mardi 13 avril 2021

كنت اظن انني ساكون...

كنت اظن انني ساكون...



صراحة، لم اكن ابدا أتوقع ان الصحفي واءل بورشاشن سيتبنى بسرعة البرق  فكرة بسيطة اقترحتها عليه عندما سألني، هاتفيا، عن  أحوال الطقوس المسرحية ببلادنا. فقد استطاع هذا الصحفي الوسيم الوجه ، اقناع زميله محمد  بلقاسم، معد برنامج  شؤون سياسية، بفكرتي البسيطة المتعلقة بفتح برنامج  شؤون سياسية في وجه المبدعين المغاربة. كنت اظن انني، و انا ادلي  بفكرتي البسيطة لوائل بورشاشن، ساكون اول مبدع مغربي  يستضيفه  برنامج  شؤون سياسية،المتعود فقط على الثرثرة مع السياسيين ، من أمناء و روساء الأحزاب السياسية المغربية. لكنني صدمت صدمة كبيرة وشعرت بخيبة كبيرة عندما شاهدت ، يوم امس ١١ ابريل، صاحب  شوون سياسية يدردش  مع موظف تابع لوزارة  الثقافة، يعمل كاستاذ بالمعهد العالي للفنون الدرامية، الذي  درس به  وتعلم فيه ثم تخرج منه ليعود اليه كاستاذ لمادة التمثيل.  فبماذا يمكن لهاذا الشخص، الذي شاخ في جلباب كرئيس للنقابة الوطنية للمسرحيين، ان يفيد المغاربة؟ نعم، صدمت صدمة كبيرة  لكوني أرى الرداءة مستمرة بكل وقاحة. اليكم الخرافة منذ بدايتها: بعد أسبوعين على نداءي المصور بالفيديو،                                                                                                          الذى ارسلته ، يوم ١٢ مارس المنفرط ، عبر الفيسبوك، الي السيد عبد الوافي لفتيت، وزير الداخلية ، اتصل بي ، هاتفيا ، السيد واءل بورشاشن، طالبا مني  رأيي حول استمرار اغلاق المسارح ببلادنا في عهد كورونا. فهمت من كلامه انه لم يطلع قط على نداءي الموجه الى السيد الى وزير الداخلية، والذي ارسلته له عبر الواتسب. وامام رغبته للحصول على أجوبة من شأنها ان  تفيده في كتابة عقاله لهسبريس، قلت له انني ساكون سعيدا جدا لاجيبه ، ثقافيا و فنيا و انسانيا و سياسيا و حتى  "تبركيكيا"، على جميع اسإلته اذا أراد ان يقوم باستجوابي. و في نفس السياق ، طلبت منه ان يقول لزميله محمد بلقاسم، الساهر على برنامج : شؤون سياسية  انني اريد ان أكون ضيفا في برنامجه ، مبررا طلبي هذا لكوني لست مرغوبا،  لا في تلفزة  فيصل العرائش، و لا عند سليم الشيخ. و في نهاية مكالمتنا الهاتفية، شجعت  السيد واءل بورشاشن ان يجتهد و يهيء برنامجا،  يقترحه على مديرهسبريس، برنامج ثقافي عالي المستوى، يبقى مفتوحا في وجه المثقفين و المثقفات و المبدعات و والمبدعين المغاربة.                                     


نبيل لحلو.

 الاثنين ١٢ ابريل ٢٠٢١




mardi 6 avril 2021

LA DIVA AU BENDIR D’OR

LA DIVA AU BENDIR D’OR 

Si elle avait vu le jour dans l’Amérique du nord, dont le premier amendement de la Constitution est un pare-choc contre toute atteinte à la liberté d’expression, dans tous ses états et ses domaines, Hajja Hamdaouiya aurait pu être une Dina Washington ou une Sarah Vaughan, deux immenses chanteuses de jazz, dont les voix divines, continuent de faire vibrer de bonheur et de plaisir tous les amoureux du jazz. Ne jasez pas. Si elle était née sous la bannière : Liberté Fraternité Égalité, Hajja Hamdaouiya aurait pu être une Piaf. Ne piaffez pas ! Si elle avait ouvert les yeux, sous le ciel bleu du Cap-Vert, Hajja Hamdaouiya aurait été sûrement une Cesária Évora, cette envoûtante chanteuse-conteuse, cette « diva aux pieds nus », dont la voix et les mélodies demeurent des enchantements qui traversent facilement toutes les frontières pour le plaisir de l’ouïe et de l’esprit. 
Née à Casablanca, « l’année du dahir berbère », que la Résidence générale promulgua en mai 1930 pour semer la division et la zizanie entre les Marocains arabes et les Marocains berbères, mais tous unis par l’islam, Hajja Hamdaouiya, qui devait sûrement s’endormir, bercée par les chants berbères qui glorifiaient le courage et la bravoure des guerriers et des résistants qui continuaient à se battre contre l’occupant français qui s’était emparé officiellement du pays en 1912, ne sera ni une Ella Fitzgerald, ni une Asmahane, ni une Maria Callas, mais une bonne chanteuse populaire qui connaîtra, durant sa très longue carrière l’aisance, la gloire et la pauvreté. Élégante, fine physiquement et ne manquant ni de charme ni d’aura, Hajja Hamdaouiya chantera dans les meilleurs boites de nuits des grands hôtels du Maroc. 
C’est ainsi qu’en 1970, à l’hôtel de la Tour Hassan à Rabat, j’ai eu le privilège de la voir et de l’écouter chanter. Elle était élégante dans son caftan simple et pur, se mouvant avec grâce et maniant son bendir gracieusement. Avec sa voix, douce et suave, elle chantait de belles chansons, dont les paroles, si simples, étaient de jolis poèmes. En 1970, Hajja Hamdaouiya qui avait déjà quarante ans, aurait pu rencontrer un grand compositeur, arabe ou européen, qui lui aurait fait découvrir une autre manière d’interpréter ALAITA. Imaginons Barbara Hendrix chanter ces mots magiques que Hajja Hamdaouiya chante dans une de ses chansons  : وانا بعدا حاضية البحر ليرحل « Et moi, je suis là, pour surveiller que la mer ne parte pas » 

Rabat, 6 avril 2021 
Nabyl Lahlou

lundi 22 mars 2021

Adieu père de Adieu mères

 Adieu père de Adieu mères 

Je garde de ma première rencontre avec Mohamed Ismail, l’image d’un homme chaleureux et serviable. C’était  un soir du mois de mai 1980. Alors que je me trouvais dans une salle de montage dans les locaux de l’ancienne RTM, en train de monter mon deuxième film : Le Gouverneur général de l’île de Chakerbakerben, la porte s’ouvrit et une voix appela Lahcen Khabbaz. J’allumai la lampe de la table de montage et vit Mohamed Ismail qui me dit « Désolé, monsieur Nabyl Lahlou. Je cherche Lahcen Khabbaz ». « Vous tombez bien, monsieur Mohamed Ismail. Aidez-moi, s’il vous plait, j’ai perdu le synchronisme des voix ». En deux secondes, il remet les pendules à l’heure et me montra comment faire en cas de récidive.

Mohamed Ismail nous quitte le samedi 20 mars 2021, proclamé nouveau premier jour du printemps. Ce n’est pas le Covid qui l’a terrassé, mais l’indifférence et le silence qu’il ne cessait de rencontrer face à ses nombreux appels et ses cris de détresses, liés aux difficultés  d’achever son dernier film, et au manque d’argent pour se faire soigner face à la maladie qui venait de le frapper. Avec son premier film Aouchtan, Mohamed Ismail annonçait la couleur, celle d’un cinéaste qui fera des films qui donnent à réfléchir et non à abrutir. Ce n’est donc pas le Covid qui a pris le dessus sur la santé de ce cinéaste, discret, généreux et passionné, mais la sale bureaucratie marocaine qui sévit dans les administrations marocaines dont le Centre Cinématographique Marocain, une administration qui n’a aucune raison majeure d’exister en continuant à dilapider l’argent des contribuables.

Mohamed Ismael, faut-il le rappeler à ceux qui l’ignorent, est le seul cinéaste marocain, dont le film, Adieu mères, a été projeté au Sénat français, dans le cadre de la quinzaine du judaïsme marocain, qui s’était tenue à Paris, en février 2008, sous le Haut patronage de Sa Majesté le roi Mohammed VI. Cette quinzaine du judaïsme a été l’œuvre de messieurs André zoulay et Serge Berdugo. Adieu mères a été également projeté au sénat belge. J’ignore si nos deux télévisions marocaines, Al Oula et 2M, ont, oui ou non, diffusé ce film qui parle de la symbiose qui a toujours existé entre les Marocains, qu’ils soient musulmans ou juifs, avant qu’un virus, appelé Le sionisme, ne se répande dans les coeurs et les esprits des Marocains juifs, les acculant à quitter leur pays, le Maroc, pour aller vivre sur « La Terre promise » qui n’est autre que la Palestine volée aux Palestiniens depuis 1948.

Maintenant que Mohamed Ismail est parti pour toujours, je me demande quelle pourrait être sa réaction s’il apprenait que, dans le cadre de la reprise des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël, qui ouvrent la voie à des retrouvailles entre Marocains musulmans, vivant au Maroc, et Marocains juifs, vivant en Israël, son film Adieu mères allait être projeté à la Knesset. Personnellement, je reste convaincu que Mohamed Ismail serait fier de savoir que la projection de son  film Adieu mères à la Knesset a mis mal à l’aise les ennemis de la paix, les députés israéliens sionistes qui refusent catégoriquement l’existence d’un État palestinien avec sa capitale Al-Qods. 
N’est- pas, monsieur Nathanyahou ?

Dimanche 21 mars 2021. 

Signé Nabyl Lahlou

jeudi 28 janvier 2021

REGARDE LE ROI DANS LA LUNE

À l’occasion de la reprise des relations diplomatiques entre le royaume du Maroc et l’Etat d’Israel, Nabyl Lahlou propose cet extrait de son dernier film REGARDE LE ROI DANS LA LUNE ou L’ANNÉE DES MILLE ET UNE LUNES (réalisé en 2011), qui raconte une histoire d’amour entre un marocain musulman et une marocaine juive. 

Le débat reste ouvert.






jeudi 24 décembre 2020

SAHARA BIEN QUI SAHARA LE DERNIER

 SAHARA BIEN QUI SAHARA LE DERNIER.

Pour la première fois dans leur histoire, les deux chaînes de télévision marocaines ont diffusé des images parlantes, montrant le roi Mohammed VI en train d’accueillir, au Palais Royal de Rabat, le représentant du président américain Donald Trump, à qui il a souhaité la bienvenue, et le représentant de la délégation israélienne, un juif marocain, donc un sujet de Sa majesté, qui, très heureux et très content de voir « son roi », exprime au monarque : santé et longue vie, en répétant, dans un parfait dialectal marocain :  

الله يبارك في عمر سيدي 

Sous le regard attentif du souverain, le représentant de l’Etat d’Israël, (un État qui a été bâti par la force des armes, avec la puissance des dollars et surtout grâce à l’usurpation de la terre palestinienne et l’exil de ses propriétaires), signe calmement des « Ittifakiate » assis derriere un bureau où trône pour la première fois le drapeau israélien, frappé de la légendaire Etoile de David. Les mêmes « Ittifakiates » sont également signées par le chef du gouvernement marocain, Saad Eddine Othmani, un fervent islamiste, converti à la laïcité par la magie et le goût du pouvoir politique. Si pour Henri IV, Paris valait bien une messe, pour le peuple marocain, la légitimité du Sahara marocain ne mérite pas d’être bradée, via un troc, un deal, الذل. Depuis que les premières cartouches furent tirées en 1957 pour libérer le Sahara marocain des colonialistes, français et espagnols, la lutte n’a jamai cessé. Et ce n’est pas 57 ans plus tard que ce Sahara pour lequel des milliers de vies ont été données, et des milliers de milliards de dirhams ont été engloutis, que le Maroc a besoin de l’aval de Donald Trump qui avalise notre souveraineté sur notre Sahara. Les fourberies, les tricheries et les Trumperies, relèveront du passé. 

Le 25 décembre 1975, soit 50 jours après le déclenchement de La Marche Verte, le cinéaste Med Hondo, (qu’il repose en paix), donna le premier tour de manivelle du tournage de : Nous aurons toute la mort pour dormir, un documentaire de presque deux heures et quart, sur « La lutte du peuple Sahraoui pour l’Indépendance de son pays, occupé par le Maroc et la Mauritanie ». Ayant vu le film, j’avais écrit à Med : ils ont tout le temps pour rejoindre leur patrie. Le dossier du Sahara, qui a toujours été la priorité des priorités pour le roi Hassan II, et, aujourd’hui, pour Mohammed VI, ne trouvera de solution définitive, c’est à dire humaine et humaniste pour le bien de tous, y compris l’Algérie, que lorsque les camps de Tindouf auront disparu à jamais car leurs habitants auront tous choisi de rejoindre la terre de leurs ancêtres.

Rabat, le 24 décembre 2020

Nabyl Lahlou

mercredi 16 décembre 2020

PARTIR TRANQUILLEMENT

PARTIR TRANQUILLEMENT

« J’ai vu la mort, indisciplinée et désorientée, frapper.

Celui qu’elle touche, meurt, et celui qu’elle rate,

Vit longtemps et se fait de vieux os ».

Comme dans ces vers de ce grand poète de la Jahiliya, Zouheir Ben Abi Salama, Nour-Eddine Saïl est mort, aujourd’hui, mercredi 16 décembre 2020, emporté, lâchement et tristement, par un de ces Coronavirus qui n’a pas voulu l’épargner afin de lui permettre de continuer à vivre et à travailler jusqu’à ce qu’une belle mort, une douce mort, naturelle et paisible, vienne le prendre dans ses bras, pour le bercer éternellement. S’interroger sur la vie, le sens de la vie, sur ses bienfaits et ses méfaits ainsi que sur le bonheur ou les malheurs qu’elle apporte à l’homme et cause à l’humanité, est le propre du penseur-philosophe qui se veut libre et ne peut être que libre et indépendant pour accoucher d’idées plus que lumineuses et révolutionnaires, dont l’humanité a besoin pour mettre fin aux crimes quotidiens du Coronavirus qui ne cesse d’assassiner les humains, depuis le mois de décembre de l’année dernière. 

Nour-Eddine Saïl s’en est allé trop tôt. Arraché subitement aux siens, à l’âge de 73 ans, il est allé rejoindre ses chers amis et proches, dont le peintre Mohamed Melehi, mort le mercredi 28 octobre dernier, à l’âge de 84 ans, emporté, lui aussi, par cet assassin, invisible, imprévisible et sournois, qu’est le Covid-19, ce fils de virus qui peut, du jour au lendemain m’avoir dans son collimateur et, sans crier garde, décider de m’abattre, à l’âge de 75 ans pour rejoindre Nour-Eddine Sail qui ne sera sûrement pas content de me voir à cause de tout ce que j’ai écrit sur sa gestion de la chose cinématographique et sur son exécrable politique de copinage cinématographique, allant jusqu’à le traiter d’assassin du cinema marocain. Pourtant, en me voyant débarquer dans l’autre monde, il m’accueille avec un sourire libéré, me serre dans ses bras et me dit, son regard ailleurs : "tu avais raison, Nabyl, quand tu me disais que j’aimais les courtisans et les lèches culs, dont plusieurs avaient pu faire leur premier film. Je me demande pourquoi je n’ai jamais cherché à te soutenir et te faciliter la tâche pour faire au moins le grand film de ta vie. D’ailleurs, je ne t’ai jamais vu me solliciter. Tu as toujours refusé." 

Si, si, tu m’as soutenu, Nour-Eddine, parce que je te l’avais demandé par lettre. Tu m’as permis d’achever le tournage de mon huitième film Tabite or not Tabite, en m’accordant la quatrième tranche de l’aide totale d’un million sept cent mille dirhams. Cependant, en dehors de ce sympathique geste qui a eu lieu en 2004, geste pour lequel je t’ai remercié dans le générique du film, les dix années de ton mandat à la tête du CCM ont été un véritable calvaire pour moi. Quand je t’avais rendu visite pour la première fois au CCM pour te féliciter en tant que nouveau directeur général du CCM, je t’avais dit ceci : "Sans justice, il n’y aura jamais de grands film marocains, ni de beaux, ni de grands." J’espère que tu t’en souviens. Malheureusement, pendant tes dix ans à la tête du CCM, tu n’avais fait que me mettre les bâtons dans les roues à cause des articles justes que j’écrivais pour dénoncer ta désastreuse politique cinématographique. Pendant ta décennie à la tête du CCM, tu n’avais fait que soutenir tes amis et tes proches, des cinéastes venant de France et de Navarre. Je te rappelle aussi que lorsque tu as été DG de 2M, tu avais refusé de soutenir la post-production de mon septième film Les Années de l'exil d’après Enquête au pays de Driss Chraibi, ce même Driss Chraibi que tu avais invité quand tu étais directeur des programmes à la RTM. Pendant cette période tu avais programmé et diffusé mes deux premiers films Al Kanfoudi et Le Gouverneur. Mais à cause de ton esprit libre tu as fini par être éjecté de ton poste et maltraité par l’ex-ministre de l’Intérieur et de l’Information, Driss Basri. Heureusement que tu avais trouvé en Serge Adda, le patron de Canal Horizon, un ami et un sauveur. 

"Là, je viens d’arriver. Je vais dormir. Cette mort atroce que m’a collée le Covid me fait encore mal. Je vais dormir. Bonne nuit, Nabyl."

Bonne nuit, Nour-Eddine. Tu peux dormir tranquille, car malgré ta mauvaise politique, tu resteras à mes yeux un homme honnête et intègre pour qui j’ai toujours eu de l’estime. À propos, si tu vois Mohamed Melehi, dis-lui bonsoir de ma part. Sa mort subite m’avait fait une vraie peine.

Mercredi 16 décembre 2020

Signé Nabyl Lahlou

lundi 5 octobre 2020

زوبعة في غراف مثقوب

"زوبعة في غراف مثقوب"
"Tempête dans un gobelet troué"






لقطات من فيلم القننفودي لنبيل لحلو
1978
Avec des extraits du film Al Kanfoudi de Nabyl Lahlou (1978) 






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