mercredi 2 octobre 2019

VOULEZ-VOUS FEUILLETER LE PROGRAMME AVEC MOI


VOULEZ-VOUS FEUILLETER LE PROGRAMME AVEC MOI

Il y a une dizaine de  jours, j’ai reçu par courriel une invitation au nom du ministre de la Culture et de la présidente de la Fédération des Industries Culturelles et Créatives, me conviant à assister aux 1ères Assises des Industries Culturelles et Créatives qui se tiendront à l’hôtel Sofitel à Rabat, les 4 et 5 octobre prochain. J’ai poliment décliné cette invitation en expliquant les raisons de mon refus dans un article que le site ARTICLE 19 a bien voulu publier. A quatre jours  de l’ouverture de ces 1ères Assises des Industries Culturelles et Créatives, les organisateurs m’envoient le programme de ces 1ères Assises, illustré par les photos des intervenants et des intervenantes, sept portraits forment la première rangée, tout en haut de la feuille de route de ces 1ères Assises. Les concepteurs de cette feuille de route ont tenu à placer la photo du ministre de la Culture Mohamed El Araj, entre le portrait du chef du gouvernement, monsieur Saad-Eddine Othmani -qui, en son for intérieur, sait  que la Culture n’a  jamais été son dada, et que  le  cinéma, le théâtre, la peinture, la musique moderne et la chorégraphie, n’ont jamais fait partie de ses préoccupations de jeunesse, encore moins depuis que le virus de l’idéologie islamiste s’empara de son âme, de son esprit et de tout son être- et le portrait  du président du parlement, Habib El Malki, qui inaugura sa carrière politique, en  tant que président de l’Association des Étudiants Musulmans Nord-Africains à Paris, et responsable de son bulletin mensuel L’AEMNA dans lequel Tahar Benjelloun écrivit un article sur ma pièce de théâtre Ophélie n’est pas morte, que je jouais à la Maison du Maroc à Paris,  tous les soirs, du 1er au 16 janvier 1972. Les quatre autres photos de la première rangée sont celles de messieurs Ahmed Reda Benchamsi, ancien ministre, Mohamed Benchaaboun, ministre en exercice, et Salah-Eddine Mezouar, ancien ministre des Finances, ancien ministre des Affaires Étrangères, ancien président du Rassemblement National des Indépendants et actuel président de la CGEM, dont il a fait briller l’image et celle de son Université d’Eté, en faisant dérouler le tapis rouge pour Nicolas Sarkozy qui, en tant que Président  de la République Française, avait pris part à la destruction systématique de la Libye, aujourd’hui à feu et à sang, et contribua à la chute et la mort de son président Mouammar Kadhafi, en 2011. La dernière photo de la première rangée représente madame Neila Tazi, présidente de la Fédération des Industries Culturelles et Créatives, qui n’a jamais voulu une seule fois voir la pièce de théâtre LA CHUTE d’Albert Camus, en langue française, ou ALI IXE de l’auteur de cet article, en langue arabe,  pour se cultiver, théâtralement, et se libérer, artistiquement, de la main mise de la gnawaphonie sur son esprit et ses choix musicaux. A  la deuxième rangée, qui comprend la photo du ministre de l’Education Nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique, dont l’incapacité à prononcer correctement une phrase en arabe classique a fait le tour de la planète Buzz, seule la photo de madame Elisabeth Guigou, ex-garde des sceaux dans le premier gouvernement Mitterrand, rayonne comme rayonnent les belles photos des belles actrices de renom, illustrant les catalogues des festivals de cinéma. Clôt la deuxième rangée, Mahi Binebine,  fils du « bouffon » du roi Hassan II, et frère de Azzedine Binebine, pilote de chasse qui vécut, durant vingt ans, l’enfer du bagne de Tazmamart. La 3ème rangée comprend cinq portraits dont celui de Hicham Abkari, directeur du Théâtre Mohammed VI, où Sophia Hadi n’a pu présenter LA CHUTE d’Albert camus, à cause de l’absence totale de l’équipement technique et des projecteurs. La FICC doit aider à l’achat de projecteurs pour ce Théâtre qui porte le nom du souverain, et dont le directeur n’est autre que le vice-président de la FICC. Je saute la  4éme rangée et passe à la cinquième où trônent le portrait du milliardaire Mohamed Berrada,  cet ancien ministre des Finances et ancien ambassadeur de Sa Majesté le roi à Paris  qui jubile de joie et de bonheur à l’idée de savoir qu’il va revoir et écouter Elisabeth Guigou, l’illustre invitée de la CGEM et l’illustre intervenante dans ces 1ères Assises, et celui de Mehdi Qotbi  qui, tout en jouissant d’une Carte blanche pour faire ce qu’il désire et veut pour le bien de la peinture et des Musées marocains, m’avait fait beaucoup de peine en le voyant s’agiter comme un graisseur d’autocar qui crie et hurle pour faire monter dans cinq minibus les journalistes venus couvrir l’ouverture de la  1ère Biennale féminine organisée au musée contemporain Mohammed VI  a  Rabat. En regardant la photo de Narjiss Nejjar, à la 5ème rangée,  j’ai eu  la  nausée car je n’aurai jamais cru que cette cinéaste, qui, à mon sens, doit continuer à se battre – et combien même elle a raté totalement son dernier film - accepte de devenir fonctionnaire en tant que directrice de la Cinémathèque Nationale, une cinémathèque fantôme qui ne fonctionne pas et par conséquent condamne sa directrice a se la couler douce tout en acceptant de  recevoir un salaire mensuel,  depuis sa nomination en février 2018.  Aussi, en regardant la photo de Abdelkader Retnani collée à coté de celle de Narjiss Nejjar,  je me dis toujours, pourquoi cet ogre de l’édition, depuis qu’il a  reçu une subvention du SCAD pour l’édition de deux de mes pièces de théâtre,  ne veux jamais me dire combien d’exemplaires ont été vendus de mes deux pièces LES TORTUES ET SCHRISCHMATURY que sa maison d’Edition EDDIF avait édités, sans me signer de contrat. Et jusqu’à présent, je ne sais rien et continue a ne rien recevoir comme auteur.
En bas de la feuille de route de ces 1ères Assises, les  photos de Jack Lang et de son compatriote Nabil Ayouch, sont l’une à côté de l’autre. Ce producteur de téléfilms et petits films français, joués par des marocains, n’a jamais eu la délicatesse ni l’élégance de reconnaitre que c’est grâce a moi qu’il a pu crier, haut et fort, que sa mère est juive. Car dans une interview avec le journal Al-Ahdath Al-Maghribia, j’avais dit : «  Si ma mère était juive, je serais fier d’être juif. Un juif heureux et militant comme Abraham Sarfaty. Pas un juif comme André Azoulay. Nabil Ayouch doit être fière de dire que sa mère juive ». Quant au Président de l’Institut du Monde Arabe, qui va lui aussi intervenir dans ces 1ères Assises, je ne sais qui de Jack ou de Lang  continue à nous mentir, à Sophia Hadi et à moi, en nous affirmant, quand nous l’avions récemment vu au Musée d’Art Contemporain Mohammed VI, qu’il n’a jamais reçu une seule lettre des quatre lettres que nous lui avons écrites et envoyées pour solliciter la programmation pour une seule représentation dans la grande salle de l’Institut du Monde Arabe de LA CHUTE  d’Albert Camus,  jouée par Sophia Hadi.
Vendredi 4 octobre 2019, à l’hôtel Sofitel à Rabat,  l’exception du chef du gouvernement, du ministre de la Culture et du président du parlement, qui prendront la parole  dans la langue du Dad, la très belle langue arabe, tous les intervenants et toutes les intervenantes, marocains et étrangers, useront de la langue française, débattront des divers thèmes en langue française et élaboreront et défendront, en langue française, la Culture qu’ils voudront imposer, véhiculer et semer : La culture de l’argent.
Aujourd’hui mercredi  2 octobre 2019q, je reçois un message des organisateurs des  1ères Assise, disant : Il ne reste plus que quelques jours pour confirmer votre présence. Ma réponse est simple : Je ne serai pas des vôtres.
                                                                           Rabat  2 octobre 2019
                                                                           Signé : Nabyl Lahlou

dimanche 22 septembre 2019

VOILA POURQUOI JE N’IRAIS PAS AUX ASSISES



VOILA POURQUOI JE N’IRAIS PAS AUX ASSISES

C’est probablement dans la très grande salle de l’hôtel Sofitel, où, le mardi 3 mai 2011 à 21 heures, je me trouvais pour assister à l’émission HIWAR, dont l’invité était  Nabil Benabdallah, ministre de la Communication, que vont se tenir, pendant les 4 et 5 octobre prochains, Les 1ères Assises des Industries Culturelles et Créatives, organisées par La Fédération des Industries Culturelles et créatives, avec le très onéreux soutien, financier et logistique, du ministère de la Culture et de la Communication.
Je n’irai pas assister à ces 1ères Assises des Industries Culturelles et Créatives, qui vont se tenir à l’hôtel Sofitel, les 4 et 5 octobre 2019 , car, ce soir du mardi 3 mai 2011, à 21 heures 10 mn, j’avais été invité par Mostapha Alaoui  à le suivre hors de la grande salle, pour me voir, aussitôt  dans l’immense couloir, vide et désert, pris violement par trois individus qui s’emparèrent de tout mon corps, me neutralisèrent par le cou que je ne pouvais plus bouger, puis se mirent à me frapper, en même temps que Mostapha Alaoui qui s’acharnait sur moi en me frappant sur la tête et en vociférant des insultes et menaces .Les trois individus, dont je n’ai pu voir le visage, me malmenèrent jusqu’au portail forgé de l’entrée de l’hôtel Sofitel. Par la suite, j’ai su par la direction de l’hôtel Sofitel, qui a refusé de me donner la vidéo de l’agression, que les trois individus étaient des flics en civil. Une plainte contre Mostapha Alaoui a été déposée le soir même au commissariat du Souissi. Meurtri dans mon corps et humilié dans mon être, j’écrivis, cette nuit du 3 mai 2011, une lettre ouverte au chef de l’Etat, Sa Majesté le roi Mohammed VI, pour dénoncer et condamner cette lâche agression, perpétrée contre ma personne par un journaliste qui est aussi un haut fonctionnaire à la SRNT (1).
Je n’irai pas assister   à ces 1ères Assises des Industries Culturelles et Créatives, car il ne peut s’agir pour moi que d’une farce dans laquelle le ministre de la Culture et de la Communication joue le rôle du dindon, qui a été bien cuisiné pour financer ces 1ères Assises des Industries Culturelles et Créatives, en fonçant tête baissée pour soutenir des hommes et des femmes riches, dont la présidente de la FICC, madame Neila Tazi, ancienne propriétaire et créatrice du magazine A3, productrice et directrice du Festival de la musique Gnawa d’Essaouira et ancienne parlementaire.
Cette gnawaphone, qui rêve d’inscrire la musique Gnawa sur la liste du patrimoine culturel de l’Unesco, je l’invite à découvrir le combat que Claude Nobs, créateur du festival de Jazz de Montreux en 1967, mena, durant des années et des années, pour arriver à inscrire les 5000 heures d’enregistrements de musiques de jazz sur la liste du Patrimoine Culturel et Humain de l’Unesco.
Le combat pour faire valoir les bienfaits de  La Culture ne fait que commencer. Ce combat doit être mené en langue arabe aussi, la langue que parlent et comprennent les 98% des marocains, afin de permettre aux couches sociales diverses de s’ouvrir sur l’universel pour ne plus être prisonnières de la pensée unique religieuse dévastatrice.
La Culture, c’est un océan de disciplines artistiques diverses, aussi riches les unes que les autres pour le bien de l’âme et l’esprit de tout être humain. La culture est une arme efficace  pour combattre l’ignorance. Elle ne peut être que l’affaire de démiurges, de génies créateurs, d’artistes fous exceptionnels.
La Culture ne peut être une affaire d’hommes et de femmes d’affaires. Ces riches personnes sont appelées à soutenir financièrement les vrais  créateurs, confirmés ou débutants. Des mécènes,  voilà le rôle que pourraient jouer poiur le bien de la Culture, les femmes et les hommes d’affaires, ces riches personnes chanceuses que la vie a gâtées et continue de gâter.
   
                                               Rabat, dimanche 22 septembre 2019
                                                        Signé : Nabyl Lahlou


(1)    La lettre ouverte a été publié par l’hebdomadaire LA VERITE, le 11 mai 2011
 

mercredi 4 septembre 2019

RABAT : CAPITALE DE LA CULTURE


RABAT : CAPITALE DE LA CULTURE

 Quand Abdallah Azmani , ministre des Affaires culturelles (1995- 1997), me demanda de lui faire un projet relatif à des changements au niveau du Théâtre Mohammed V, ma première remarque à été de lui dire de procéder au changement architectural de la devanture de ce grand théâtre car elle rappelle la façade des grands magasin européens, comme  Monoprix. Abdellah Azmani. tout gentil qu'il fut, ne  put.rien faire pour le changement de la façade du théâtre Mohammed V.  Et Quand Mohammed Achaari devint ministre de la Culture du premier gouvernement de la première alternance, en 1998, il m'invita avec un groupe d'hommes de théâtre à lui soumettre des propositions pour une nouvelle politique théâtrale. Le lendemain, je lui apporte un projet d'une vingtaine de pages. " Tu es trop rapide, mon cher ami". "C'est un projet que j'avais fait bénévolement pour ton prédécesseur, Abdellah Azmani,  mon cher Achaari".
Depuis 1962, la façade du théâtre Mohammed V demeure figée et sans vie. Et depuis l'arrivée de l'impression numérique, elle est lourdement enlaidie par les bâches qui.annoncent les spectacles et qui lui couvrent la vue car elle est tout de verre vêtue  Et pourtant, elle aurait pu changer de look  dans le cadre des grands travaux pour l'embellissement de la  ville de Rabat. Malheureusement, les architectes de cette gigantesque opération, appelée : Rabat VIlle des lumières et capitale de la Culture, n'ont jugé d'utile pour changer la physionomie de ce grand théâtre que de remplacer les vitres des portes et des fenêyres , et d'enlever les anciennes plaques de marbre, couleur marron-clair, qui couvraient les quatre cents mètres carrés des deux extrémités de la façade du théâtre , pour les remplacer par d'autres plaques de marbre couleur marron-clair, donnant aonsi la certitude que rien n'a changé pour ce  grand Théâtre, le seul grand théâtre du pays. Un grand Théâtre qui manque atrocement de moyens techniques (lampes,  projecteur-poursuite, appareils de transmission entre la régie et les coulisses) ainsi que d"un personnel technique  et artistiquee, qualifié et compétent, car les cinq techniciens du theatre sont aussi employés comme des manœuvres, au lieu d'être valorisés.
Aussi les financiers de l'opération : Rabat ville des lumières Capitale de La Culture,  n'ont rien trouvé de bon que de déblayer le sol du  parvis du Théâtre Mohammed V pour le refaire pour les beaux pieds des spectateurs. Ainsi,  les travaux du revêtement du parvis du théâtre,  qui ont commencé début juillet dernier, traînent toujours. empêchant la direction du Théâtre Mohammed V d'annoncer l’ouverture de la saison théâtrale et culturelle du théâtre Mohammed V, alors que tous les Instituts culturels,  français, espagnols, italiens et allemands, dans notre pays, ont tous annoncé leurs programmes culturels pour 2019/2020
Ça boîte. Ça boîte vraiment au niveau de la Culture chez nous.
                                                                                            Nabyl.Lahlou

dimanche 21 juillet 2019

CRÉATEUR JE SUIS, CRÉATEUR JE MOURRAI

CRÉATEUR JE SUIS, CREATEUR JE MOURRAI
C’est la deuxième fois qu’une équipe journalistique du site Le 360 m’honore en se déplaçant au Théâtre Mohammed V à Rabat   pour m’interroger sur mes deux dernières créations théâtrales : LA CHUTE et ALI IXE, présentées au Théâtre Mohammed V à Rabat, respectivement, le 26 avril 2019 et le 18 juillet 2019. Merci au site Le 360 pour l’intérêt qu’il a porté à mes deux dernières créations dont les premières représentations remontent au 1er avril 2013 pour LA CHUTE et au 15 novembre 2013 pour ALI IXE MIRACLE DU 30 Février. Depuis que Sophia Hadi a donné la première représentation de LA CHUTE, les spectateurs, unanimes, lui exprimèrent leur admiration pour sa prestation de deux heures et demie. Des écrivains, français et marocains, des professeurs du Lycée Descartes ainsi que des journalistes de renom aimèrent son interprétation et l’encensèrent à travers des écrits et des articles.  Et  malgré cet immense succès d’estime, LA CHUTE n’a jamais pu remplir, ne serait-ce qu’à moitiée, l’orchestre du Théâtre Mohammed V où elle a été présentée plus d’une vingtaine de fois  grâce au soutien de son directeur. Plus de vingt représentations    pour la joie et le bonheur des spectateurs européens et marocains,   amoureux de Camus. Quant à ALI IXE MIRACLE DU 30 FEVRIER, l’absence du public marocain cultivé en arabe est honteusement outrageuse. Les raisons principales de la désertion des salles de cinéma et des théâtres par le public  ne vient pas de l’absence de l’information et de la communication, mais du vieillissement qui a atteint les méninges de nos élites, culturelles et politiques, dont la progéniture semble suivre le même chemin et cheminement. Quant au large public marocain, issu des milieux modestes populaires, il est appauvri intellectuellement et visuellement, par des spectacles abrutissants et des débats où la langue de bois valse avec la censure et l’autocensure,  que lui jettent en pâture les télévisions officielles et privées ainsi que la majorité de sites électroniques.  Des spectateurs devenus abrutis et incapables de comprendre et d’accepter un discours théâtral, drôle, intelligent, humoristique, philosophique, politique et poétique, qui ne veut que  leur bien. Robotisée, dépersonnalisée et non encadrée culturellement  dans l’ère du numérique et du digital,  la jeunesse de notre pays  doit être tirée vers le haut, c'est-à-dire vers plus de responsabilité, de dynamisme, d’humanisme, d’amour et de fraternité qu’elle peut trouver dans le Théâtre et la Culture, modernes, deux facteurs d’épanouissement qui ouvrent les esprits sur l’universel et qui  barrent la route, en les combattant, à toutes sortes d’obscurantismes, d’intégrismes religieux, de fanatismes, de racisme et d’´ignorance. Dans notre pays où LA PENSEE décline quotidiennement, et LA PANSE se remplit de plus en plus, seule l’audace créative et provocatrice contribuera à sortir la société de la torpeur et du sommeil séculaires qui les frappe, non pas seulement à cause du déclin de la pensée et de la panse, qu’elle soit pleine ou vide, telle que je l’avais montré dans ma première pièce de théâtre LES TORTUES, écrite en 1969 et présentée au Théâtre Mohammed V, l’année suivante. Le combat théâtral continue et continuera jusqu’au dernier souffle. Créateur je suis, créateur je mourrai.
                                                                           Rabat 21 juillet 2019 :
                                                                           Nabyl Lahlou

P.S : Dans le reportage que Le 360 a consacré à ALI IXE, madame Touria Guessous propose que je sois le futur directeur du futur Grand Théâtre de Casablanca. A cette amie que je remercie infiniment,   je rappelle que je n’ai  jamais de ma vie accepté d’être un fonctionnaire ou d’avoir un poste.  De même, je remercie Maître Khalid Soufiani, grand militant et président de l’amitié Maroc Irak, et lui  que j’ai toujours décliné les hommages qui m’ont été  proposés, tout  en remerciant  profondément les institutions et les personnes qui ont voulu me rendre hommage.   Artiste solitaire je suis, artiste solitaire je 

mardi 9 juillet 2019

DÉGAGE !


Dégage !

Lorsque j’avais pris la parole pour exposer et expliquer au ministre de la Communication, Mostapha Khalid, les raisons qui font que notre cinéma marocain est toujours petit, pauvre et insignifiant, c’était au prestataire de services pour les besoins des tournages étrangers sur le sol de notre pays, Sarim Fassi Fihri, choisi et nommé directeur du Centre Cinématographique Marocain par Mostapha Khalfi, que mon propos était destiné. Car ce n’est pas avec un type comme Sarim Fassi Fihri que le cinéma marocain et les cinéastes marocains pourront grandir et créer de belles œuvres cinématographiques.
« Il est impératif et vital d’interdire l’octroi de l’argent du Fonds d’aide à la production cinématographique marocaine, aux agences de publicités, aux sociétés prestataires de services cinématographiques pour les tournages des films étrangers dans notre pays, aux réalisateurs étrangers qui viennent pomper l’argent du fonds d’aide pour leurs films, déjà financés par leur pays, et aux faiseurs de films étrangers d’origine marocaine, nés à l’étranger et vivant et travaillant hors du Maroc », avais-je dit au ministre de la Communication qui m’avait invité en ce 16 octobre 2014 pour assister à une mascarade, appelée Journée National du cinéma marocain. J’aurai pu conclure mon intervention en disant à Sarim Fassi Fihri de dégager du CCM, car un prestataire de services restera toujours un coursier, un ramasseur d’argent facile.

Depuis sa nomination à la tête du CCM, le 14 août 2014, Sarim Fassi Fihri, puissant prestataire de services et riche propriétaire de studios de tournage et de matériel, technique et humain, pour les besoins des tournages de films étrangers dans notre pays, n’a fait que favoriser et choyer ses amis et ses proches, qu’ils soient prestataires de services comme lui, ou cinéastes étrangers, liés au Maroc par « l’odeur de la graisse sur la lame de la hache ». (ريحة الشحمة في الشاقور), comme le faisait impunément son prédécesseur, l’ex-prof de français, Nour-Eddine Saîl.
En cinq ans de direction du CCM, Sarim Fassi Fihri a réparti l’argent du fonds d’aide d’une manière grotesque, scandaleuse et surtout injuste. Ainsi en 2015,  Sarim Fassi Fihri facilita la somme de sept millions de dirhams, prélevés sur le fonds d’aide,  à son ami et complice dans le partage des tournages étrangers, l’ex-directeur du CCM, Souheil Benbarga. Deux ans plus tard, c’est autour de Kouder Bennani, ancien directeur du Centre Cinématographique Marocain, remplacé par Benbarga, de toucher trois millions de dirhams pour faire un documentaire sur l’artisanat marocain, qui a dû être aussi soutenu par le ministère de l’artisanat. C’est la loi de la jungle, la loi du plus fort et du plus puissant qui gère, domine et écrase les petits ; il faut abattre cette loi de  la jungle.
Durant ces cinq années à la tête du CCM, Sarim Fassi Fihri a porté un coup fatal aux cinéastes marocains qui vivent et ne travaillent que dans leur pays, le Maroc, dont ils sont fiers et fiers de leur nationalité marocaine. Durant ces cinq années à la tête du CCM, Sarim Fassi Fihri a favorisé l’obtention de l’argent du Fonds d’aide à la production du cinéma marocain, à des réalisateurs  d’origine marocaine, nés et travaillant à l’étranger. Le résultat est plus qu’accablant : Tous les films, dits marocains, ayant gagné Le grand Prix et plusieurs autres Prix importants,  aux cinq derniers festivals nationaux du film marocain, sont faits par des techniciens étrangers et réalisés par des réalisateurs d’origine marocaine, vivant et travaillant à l’étranger.  Avec un type comme Sarim Fassi Fihri, le film marocain et les cinéastes marocains continueront de subir mépris et indifférence. Quant à ces petits films, dits films marocains, qui sont en réalité des téléfilms, produits par des sociétés étrangères, grâce au Fonds d’aide marocain, Sarim Fassi Fihri, doit avoir honte de claironner et pérorer, comme le faisait, avant lui, son prédécesseur, Nour-Eddine Sail, que « Le cinéma marocain se porte bien et glane des prix partout dans les festivals Internationaux ». Quelle méprise ! Quelle ridicule et stupide propagande.

La réalité de la production cinématographique de films marocains, grâce au Fonds d’aide à la production du film marocain,  est devenue une arnaque, une escroquerie. La majorité des projets de films, bénéficiaires du Fonds d’aide, ne voient le jour que cinq à sept ans après avoir obtenu l’aide, alors que le règlement stipule que tout projet de film, ayant reçu l’aide du Centre Cinématographique Marocain, doit être réalisé dans les dix mois qui suivent l’obtention de l’aide. Attendre entre quatre et sept ans pour faire un film, et deux à trois ans pour que ce film rencontre le public, montre bel et bien l’échec d’une politique cinématographique, menée par un prestataire de services qui n’a absolument rien à voir avec la création cinématographique.
Aller au festival de Cannes pour dépenser deux millions de dirhams en l’espace de vingt jours, comme le faisait son prédécesseur, soit disant pour  promouvoir  le cinéma marocain, est un véritable leurre, doublé d’un gaspillage impardonnable.
Je défie l’actuel directeur du CCM, Sarim Fassi Fihri, comme je défie son prédécesseur, Noureddine Sail, de donner le nom d’un seul film marocain, un film marocain au vrai sens du mot, qui a été vendu à une seule télévision étrangère, ou à un seul distributeurs étranger.
Depuis le début du mois de janvier 2019, la salle du Septième Art, spécialisée dans la projection des films marocains, au prix de vingt dirhams l’entrée, est toujours fermée, privant les spectateurs aux revenus modestes, d’aller voir des films marocains, car ces spectateurs ne pourront payer soixante cinq dirhams pour aller au nouveau cinéma Colisée qui ne projette que des films américains. C’est vraiment une aubaine pour les milliardaires-propriétaires de ce cinéma, qui ont vu Sarim Fassi Fihri leur octroyer la somme de trois millions quatre cent mille dirhams pour la rénovation de leur vieux Colisée, fermé depuis plus d’un quart de siècle.
Il faut aimer son pays pour pouvoir aimer et défendre ses cinéastes créateurs et sa jeunesse créatrice, qui vivent et travaillent uniquement dans leur pays, le Maroc, un pays qui ne peut être exempt d’hommes et de femmes, compétents, pour le servir et le faire avancer. 
 
Sarim Fassi Fihri, dégage !

                                                                                             Rabat 9 juillet 2019
                                                                                             Signé Nabyl Lahlou
      

jeudi 25 avril 2019

L'ESCROC QUI VIENT DE CHICAGO


L’ESCROC QUI VIENT DE CHICAGO
L’escroc qui vient de Chicago s’appelle tout simplement  Hakim Bel Abbas. Son ami et son protecteur et bienfaiteur se nomme tout bonnement  Faissal Laaraichi. Chaque fois que l’escroc de Chicago a le mal de Bejjaad où il est né en 1961, son protecteur et bienfaiteur Faissal Laaraichi lui envoie un billet d’avion  Chicago / Bejjaad  /Chicago, l’invitant à réaliser un téléfilm  pour le compte de la SRNT, dont il est le président-directeur général, depuis sa nomination par  Sa Majesté le roi Mohammed VI,  le 18 novembre 1999, une date symbolique car elle est liée à  la déclaration de l’indépendance du Maroc. Cinq Aller-retour Chicago / Bejjaad / Chicago ont permis à Hakim Bel Abbas  d’amasser  plus de cinq millions de dirhams dont un bon million de dirhams sur le dos de l’auteur de Brahim Yach. Comment  l’escroc de Chicago a-t-il fait pour ramasser un million de dirhams  aux dépens du père de L’Âme qui brait ? Tout simplement en donnant à voir à son protecteur et bienfaiteur un grand numéro d’acteur interprété par le réalisateur d’Al-Kanfoudi. Quelques jours plus tard, Faissal Laaraichi me téléphona sur mon portable pour me dire : « J’adore ce que tu as fait devant la caméra de Hakim. C’est génial. Il faut en faire un téléfilm. Je fonce avec vous ». Etonné par un tel coup  de fil venant  du patron de SRNT qui n’a jamais daigné me recevoir, je répondis « Monsieur Laaraichi, cela fait plusieurs mois que j’attends une réponse de votre part à propos du projet  que je vous ai soumis  il y plus de six mois. ». « Fais le film avec Hakim. Ce sera génial. ». Ainsi Hakim Bel Abbas  présenta son projet de téléfilm à la SNRT, avec un dossier, dont la couverture de la chemise est occupée par mon portrait.  Quelques jours plus tard, il débarqua chez moi en me disant : « Le  Film ne pourra se faire qu’avec toi. Il n’y a que toi pour porter ce film. Personne ne pourra jouer le rôle en dehors de toi. J’ai obtenu un million de dirhams de la SRNT.  On  commence le tournage dans quelques jours  ». Très touché par sa sincère attitude et ses gentils mots, je lui ai donné mon accord. Mais Hakim Bel Abbas n’avait pas de scenario ; il n’avait que mon numéro d’acteur sous forme de sketch quand il m’avait filmé chez moi. « C’est impossible pour moi de pouvoir interpréter un rôle, de surcroit, le rôle principal, dans un film qui n’a ni scenario ni dialogues. ». « Tu improviseras comme tu avais fait chez toi.  Le scénario et les dialogues se feront  au fur et à mesure que je te filmerai ». J’ai cru, un instant, entendre parler Becha dans le labyrinthique et Magnifique film Komany quand elle dit  au personnage principal : « Le scénario, nous l’écrirons ensemble ». Moi, je n’écris que pour moi. « Désolé. Je ne peux pas travailler sans scenario et sans dialogues. ». « Si ce n’est pas toi qui joues le rôle, le film  ne se fera pas. Je te jure que je ne le ferai  jamais. Jamais il ne sera tourné, si ce n’est pas toi qui fais le rôle. ». Hakim Bel Abbas tourna son téléfilm, en silence, et repartit, silencieusement à Chicago où il vit depuis plus de vingt ans. Cette arnaque, dont le démiurge géniteur de Tabite or not Tabite  a été victime de la part du piètre faiseur de  téléfilms et de son protecteur et bienfaiteur, Faissal Laaraichi, me persuade, plus encore qu’en 2008, que les amoureux du droit et la justice, parmi eux, le génial créateur de Regarde le roi dans la lune, doivent continuer inlassablement à se battre contre les escrocs et à dénoncer les escroqueries pour qu’un jour  le droit et la justice puissent triompher et mettre à genoux  tous les  escrocs, dont Hakim Bel Abbas qui, rentré depuis une semaine de Chicago à Bejjaad, s’est rendu  à l’ISADAC pour demander aux élèves de cet Institut Supérieur d’Art Dramatique, sous prétexte de leur passer un casting, de lui raconter leurs vies ou de jouer devant lui pendant que sa  caméra les filme.  Voila une nouvelle escroquerie de l’escroc de Chicago qui, trouvant que les six millions quatre cent mille dirhams que le  Fonds d’aide à la production cinématographique marocaine lui a accordés, depuis l’arrivée à la tète du CCM de son ami Sarim Fassi Fihri, sont  plus enrichissants et enivrants que les millions  de dirhams de la SRNT, renia   et relégua aux oubliettes son  ami  et son bienfaiteur et protecteur Faissal Laaraichi, comme il le précise sordidement et vulgairement  dans cet email  bien digne d’un escroc, qu’il m’avait envoyé le 10 mais 2011:   Je voudrais t'éclaircir sur une chose: le seul ami que j'ai, et qui me soutiens depuis toujours est "ZEBBI LEOUAR" (i.e. MY ONE-EYED DICK)... Tu peux publier ceci ou l'envoyer à qui tu veux... »
Dans Les années de l’exil, mon très poétique et combien humaniste septième film que j’ai pu réaliser qu’en 2002, après dix longues années d’interdiction arbitraire de faire mon métier de créateur, les protagonistes du film, des montagnards berbères, chaleureux et généreux finissent par se révolter et tuer le commissaire despote qui n’a eu de cesse de les terroriser. Tous les cinéastes marocains, qui vivent et gagnent leur vie uniquement dans leur pays le Maroc, doivent se révolter contre le CCM, complice de tous les escrocs qui viennent de l’étranger pour s’emparer du Fonds d’aide pour les films marocains  
                                                        Rabat,  25 avril 2019
                                                        Nabyl Lahlou