lundi 4 mars 2013

لا لاغتيال مصدقيه مهرجان القاهرة السينمائي الدولي




لا لاغتيال مصدقيه مهرجان القاهرة السينمائي الدولي.


جاء الممثل المصري محمود عبد العزيز من القاهرة الى الرباط,ليقوم بالإشهار والترويج لفيلم سينمائي من انتاج سويسري مغربي و من اخراج السويسري المغربي محسن البصري القاطن بمدينة جنيف التي يشتعل فيها كمدرس للرياضيات في السلك الثانوي. فهو ادن بعيد كل البعد على الاخراج السينمائي بالمفهوم ألاحترافي لمهنة الإخراج. لكن اهتمامه بالسينما دفعه,سنة 2009 , للقيام بإخراج فيلمه الأول " المغضوب عليهم",الذي شارك,كفيلم سويسري مغربي,في  
المسابقة للأفلام العربية بمهرجان القاهرة السينمائي الدولي في نسخته الخامسة و الثلاثين التي انعقدت من 27 نوفمبر الى 7 ديسمبر 2012 .                       
و كان "النجم المصري"  محمود عبد العزيز - هدا الذي أتانا من القاهرة الى المغرب للقيام بجولة عبر بعض القاعات السينمائية  المغربية لمساندة التوزيع التجاري لفيلم " المغضوب عليهم",هو رئيس لجنة التحكيم للأفلام العربية التي جاءت الى هدا المهرجان, كأعمال سينمائية أولى, لتتنافس على جائزة "نجيب محفوظ" التي قرر محمود عبد العزيز رئيس لجنة التحكيم للأفلام العربية أن تكون من نصيب فيلم " المغضوب عليهم", و دلك فبل مشاهدته صحبة جميع أعضاء لجنة التحكيم التى يترأسها. فمصير عشرة ألف دولار, التي تمثلها جائزة "نجيب محفوظ",حسم فيه محمود عبد العزيز,مسبقا,لفائدة فيلم سويسري مغربي,
فيلم بسيط على جميع المستويات. و من هدا المنطلق يتضح بالملموس أن         مجئ محمود عبد العزيز الى المغرب للقيام بالإشهار لتسويق فيلم " المغضوب عليهم", تقرر بعد حصول " المغضوب عليهم"  بعشرة الف دولار.                
بقبوله السفر من القاهرة الى الدار البيضاء ليلعب دور مروج لفيلم بسيط جدا و صغير جدا, سيكون محمود عبد العزيز قد شارك هو الآخر في اغتيال مصداقية مهرجان القاهرة السينمائي الدولي. كما فعل من قبله الايطالي ماركو ميلير رئيس لجنة التحكيم لمسابقة الأفلام الدولية , عندما اهدى جائزة الهرم الذهبي الى فيلم فرنسي صغير و بسيط.                                                                
ان محاولة اغتيال مصداقية مهرجان القاهرة السينمائي الدولي تبناها بكل وقاحة ,  و في اطار مؤامرة محبوكة ,  رئيس لجنة التحكيم لمسابقة الأفلام الدولية ماركو ميلير الذي تجرأ يوم توزيع الجوائز لإعطاء الدروس لمنظمي مهرجان القاهرة, هو الذي لم تكن له الشجاعة للمتابعة و مشاهدة جميع أفلام المسابقة الدولية و من بينها "شوف الملك في القمر", الذي لم تشاهده لحنة التحكيم الدولية كم أكد لي ذلك ماركو ميلير بحضور صديقه فابيو تيتسى الذي كان هو الآخر عضوا في لجنة التحكيم مسابقة الدولية . انها فعلا مهزلة صانعها ماركو مبلير و اعداء مهرجان القاهرة                                                                                   
بالنسبة لي , عندما قررت أن اسجل  فيلمي "شوف الملك في القمر" بمهرجان القاهرة الدولى للسينما في نسخته الأخيرة , و دلك عبر رسالة مكتوبة. كان هدفي الأسمى و قناعتي الفكرية و الفنية هو مساندة ثورة 25 يناير التي أطاحت بنظام حسني مبارك.                                                                          
و كم سعدت عندما كاتبني الفنان عزت ابو عوفرئيس المهرجان  ليخبرني بان فيلمي "شوف الملك في القمر"  قد ثم اختيار ليشارك في المسابقة الدولية.         
و كم كنت سعيدا و أنا أحضر عرض فيلمي في المسرح الكبير بين خمسين متفرج جاءوا  لاكتشاف "شوف المال في القمر".                                    
و كم كنت سعيد كداك و أنا أرى و أسمع على شاشة قناة المهرجان الاستاد محمد صابر عرب ,  وزير الثقافة المصري ,  و هو يتلى برأيه الجميل وإحساسه اللطيف عن اعجابه بعد مشاهدته لبضعة مشاهد من  "شوف الملك في القمر",   
ان العالم العربي في حاجة الى وجود مهرجان عربي كبير مثل مهرجان القاهرة العريق. انه الوحيد الذي يمكننا أن نعتز به  و نفتخر به.                           
فكل مل يمكننى أن أتمناه لهدا المهرجان الكبير عبر منظميه هو ان  تسند رئاسة لجنة التحكيم الدولية لكبار المخرجين المصريين و من العالم العربي , كانوا مشهورين و معروفين أو مجهولين. من جهة. و من جهة أخرى أتمنى ان يعاد النضر في مسابقة للأفلام العربية , على صعيد مفهومها و أهدافها .              
الرباط 3 مارس 2013
نبيل لحلو

                 

lundi 25 février 2013

FERONT-ILS LA QUEUE POUR ALBERT CAMUS ?


 
Je me souviens du jour où le directeur du  Théâtre Bouchaïb Bidaoui - plus connu sous le nom : Théâtre  Sidi Belyout - , me demanda de reporter à deux jours la première  représentation de ma pièce :  " LES MÉMOIRES D'ALEXIS IVANOVITCH NICOLASY KOL KOL TEUKH MAUKH", car il avait promis de mettre le Théâtre à la disposition d'une Association juive qui parrainait le premier spectacle d’un jeune humoriste, nommé GAD ELMALEH.
Cela s'était  passé en mars 1993. 20 ans, tout rond. 
Si le jeune GAD ELMALEH donna son premier ONE MAN SHOW au Théâtre Bouchaïb Bidaoui,  plein à craquer de juifs marocains, fiers de soutenir l'un des leurs, moi, deux jours plus tard, je jouai  ma pièce de théâtre "LES MÉMOIRES D'ALEXIS IVANOVITCH NICOLASY KOL KOL TEUKH MEUKH" devant des sièges vides et grelottant de froid et de solitude.
J’en ai encore conclu que les marocains et les marocaines, musulmans francophones ou anglophones, et même berbérophones, n’aiment pas du tout aller au théâtre pour voir des pièces de théâtre, interprétées en langue arabe, classique ou dialectale. Ils ont peut-être raison.
C’est aussi un mépris cinglant que ces marocains musulmans francophones argentés, affichent, ouvertement, vis-à-vis de tout ce qui a trait à la langue arabe ou au spectacle en langue arabe, car, d’après ses gens-là, c’est souvent barbant, archaïque et arriéré. Là, je ne peux leur donner raison. Car si la France, en tant qu’ex-puissance coloniale a quitté, territorialement, le Maroc, elle y demeure, grâce à sa langue, sa belle langue,  présente dans les esprits de ceux et celles qui dominent et dirigent le pays.  Et ce sont ces gens-là, ces décideurs, ces marocains musulmans francophones fortement argentés, de tous âges , ainsi que leur progéniture et ceux et celles qui veulent leur ressembler, ou les imiter, qui se sont réveillés, un lundi  18 février  à 6 heures du matin pour aller former une queue de plus de deux cents mètres devant le Théâtre National Mohammed V, dans l’espoir de pouvoir acheter un billet à huit cents dirhams (800 dirhams), pour voir leur idole GAD ELMALEH, le chouchou des français de France et des marocains français du Maroc.
Super médiatisé, comme le chanel 5, ou le fromage Bridou, plus présent dans les esprits des marocains francophones et des français marocains, que les cinq appels à la prière que 2M est obligée de diffuser chaque jour, GAD ELMALEH, ce chouchou des français de France et des marocains français du Maroc, n’avait même pas besoin de publicité pour faire parler de son spectacle. Car avant même de l’annoncer, ses promoteurs avaient déjà vendu tous les billets pour trois représentation au théâtre Mohammed V, aux prix de 800 dirhams. 600 dirhams. 400 dirhams, soit presque  un million de dirhams par représentation de deux heures maximum.
Ainsi la star française , Gad El Maleh, retournera-t-elle  à Paris,  chez elle, enrichie de plusieurs millions de dirhams qu’elle aura gagnés avec ses huit représentations, données à Casablanca, Marrakech et Rabat,  huit prestations qui lui auraient permis de rôder ses gags devant des milliers de cobayes marocains, médusés et acquis à ses gags, des gags dont aucun ne passera s’il les jouait en langue marocaine dialectale. Il en est de même pour les gags de son compatriote français Jamal Debbouze, la star française, le chouchou des français. Ceci dit, je ne peux que crier : Vive la République française qui a donné  tant de GAD et de  DEBBOUZZE.
Je ne peux que crier aussi :Pauvres de nous, nous, les marocains, qui continuons de nous mépriser et mutuellement, parce que nous ne croyons plus, en bons colonisés, dociles et assujettis que nous sommes devenus, qu’à tout ce qui est étranger et vient de l’étranger. Une queue de deux cents mètre pour voir un humoriste. Quelle tristesse!
J’an doute fort que ces marocains et marocaines, musulmans, francophones, fortement argentés et possédant la double nationalité, sinon la triple, pourront-ils se présenter au guichet du Théâtre National Mohammed V quand la grande comédienne marocaine, Sophia Hadi y jouera LA CHUTE d’Albert Camus. Quel gâchis !

Rabat, 25 février 2013
Signé Nabyl  Lahlou




dimanche 24 février 2013

QUAND MONCEF MARZOUKI FAIT PLEURER DANIEL COHN-BENDICT.

Le  poétique et philosophique discours que Moncef Marzouki a lu devant les députés du parlement européen à Strasbourg, a fait  pleurer plus d'un député, dont le trublion et tribun de mai 68, Daniel Cohn Bendict qui avait du mal à retenir ses larmes, comme le montrait si bien la caméra qui le filmait
Moncef  Mazouki en  véritable démocrate qu'il est, un démocrate  au vrai sens du mot,  un démocrate qui a l'étoffe d'un Gandhi, ou d'un Mandella  n'a pas oublié de dire, ou de redire, toute sa reconnaissance à toutes celles et à tous ceux, dont Daniel Cohn Bendict, qui avaient œuvré pour lui permettre  d'avoir un passeport Le Passeport de la liberté.   La dignité de l'homme,  la dignité pour l'homme , la dignité par l'homme passent par des hommes. Moncef  Marzouki est un de ces hommes..

Rabat le 23 février 2013
Nabyl lahlou


dimanche 10 février 2013

MERCI MONSIEUR LE PRESIDENT JACQUES DORFMANN



MERCI MONSIEUR LE PRESIDENT
JACQUES DORFMANN
 
Accorder Le Grand Prix ainsi que quatre Prix importants au film ZERO, ne pouvait être que la décision, prise à l’unanimité, par un jury présidé par un grand président qui aime le beau cinéma et les beaux films. Merci à Jacques Dorfmann, ce grand producteur français de grands films français, qui, en accordant neuf prix à deux films marocains sur un total de 20 films (1), a su mettre un terme aux mascarades, honteuses et aux magouilles scandaleuses, nées de manigances et de complots qui salirent l’image de plusieurs palmarès de plusieurs sessions de ce festival national du film marocain qui, depuis sa création en 1982, demeure un festival aussi insignifiant que la majorité des films insignifiants qu’il montre.
Merci donc à Jacques Dorfmann, qui, en sa qualité de président du jury du 14ème Festival National du film Marocain, entouré de femmes et d’hommes, cinéastes libres et courageux, a su imposer son choix et sa vision de scénariste et de réalisateur, libre, tout court,  et libre d’esprit, en choisissant de couronner un vrai réalisateur, un excellent cinéaste, j’ai nommé de Nour-Eddine Lakhmari.
Aussi, les quatre prix  accordés au premier film d’Abdessalam Akalay, MALAK, ont sûrement reçu la bénédiction de Jacques Dorfmann qui a vu en ce cinéaste a=handicapé un créateur capable de surmonter tous les handicaps et les difficultés.
Jacques Dorfmann qui a produit de grands cinéastes français, dont Jean Pierre Melville, ne pouvait être que séduit, tout comme moi, par la belle atmosphère sordide de ce beau ZERO qui s’avère, en fin de compte, un bel HEROS, un intrépide ZORRO.
Cependant, Jacques Dorfmann ne savait pas que certains films qui ont reçu des prix, n’étaient pas des films marocains mais des films et des téléfilms étrangers, français pour la plupart, à l’image de De Tinghir à Jérusalem  et Les chevaux d’Allah, pour ne citer que ces deux produits français.

Rabat le 10 février 2013
Signé Nabyl Lahlou