la Culture, n'ont jugé d'utile pour changer la physionomie de ce grand théâtre que de remplacer les vitres des portes et des fenêyres , et d'enlever les anciennes plaques de marbre, couleur marron-clair, qui couvraient les quatre cents mètres carrés des deux extrémités de la façade du théâtre , pour les remplacer par d'autres plaques de marbre couleur marron-clair, donnant aonsi la certitude que rien n'a changé pour ce  grand Théâtre, le seul grand théâtre du pays. Un grand Théâtre qui manque atrocement de moyens techniques (lampes,  projecteur-poursuite, appareils de transmission entre la régie et les coulisses) ainsi que d"un personnel technique  et artistiquee, qualifié et compétent, car les cinq techniciens du theatre sont aussi employés comme des manœuvres, au lieu d'être valorisés.
Aussi les financiers de l'opération : Rabat ville des lumières Capitale de La Culture,  n'ont rien trouvé de bon que de déblayer le sol du  parvis du Théâtre Mohammed V pour le refaire pour les beaux pieds des spectateurs. Ainsi,  les travaux du revêtement du parvis du théâtre,  qui ont commencé début juillet dernier, traînent toujours. empêchant la direction du Théâtre Mohammed V d'annoncer l’ouverture de la saison théâtrale et culturelle du théâtre Mohammed V, alors que tous les Instituts culturels,  français, espagnols, italiens et allemands, dans notre pays, ont tous annoncé leurs programmes culturels pour 2019/2020
Ça boîte. Ça boîte vraiment au niveau de la Culture chez nous.
                                                                                            Nabyl.Lahlou